02 mars 2016

Grands théâtres privés : faire belle oeuvre

distribution

Je me rends compte en ce moment à quel point j'étais naïve lorsque j'ai ouvert ce blog.

Il y a cinq ans, je pensais que les pièces dans les grands théâtres étaient montées avec l'intention de faire belle œuvre, œuvre mémorable, mais je sais désormais que ce n'est pas la motivation première. Le souci des théâtres privés est le tiroir-caisse, quitte à déplaire et à se mettre à dos le public plus exigeant et pas mal de journalistes.

Les critiques de la dernière émission du Masque et la Plume, comme ceux de Télérama et du journal Les Echos, déplorent de ne pas avoir grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment, de devoir assister à des comédies à l'écriture flémarde.

En tant que membre du public, on peut faire l'impasse heureusement, ignorer ces représentations et ces comédies pas terribles (pourtant publiées par l'Avant-Scène), mais une pensée pour les pauvres critiques qui doivent se farcir tout ça soir après soir. On les plaindrait presque !


26 février 2016

Pourquoi les grandes salles du théâtre privé sont-elles aussi peu critiquées ?

dilemme

J'en reviens à mon message de tout à l'heure sur mon soulagement d'entendre enfin une journaliste de renom proclamer son ras-le-bol de voir tant de nullités comiques sur les grandes scènes privées parisiennes, et c'est là où je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec d'autres secteurs d'industrie. Lorsqu'un dirigeant d'une grande entreprise privée dans l'habillement ou l'alimentaire se trompe ou exagère, on en entend parler partout !

Pourquoi personne ne critique le théâtre de Paris quand il se permet de faire censurer les commentaires négatifs des spectateurs sur certains sites de billetterie (par exemple pour les pièces Momo de Sébastien Thiéry et L'envers du décor de Florian Zeller) ? Ce serait intéressant d'avoir l'avis des spectateurs.

Pourquoi les directeurs des théâtres privés n'ont-ils pas été critiqués l'année dernière quand on a découvert qu'ils étaient eux-mêmes à l'origine des nominations aux Molières, qu'ils s'étaient en fin de compte récompensés pour leurs efforts ?

Pourquoi personne ne s'offusque de les voir proclamer Grand succès de la saison sur leurs affiches lorsque ce n'est pas le cas ?

Je sais que diriger un théâtre privé n'est pas simple, mais parfois se faire critiquer a du bon. N'est-ce pas ce que les directeurs de théâtre diraient aux auteurs s'ils prenaient le temps de lire leurs textes ?

Again, very, very strange...

Enfin !!!!!!

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Ravie de voir que Fabienne Pascaud de Télérama s'énerve en voyant ce qui se passe en matière de comédies sur les scènes parisiennes (pour l'article, c'est ici).

Croisons donc les doigts pour que son ras-le-bol soit entendu.

26 novembre 2015

Théâtres privés : affiches fantaisistes

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J'aime bien la fantaisie, mais quand je vois certains théâtres privés proclamer sur leurs affiches "Succès de l'année !" alors que la pièce ne semble pas avoir été bien accueillie, je me dis qu'il faut oser.

Je reviens à mon problème de la publicité mensongère de l'autre jour. Pour n'importe quel autre produit, il y aurait des enquêtes essayant de justifier ce qui est avancé. Au théâtre, non, on a le droit de gonfler les choses pour faire venir le client.

Je ne trouve pas cette situation normale.

08 novembre 2015

Théâtres privés : pourquoi si peu d'ouverture ?

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Je n'arrive pas à piger, c'est même la dernière chose à laquelle je m'attendais en ouvrant ce blog.

Je le répète pour la dernière fois, théâtre = ouverture en ce qui me concerne, ouverture d'esprit, ce qui fait que l'on vient s'asseoir et se laisser séduire par d'autres univers, et si les spectateurs font preuve d'énormément d'ouverture en se déplaçant un peu partout pour voir ce qui se joue, ils doivent s'imaginer que les directions des théâtres qu'ils fréquentent en font autant en ratissant très large pour se mettre au courant de tous les textes qui circulent, mais euh, gros hic !

Je n'arrive pas à me réconcilier avec cette attitude de cloisonnement qui, pour moi, va à l'encontre de l'idée du théâtre, qui est le dialogue, l'ouverture. Je parle surtout des théâtres privés qui n'ont aucun exigence de répertoire et qui doivent (devraient) avoir déjà compris que ce n'est pas parce que quelqu'un est connu qu'il a quelque chose à dire ou qu'il écrit bien.

Est-on au bon poste si on ne s'intéresse pas à ceux qui écrivent aujourd'hui, même qui débutent ? Je sais qu'ils n'ont aucune autre responsabilité que de rentabiliser leurs établissements, mais tout de même, ne doit-on pas être aussi curieux, passionné par l'écriture dramatique pour être un bon directeur de théâtre ? A quoi ça rime de laisser des mails du genre êtes-vous à la recherche de pièces comiques sans réponse ? Cette indifférence, voire impolitesse, ne risque-t-elle pas à la longue de décourager les Français à écrire pour la scène ?

Amazon vs théâtres privés parisiens

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Si on faisait une comparaison entre l'accueil réservé aux auteurs inconnus par Amazon et celui que l'on a quand on contacte des théâtres privés parisiens, ce ne serait pas très joli pour ces derniers.

En revanche, grand bravo à Amazon, ils ne laissent personne dans le brouillard, ils répondent à chaque question qu'on leur pose.

Un modèle de communication à reprendre par beaucoup.

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24 septembre 2015

Théâtres privés parisiens : carte blanche ?

dilemme

En voyant les critiques de spectacteurs se plaignant de la fin banale d'une pièce, d'un manque de rebondissements flagrant d'une autre, ou d'une idée pas assez travaillée ou aboutie, je me demande s'il y a un travail fait en amont avec les auteurs dans les théâtres privés ou si on donne simplement carte blanche aux auteurs qui sont connus. Quelqu'un à la direction s'investit-il vraiment dans le texte ou le parti pris est de faire appel à des acteurs populaires pour masquer toute défaillance ?

Dans l'édition, quand un texte est retenu, l'éditeur donne son avis et redemande à l'auteur de travailler tel ou tel point pour l'améliorer. Les éditeurs lisent beaucoup et savent ce qu'ils veulent. Il y a discussion, collaboration (les bons éditeurs, j'entends).

Au théâtre parfois, on se demande s'il y a quelqu'un au volant. Je sais que tous les goûts sont dans la nature mais quand même, quand une fin tombe à plat et que les spectacteurs qui ne sont pas des pros le remarquent tous, pourquoi pas les gens responsables du montage de la pièce ?

Il y a eu pas mal de bourdes récemment. La dernière comédie de Josiane Balasko n'a pas eu l'air très au point ou très marrante, le retour d'Adjani sur scène a pris des allures de catastrophe du fait d'un texte qui avait l'air problématique. Une pièce que j'ai lue (pas vue) qui est passée au théâtre Montparnasse l'année dernière, je crois, Un temps de chien avec Valérie Lemercier, aurait pu être beaucoup mieux. Pourquoi personne n'a demandé à l'auteure Brigitte Buc de creuser un peu, rendre cette pièce au thème original moins à la surface des choses ?  

Bon, je vais arrêter de me poser des questions sur le théâtre privé, car je ne comprends absolument pas leur manière de fonctionner.

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06 août 2015

Théâtres privés : pourquoi regarder autant à l'étranger ?

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J'aime bien l'ouverture, mais je trouve que certains spectacles écrits par des dramaturges étrangers ne s'adaptent pas bien aux scènes parisiennes.

Deux spectacles d'auteurs américains, Les cartes du pouvoir (du scénariste Beau Willimon) et Des gens bien (de David Lindsay-Abaire), ont été montées au théâtre Hébertot il n'y a pas longtemps et j'ai trouvé ce choix très curieux car ayant lu Les cartes du pouvoir, c'est difficile de voir comment cette histoire de campagne présidentielle américaine peut intéresser un public français.

Le texte m'a paru trop spécifique et pourtant je vis au Royaume-Uni où on parle beaucoup des Etats-Unis et où l'on suit leurs élections présidentielles presque au jour le jour.

Je n'ai pas lu Des gens bien de David Lindsay-Abaire, car je n'ai pas aimé son autre pièce, Rabbit Hole (lue en anglais et qui a reçu le prix Pulitzer 2007, voir ici). Son style est trop naturaliste, trop quotidien pour moi, et je me suis interrogée sur la justesse d'un tel choix ( et j'ai eu raison si j'ai bien compris, la pièce ne semblant pas avoir trouvé son public).

Loin de moi l'envie d'encourager un  "protectionnisme dramaturgique", mais quand je vois qu'il y a des auteurs français contemporains qui sont régulièrement publiés et jamais joués dans les grandes salles, je trouve ça un peu étrange...

17 décembre 2013

Théâtres privés : quel beau pilier !

pilierJe n'en reviens pas du nombre de gens qui se plaignent de payer 50 euros pour aller voir un spectacle dans un grand théâtre, genre théâtre de Paris, Antoine ou Edouard VII, et de se retrouver toute la soirée derrière un pilier qui les empêche de voir la pièce.

Hello? La visibilité est importante lorsqu'on va voir un spectacle. Si on ne voit rien assis à certaines places, pourquoi ne pas les condamner, histoire de ne pas dégoûter les gens d'aller au théâtre ?

Surtout si l'établissement n'affiche pas complet. Presque une évidence, il me semble.

Posté par latetearire à 06:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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