18 mars 2016

"Je t'ai laissé un mot sur le frigo", adaptation théâtrale

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Bonjour la flemme !

Voilà ce que j'ai envie de dire en voyant l'adaptation théâtrale du roman d'Alice Kuipers Je t'ai laissé un mot sur le frigo à l'affiche en ce moment au théâtre de Paris.

L'adaptation consiste à mettre deux actrices devant un pupitre et leur texte. Aucune scène jouée pour le public, aucune interaction entre les deux actrices, non, elles lisent leurs papiers. 

Mmm, que doit-on comprendre de ce genre de "spectacles" ? Que le rôle du théâtre est désormais d'aider à faire découvrir des histoires romanesques, et ce, de la manière la plus statique qui soit, car même bouger sur une scène en ces temps difficiles coûte trop cher ? Que les gens ne savent plus lire un roman ou tourner les pages d'un bouquin tout seuls ?

Et c'est ça l'évolution du théâtre privé ? Eh ben, voilà quelque chose qui n'est pas gai.


26 février 2016

Pourquoi les grandes salles du théâtre privé sont-elles aussi peu critiquées ?

dilemme

J'en reviens à mon message de tout à l'heure sur mon soulagement d'entendre enfin une journaliste de renom proclamer son ras-le-bol de voir tant de nullités comiques sur les grandes scènes privées parisiennes, et c'est là où je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec d'autres secteurs d'industrie. Lorsqu'un dirigeant d'une grande entreprise privée dans l'habillement ou l'alimentaire se trompe ou exagère, on en entend parler partout !

Pourquoi personne ne critique le théâtre de Paris quand il se permet de faire censurer les commentaires négatifs des spectateurs sur certains sites de billetterie (par exemple pour les pièces Momo de Sébastien Thiéry et L'envers du décor de Florian Zeller) ? Ce serait intéressant d'avoir l'avis des spectateurs.

Pourquoi les directeurs des théâtres privés n'ont-ils pas été critiqués l'année dernière quand on a découvert qu'ils étaient eux-mêmes à l'origine des nominations aux Molières, qu'ils s'étaient en fin de compte récompensés pour leurs efforts ?

Pourquoi personne ne s'offusque de les voir proclamer Grand succès de la saison sur leurs affiches lorsque ce n'est pas le cas ?

Je sais que diriger un théâtre privé n'est pas simple, mais parfois se faire critiquer a du bon. N'est-ce pas ce que les directeurs de théâtre diraient aux auteurs s'ils prenaient le temps de lire leurs textes ?

Again, very, very strange...

02 février 2016

Théâtre privé : rebelote !

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Une grande salle parisienne vient encore une fois de faire disparaître les critiques défavorables d'une de ses pièces sur le site BilletRéduc.

La pièce vient à peine de commencer, mais la presse est déjà unanime, ce n'est pas bon, un gros raté. Vont-ils donc aussi tenter de museler la presse ?

Petite suggestion : pourquoi ne pas assumer ses choix au lieu de brouiller les pistes ou alors produire de meilleurs spectacles à l'avenir pour éviter ce déluge de mauvaises critiques ?

Cela me semble plus honnête, mais bon, qu'est-ce que j'y connais ?

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06 décembre 2015

Commandes

Annoyed

Les directeurs du théâtre privé commandent régulièrement des pièces aux dramaturges en vogue : Les réprésailles, à Eric Assous à l'affiche en ce moment, L'envers du décor, à Florian Zeller pour 2016, etc.

Cela existe aussi dans le roman, mais sur le lot de romans qui sortent, ces commandes passent un peu inaperçues, on a droit à plein d'autres textes écrits par envie, de manière spontanée, qui ne répondent pas à un contrat passé.

Le problème au théâtre, c'est qu'il y a peu de pièces montées par an, donc ces commandes grignotent une bonne partie des saisons. 

Dommage, car je pense que l'écriture spontanée sera toujours plus intéressante que l'écriture alimentaire. Peut-être pour ça que récemment les sujets sur scène ne brillent pas par leur originalité...

08 novembre 2015

Théâtres privés : pourquoi si peu d'ouverture ?

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Je n'arrive pas à piger, c'est même la dernière chose à laquelle je m'attendais en ouvrant ce blog.

Je le répète pour la dernière fois, théâtre = ouverture en ce qui me concerne, ouverture d'esprit, ce qui fait que l'on vient s'asseoir et se laisser séduire par d'autres univers, et si les spectateurs font preuve d'énormément d'ouverture en se déplaçant un peu partout pour voir ce qui se joue, ils doivent s'imaginer que les directions des théâtres qu'ils fréquentent en font autant en ratissant très large pour se mettre au courant de tous les textes qui circulent, mais euh, gros hic !

Je n'arrive pas à me réconcilier avec cette attitude de cloisonnement qui, pour moi, va à l'encontre de l'idée du théâtre, qui est le dialogue, l'ouverture. Je parle surtout des théâtres privés qui n'ont aucun exigence de répertoire et qui doivent (devraient) avoir déjà compris que ce n'est pas parce que quelqu'un est connu qu'il a quelque chose à dire ou qu'il écrit bien.

Est-on au bon poste si on ne s'intéresse pas à ceux qui écrivent aujourd'hui, même qui débutent ? Je sais qu'ils n'ont aucune autre responsabilité que de rentabiliser leurs établissements, mais tout de même, ne doit-on pas être aussi curieux, passionné par l'écriture dramatique pour être un bon directeur de théâtre ? A quoi ça rime de laisser des mails du genre êtes-vous à la recherche de pièces comiques sans réponse ? Cette indifférence, voire impolitesse, ne risque-t-elle pas à la longue de décourager les Français à écrire pour la scène ?

19 septembre 2015

Théâtres privés : hommes d'affaires

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Il y a de plus en plus d'hommes d'affaires importants à la tête de certains théâtres privés parisiens. Eh bien, j'aimerais bien être une petite souris lors de leurs réunions diverses pour savoir comment ils pensent, connaître leur stratégie, comment ils appliquent un regard de commercial sur le théâtre.

Et c'est là que l'optimiste en moi dit que les choses risquent de changer un jour quant au (manque de) dialogue avec les non-pistonnés qui écrivent. Car un directeur de théâtre est en fin de compte comme un vendeur de fruits sur le marché, celui qui veut réussir doit entretenir des bons liens avec tous ceux qui en produisent.

J'ai beau chercher, je ne vois pas comment un esprit tourné vers le profit et le business peut penser qu'une bonne communication avec tout le monde n'est pas à la base de tout.

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27 août 2015

Comités de lecture

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Il y a des théâtres privés parisiens qui ont désormais un comité de lecture. Y voit-on des pièces de nouveaux auteurs ?

Non.

Donc attention aux idées qu'on fait circuler et qui pourraient être récupérées par ces établissements.

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14 février 2014

Qui encourage l'écriture dramatique ?

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Quand on est à la tête d'une entreprise, on fait ce qu'on veut, et les directeurs des théâtres privés n'ont pas un mandat venant du gouvernement les forçant à lire toutes les pièces de théâtre qui s'écrivent.

Le public pense que ce qu'ils présentent dans leurs établissements est le mieux de ce qui s'écrit, mais en fait c'est surtout le mieux de ce qui s'écrit parmi leurs copains dramaturges. C'est leur droit d'agir ainsi, de se concentrer sur le travail des gens qu'ils connaissent.

L'objectif du théâtre privé est de gagner de l'argent, pas d'encourager l'écriture dramatique. Ce n'est pas non plus la vocation du théâtre public, qui reçoit des subventions pour mettre à l'honneur les textes du répertoire, d'où ma question :

Qui encourage l'écriture dramatique en France ?

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