26 février 2016

Enfin !!!!!!

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Ravie de voir que Fabienne Pascaud de Télérama s'énerve en voyant ce qui se passe en matière de comédies sur les scènes parisiennes (pour l'article, c'est ici).

Croisons donc les doigts pour que son ras-le-bol soit entendu.


11 février 2016

Théâtres privés : mépris ou incompréhension ?

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Si je m'intéresse de moins en moins à l'écriture théâtrale, je regarde encore les critiques des spectateurs sur les sites de vente de billets et sur le site Au balcon.

Quelqu'un sur ce dernier vient de reprocher au théâtre de Paris de ne plus présenter des spectacles de qualité dans sa grande salle, de ne monter que des spectacles aboutis dans la petite et d'ainsi mépriser une grande partie de son public.

Je suis d'accord que c'est la responsabilité des directeurs de théâtre de s'inquiéter de la qualité de ce qu'ils font et qu'on assiste de plus en plus à des spectacles comiques médiocres dans les grandes salles soi-disant réputées (voir le très bon article sur le sujet sur le site Au balcon, intitulé Succès financier, triomphes de banalité, ici). 

Pourquoi le niveau baisse tant en matière de comédies ?

Je pense que les pièces d'Alil Vardar y sont pour quelque chose. Il prouve en effet depuis plus de dix ans maintenant que des pièces sans intérêt telles que Le clan des divorcées peuvent attirer les gens en masse, ce qui fait que les directeurs de théâtre doivent se demander si c'est la peine de se fouler davantage.

C'est donc à la fois du mépris pour les spectateurs qui souhaiteraient voir des trucs mieux, mais aussi une certaine incompréhension par rapport au succès aberrant de certains spectacles. Voilà comment j'explique le manque d'ambition théâtrale dans certaines grandes salles. Ils regardent ce qui marche et font pareil. Avant, on pensait que seules les comédies bien troussées pouvaient rapporter de l'argent. Plus maintenant, les pièces d'Alil Vardar ont démontré qu'on peut encaisser un maximum de fric en faisant n'importe quoi. 

Certes, c'est un peu embêtant de voir les directeurs de théâtre baisser autant les bras en matière de comédies, surtout que lorsqu'ils montent des textes plus sérieux, leurs choix peuvent être aussi boudés par les spectateurs. Pas évident de satisfaire les gens !

Malgré tout, je continue à penser qu'en ce qui concerne la comédie, c'est possible de rallier les deux publics (les moins exigeants comme les plus ambitieux), mais comme un bon texte comique prend du temps à écrire, demande un investissement financier, peut-être que les directeurs du privé trouvent que ça ne vaut plus le coup de le faire et qu'ils préfèrent briser leurs tirelires pour les drames ? Who knows? Il faudrait pouvoir les interroger pour qu'ils s'expliquent.

Il y a aussi le problème du copinage qui fait descendre le niveau un peu partout avec les premières pièces "des épouses de..." qui ne devraient jamais voir le jour dans de grands établissements. Il y a aussi le problème de certains auteurs qui se croient drôles et ne le sont pas du tout ou qui sont essoufflés et n'ont rien d'original à dire. Là, c'est la faute des campagnes de marketing qui peuvent créer le buzz à partir de n'importe quoi.

Bref, je suis contente de voir que le site Au balcon déplore aussi cet appauvrissement du genre comique.

03 novembre 2015

La comédie (2)

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Pour revenir à mon message d'hier et au fait que tout le monde s'accorde à dire que le travail d'écriture d'une comédie est difficile, plus difficile qu'un drame, mais comme on parle de rire, de s'amuser, quelque part un petit dérapage se fait assez vite, j'ai l'impression.

Comme on a la chance de baigner dans un "produit " qui s'appelle la rigolade, on en conclut malgré tout que tout n'est pas aussi difficile que ça et on se contredit aussi vite. On aurait presque de la chance de travailler dans la légèreté, donc si quelque part il y a beaucoup moins d'opportunités que pour le drame, aucune comédie qui se voit descerner le prix du festival de Cannes ou un Oscar, eh ben ce n'est pas trop grave, on a déjà beaucoup de chance, non ?

Ecrire une comédie est plus difficile qu'un drame, on l'admet dans l'abstrait, mais dans la pratique, rien n'est fait vraiment pour l'honorer. Encore une fois, dans tout autre domaine, ce serait le contraire, ce ne serait pas que des paroles en l'air. Vraiment étrange.

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02 novembre 2015

La comédie

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Je viens d'entendre un romancier connu parler à la télé et ce qu'il disait est intéressant.

Il disait que le genre comique est le plus difficile à réussir, ce qui explique que les scénaristes de comédies en fin de carrière n'arrivent plus trop à en écrire de bonnes, car le travail qu'elles nécéssitent est tel que l'énergie n'est plus là. 

Un auteur de drames s'en sortira toujours bien, mais celui qui choisit d'écrire des comédies doit assumer un tel boulot qu'au bout d'un certain temps, il s'essouffle, les ressorts comiques ne sont plus aussi imaginatifs, bref qu'écrire une comédie est tellement difficile que le travail épuise, use au fil des ans. Je crois que c'est assez juste.

Donc, ce que je ne comprends pas encore une fois, et désolée de radoter, c'est que tout le monde s'accorde à dire que la comédie est le genre le plus difficile à écrire, et pourtant on ne fait pas grand-chose pour montrer à quel point on la prend au sérieux. Quand quelque chose est difficile généralement, il y a des structures qui se montent en parallèle pour aiguiller les pauvres tondus qui s'y collent, mais non, pas pour la comédie, on regarde ailleurs. Situation qui n'a aucun sens donc.

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29 octobre 2015

Vouloir tuer quelqu'un, est-ce vraiment drôle ?

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Je viens de regarder un extrait de la pièce "Conseil de famille" jouée en ce moment au théâtre de la Renaissance à Paris. Tout ce qu'on entend dans l'extrait, c'est : je vais la buter, oh non je vais la buter. Deux enfants parlent ainsi de leur mère. Ils en ont assez d'elle et se demandent s'ils ne devraient pas précipiter son départ dans l'au-delà. Est-ce que ça me fait sourire ? Euh, non, pas vraiment. Mais c'est vrai qu'il ne s'agit que d'un extrait, c'est difficile de juger.

Il y a eu la pièce "La soupière" de Robert Lamoureux sur le même thème si je me souviens bien, l'histoire d'un père de famille qui flirtait avec l'idée de tuer sa tante pour hériter de sa fortune, et ça marchait pas trop mal, mais a priori, ça ne crie quand même pas sujet de comédie.

Tant qu'à faire, je préfère aller plus loin, comme dans la pièce "Rope" dont je parle quelque part sur ce blog (adaptée au cinéma par Alfred Hitchcock) où un meurtre est commis pour le plaisir et un petit cocktail organisé près du corps. Horrible, glacial, mais ça, ça fait un bon sujet de pièce.

Parce que choisir de faire une comédie sur une envie de meurtre est risqué à mon avis. On rit jaune d'emblée, ce qui n'est pas un problème, mais au moindre faux pas du dramaturge, hop, on ne rit plus du tout.

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27 septembre 2015

Un lieu joyeux

laughing_smilie

Je ne sais pas pourquoi j'ai une conception aussi gaie du théâtre.

Je ne suis pourtant pas allergique aux sujets profonds, mais je crois que je préfère être sérieuse toute seule devant un bouquin et être entourée pour rire.

Le théâtre est pour moi un lieu de rassemblement au service de la bonne humeur. Je ne dis pas au service de la débilité comme on peut parfois se demander, mais je trouve qu'il n'y a rien de plus chouette que d'entendre des centaines de personnes rigoler ensemble.

Rire toute seule devant un roman comique n'est pas pareil, pas aussi sympa qu'avec d'autres dans une salle de théâtre. 

Cette conception des choses est ancrée en moi, rien à faire.

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26 novembre 2010

"Un petit jeu sans conséquence" (3H, 2F)

59349723_p_1_Un petit jeu sans conséquence, de Jean Dell et Gérald Sibleyras, une pièce en trois actes publiée par l'Avant-Scène (numéro 1119).

Je n'ai jamais vu cette pièce, mais je l'ai lue et j'ai bien aimé.

C'est l'histoire d'un couple qui prétend se séparer comme ça, sur un coup de tête, et est plutôt surpris de la réaction des gens et des conséquences sur leur petit jeu.

Très chouette.

En revanche, j'ai acheté la pièce Comédie romantique de Gérald Sibleyras et je n'ai pas trouvé ça très intéressant.

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24 novembre 2010

"La proposition"

clip_filmLa proposition d'Anne Fletcher.

Une comédie, vraiment ? Je n'ai pas rigolé une fois.

J'ai vu ce film à Paris il y a deux ans et ai essayé de le regarder à nouveau l'autre jour à la télé pour voir si j'avais eu tort de le trouver aussi nul. J'ai lâché assez vite.

C'est étrange, car j'aime généralement bien les films que choisit Sandra Bullock, du style Speed ou L'amour à tout prix, mais alors là, j'ai été tellement déçue que j'ai téléchargé le scénario (en anglais) pour voir si le texte était un peu meilleur. Réponse ? Non.

Trop de clichés, manque de feeling entre les deux personnages principaux, et bonjour les lourdeurs...

La scène où ils se retrouvent tout nus par exemple, par accident !!! Qui se déshabille sur un balcon et tombe sur une fille qui se trouve là, aussi toute nue, car elle a eu peur d'un chien et a été distraite dans sa recherche d'une serviette éponge (si je me souviens bien) ?

Depuis ce film d'ailleurs, j'ai tendance à télécharger (en anglais) les films des comédies romantiques américaines qui sortent pour éviter de m'ennuyer en salle.

J'ai ainsi lu Valentine's Day, Donne-moi ta main, Four Christmases, Marley et moi, Away we go... aucun scénario qui m'a fait quitter mon salon, je dois dire.

Même quand on aime rire, ce n'est pas tous les jours qu'on s'amuse...

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21 novembre 2010

La tête à pleurer...

sad_faceEh oui, j'ouvrirai un de ces jours une rubrique intitulée La tête à pleurer...

Je m'explique : il faut que je me mette à écrire des drames, car il me semble qu'il n'y ait que les récits dramatiques qui marchent ou soient considérés dans les concours d'écriture dramatique.

Je souhaiterais participer au concours des Journées de Lyon des auteurs de théâtre, mais lorsque je vois les gagnants des années précédentes, on ne peut pas dire que je sois pliée en deux !

Enfin bref, je m'y mets tout de même.

Pour être honnête, cela fait plus d'un an que je m'y colle.

J'essaie d'écrire une pièce sur les répercussions d'un accident de la route sur une famille, mais j'avoue avoir du mal à passer du temps chez moi à m'auto-déprimer.

J'aime bien voir une pièce dramatique de temps en temps, si c'est une pièce forte, intelligente, originale, mais je ne vais généralement voir un drame que si je ne trouve pas de comédie qui me tente.

Pourquoi on se précipiterait tous dans une salle, paierait 40 euros ou plus pour en sortir le moral à zéro ? La vie est suffisamment difficile comme ça sans en rajouter, non ?

Mais bon, indépendamment de mes réserves sur le sujet, je me force à écrire cette pièce dramatique.

Cela m'est difficile, je le répète, car ma pièce est hyper déprimante et je trouve que c'est pathétique de me retrouver le week-end à deux doigts des larmes devant mon ordinateur.

Mais je la finirai, alors attention, préparez vos mouchoirs !

 

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11 novembre 2010

"La facture" (4H, 3F)

La facture de Françoise Dorin

DSC01596J’ai découvert cette pièce grâce à l’émission de Pierre Sabbagh « Au théâtre ce soir » que je voyais régulièrement lorsque j’étais petite.

Je dois dire que c’est en grande partie grâce à cette émission que je me suis orientée vers le théâtre.

Chaque semaine, les comédies jouées étaient les plus marrantes les unes que les autres et le plaisir et la bonne humeur qu’on ressentait après de tels  spectacles sont restés avec moi jusqu’à ce jour.

La facture m’a trottée dans la tête pendant longtemps. Cette idée qu’il y aurait une facture à payer un jour si on était trop heureux pendant trop longtemps m’a bien amusée, mais aussi perturbée, je dois dire.

L’actrice Jacqueline Maillan est pour beaucoup dans le succès et le souvenir que j’ai de cette pièce. Il y a peu d’actrices qui me font rire mais elle, elle y arrivait à chaque fois.

Le texte a été publié par l’Avant-Scène le 15 décembre 1968 (no 416)

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