22 janvier 2016

Sacha Guitry, signature

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Quelle bonne surprise !

A la fin du recueil dont je parlais tout à l'heure, voilà que je trouve une signature de Sacha Guitry...

FIN
Ça, jamais, on peut lire de la main de Sacha Guitry...

Je ne sais pas si la personne qui m'a vendu l'exemplaire s'en est rendu compte, mais je ne me plains pas ! 

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30 décembre 2015

23 pièces en un acte, Sacha Guitry (2)

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Pour compléter mon message précédent, voici les intrigues des 13 dernières pièces :

Villa à vendre : une visite d'une maison à vendre par un couple pas passionné et par une femme qui veut l'acheter sur-le-champ.

Le voyage de Tchong-Li : pas sûre d'avoir compris le sens de cette pièce. On y parle d'un homme qui part dans un village, notamment pour y chercher un cadeau pour sa femme. Beaucoup de décor pour une pièce si courte.

Le renard et la grenouille : sur une femme un peu trop intéressée par l'argent de son homme.

L'école des philosophes : un dialogue entre Diderot et sa dernière conquête amoureuse qui a 20 ans de moins que lui.

Le mot de Cambronne : texte en vers sur un mot malheureux que Cambronne aurait dit. Courte pièce très sympa.

Dieu sauve le roi : entretien entre Louis XVI et Mme de Maintenon.

Une lettre bien tapée : interaction entre un homme et une dactylo venue taper un courrier.

Une paire de gifles : un homme donne une gifle à une femme, mais quand le mari de celle-ci débarque, il fait semblant que c'est lui qui l'a reçue. Texte assez marrant. 

Fausse alerte : une fausse alerte d'un obus fait délier les langues entre voisins.

L'école du mensonge : un dramaturge est contacté par deux comédiennes pour jouer dans sa nouvelle pièce.

Courteline au travail : Courteline commence à écrire une pièce dans un  bar. Pièce très courte.

Je sais que tu es dans la salle : monologue féminin sur une chanteuse qui vient de mettre fin à une relation. Texte très court.

Madame Bergeret : Madame Bergeret s'en prend à son époux.

Ces pièces en un acte sont très chouettes, une mine pour les acteurs à la recherche de textes à jouer.

23 pièces en un acte, Sacha Guitry (1)

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Il y a 23 pièces courtes dans ce pavé publié chez Omnnibus. Voici un petit résumé des intrigues des dix premières :

Le KWTZ : un homme et sa maîtresse s'apprêtent à se donner la mort lorsque le mari de celle-ci découvre leur relation.

Le cocu qui faillit tout gâter : un dialogue en vers assez amusant entre un mari, sa femme et son amant. L'amant trouve bien agréable que le mari, qui accepte leur relation, donne du piquant aux échanges clandestins qu'il a avec son épouse... jusqu'au moment où il réalise que le mari en fait n'est pas au courant. Sympa.

Deux couverts : un mari pris entre sa maîtresse et son fils qu'il attend pour voir s'il a réussi son baccalauréat.

Un type dans le genre de Napoléon : un type revient voir une femme avec laquelle il a eu une relation pendant trois ans. Ils se sont séparés depuis un bout de temps et comme ce type est du genre de Napoléon, qu'il aime que tout soit clair et précis, il vient lui demander si elle a bien eu une liaison avec Untel derrière son dos. Texte court assez marrant.

Chez la reine Isabeau : Nous sommes dans un château, dans la chambre de la reine Isabeau. Le conservateur du château a l'idée de passer la nuit avec sa belle dans le lit de la reine. Manque de bol, un gardien vient contrarier ses plans...

Un soir quand on est seul : un type s'enferme dans une pièce de son logis. Il devrait à la place aller dire bonsoir à son épouse et quatre femmes viennent l'asticoter : sa Conscience, sa Fantaisie, sa Mémoire et sa Volonté. Pièce en vers libres.

Chez Jean de La Fontaine : Jean de la Fontaine réagit à la mort de Molière.

On passe dans huit jours : un auteur n'apprécie pas le jeu d'une des actrices de sa pièce.

Un homme d'hier et une femme d'aujourd'hui : une maîtresse reproche à son amant, qui est beaucoup plus âgé qu'elle, de ne pas évoluer avec son temps.

Chagrin d'amour : une actrice en plein chagrin d'amour.

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23 août 2015

"Mon père avait raison", Sacha Guitry

DSC02580Mon père avait raison est la treizième pièce présentée dans ce recueil.

J'ai bien aimé. On parle rarement de l'éducation qu'on donne à ses enfants au théâtre, de la manière dont nos propres expériences façonnent notre façon de voir, philosophie de vie qu'on transmet souvent à notre insu à la génération suivante.

C'est une pièce sur une blessure d'un homme, Charles, qui a été quitté par son épouse alors que leur fils, Maurice était encore petit et qui n'a pas cessé de mettre celui-ci en garde contre le danger féminin.

Les années passent et quand Maurice rencontre Loulou, Charles se rend compte qu'il a été un peu fort, que sa rupture avec sa femme a un peu trop marqué l'éducation qu'il a donnée à son fils.

Son propre père ayant été, lui, plus enclin à se laisser aller, à apprécier les plaisirs de la vie, n'est-ce pas lui qui avait raison, qui détenait la clé du bonheur ?

Pièce qui est amusante certes, mais pose des questions intéressantes. Très bien foutue. Je la relirai un jour.

"La pèlerine écossaise", Sacha Guitry

DSC02580Quatrième pièce de ce recueil de pièces de Sacha Guitry.

Je n'ai pas adoré cette pièce, trop de blabla, de remplissage, mais c'est vrai que les histoires d'infidélité dans le couple ne me passionnent pas, j'en ai trop lu sur le sujet. Trop de personnages aussi pour une intrigue assez mince et toutes ces entrées et sorties, ces "bonjour", "comment allez-vous ?" diluent un peu l'attention, on se demande bien où l'on va. 

L'histoire : un couple marié depuis six ans frôle l'infidélité lorsqu'ils reçoivent un jeune voisin et un autre couple dans leur propriété de Dinard. 

La pèlerine écossaise du titre évoque la dégradation du couple, le fait qu'on ne fait plus autant d'efforts vestimentaires après quelques années de mariage, on se laisse de plus en plus aller. Je n'étais peut-être pas très concentrée, mais j'ai cru que les personnages avaient 60 ans tout au long de la pièce (et non la trentaine). Le quiproquo de la dépêche, du télégramme tombe complètement à plat aussi.

En résumé, un texte un peu daté pour moi et pas très hilarant.


06 janvier 2013

"Jalousie" (5H, 4F)

DSC02581Jalousie, une pièce de Sacha Guitry publiée dans la collection Omnibus (Presses de la Cité).

Une pièce marrante, qui fonctionne bien, sur le thème de la jalousie aveuglante d'un mari.

L'histoire : Albert Blondel est un homme qui a ses habitudes. Il rentre chez lui à la même heure tous les soirs et se demande ce qu'il va pouvoir dire à sa femme pour justifier son retard. Il pense à diverses excuses lorsqu'il réalise que sa femme n'est pas là non plus. Son sang ne fait qu'un tour, il s'imagine que sa femme le trompe et le voilà rongé par la jalousie, ce qui exaspère sa femme et la pousse dans les bras d'un autre.

J'ai bien aimé cette pièce. Elle est marrante, entièrement consacrée à un trait de caractère que tout le monde connaît plus ou moins, mais poussé à l'extrême, bien sûr. Le problème de la jalousie traité de manière gaie, divertissante, quoi.

Un texte que je verrais volontiers sur scène.

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10 novembre 2012

"Désiré" (3H, 4F)

DSC02580Désiré, une pièce de Sacha Guitry en trois actes publiée dans la collection Omnibus.

J'ai bien aimé ce texte. Je l'ai trouvé plein de fantaisie, amusant. Première pièce que je lis où les personnages se retrouvent dans une situation cocasse du fait de leurs rêves un peu gênants.

J'explique l'histoire : Désiré est un domestique qui a le défaut de s'amouracher de ses patronnes. Après s'être fait virer de son dernier poste à cause d'une indiscrétion sentimentale avec la maîtresse de maison, le voilà au service d'Odette, une femme qui vit avec un fiancé pas très amusant. Désiré est honnête avec elle, lui dit pourquoi il a été viré de son dernier poste, mais la rassure vite car elle n'est pas son genre et rien de tel ne peut se passer avec elle. Manque de bol, le voilà qu'il rêve d'Odette et est entendu par d'autres domestiques, et Odette de son côté en fait de même, elle rêve de Désiré tout haut...

Amusant ces personnages qui se retrouvent dans la panade sans y être pour quoi que ce soit, du fait de leurs rêves qui ne sont pas assez discrets. Original, j'ai trouvé.

Je vais continuer mes lectures des pièces de Sacha Guitry, la prochaine sera Je t'aime, une pièce sans aucun conflit, paraît-il, comme je l'ai lu dans la biographie de Raymond Castans sur Sacha Guitry (message du 2/11/12). Cela m'intrigue une pièce sans conflit, je dois dire. Peut-être que la lecture de ce texte répondra à mon message du 30/01/12 et à la question : peut-on écrire une pièce intéressante avec des personnages qui n'ont aucun pépin ? A voir donc.

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03 novembre 2012

'Amuser est mon seul but", Sacha Guitry

Voici ce que dit Paul Léautaud sur Sacha Guitry :

"On se lève le matin, on prend son café au lait en lisant les journaux, le mari faisant part à sa femme des nouvelles à peu près sensationnelles... On a des paroles, des gestes, quelques pensées. Puis c'est le déjeuner, puis la journée... Le soir arrive, on va se coucher. Si vous cherchez ce qui s'est passé dans toute la journée, vous ne trouvez rien...

Sacha Guitry arrive, lui. Il prend ce rien, le détaille, le distribue, l'arrange un peu peut-être ? Et avec sa fantaisie, sa cocasserie, son esprit même... il compose une pièce, trois actes, écrits et développés si bonhommement qu'on a assez bien l'impression, en les écoutant, de passer un moment chez des gens qui vivent leur petite vie comme si vous n'étiez pas là.

N'allez par croire, après cela, que M. Sacha Guitry n'est pas un auteur ambitieux. Au contraire, il se propose en écrivant ses pièces la chose la plus difficile qui soit. "Amuser est mon seul but", dit-il. Il a l'air, n'est-ce pas, en disant cela, d'un bon garçon pas exigeant, qui se contente d'un rang secondaire. Considérez cependant la masse des auteurs dramatiques qui ne savent que nous ennuyer par leur thèse, leurs grandes phrases..., leurs bavardages métaphoriques, leurs prêches prétentieux.

Vous verrez que le but que se propose M. Sacha Guitry et qu'il atteint presque toujours, ce qu'il y a de mieux ! n'est pas si modeste ni négligeable. Ne pas ennuyer ! La chose la plus naturelle, et cependant la plus difficile tout en reconnaissant qu'on n'y réussit pas seulement par la volonté."

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02 novembre 2012

Sacha Guitry, par Raymond Castans

DSC02578Sacha Guitry, une biographie écrite par Raymond Castans (430 pages), publiée par les éditions de Fallois.

Un livre pour ceux qui s'intéressent aux grands noms du théâtre. Je suis toujours effarée, en lisant des biographies d'auteurs, de voir la précision des informations fournies. On apprend quelle pièce ouvrait à telle date, qui jouait avec qui... une vraie mine de renseignements sur la vie théâtrale des années 1900-50.

J'aime ce genre d'ouvrages. D'abord cela m'a permis de connaître mieux Sacha Guitry, que je connaissais davantage de nom qu'autre chose. On se laisse porter du début jusqu'à la fin par sa vie, ses choix, ses passions... Un vrai plaisir de lecture.

Qu'est-ce que j'ai appris dans ce livre ? Pas mal car, comme je l'ai dit, je ne connaissais pas grand-chose. Certes je savais que Sacha Guitry était un homme à femmes, mais je pensais qu'il était surtout un coureur de jupons, ce qui n'est pas le cas. Il a eu plusieurs grandes histoires d'amour dans sa vie, s'est marié cinq fois, mais il s'agissait de relations longues et sérieuses, pas des relations coups de tête comme je me l'imaginais.

Ce qui est frappant aussi, c'est sa capacité de travail. Il n'arrêtait pas d'écrire ! Il écrivait vite, jouait dans la plupart de ses pièces (je ne savais pas qu'il avait joué autant), avait un talent manifestement pour la réalisation alors que le cinéma faisait ses premiers pas, bref, une vie consacrée à raconter des histoires, dévouée au théâtre et à la fiction. Il n'y a que ça qui l'intéressait, ses épouses étant comédiennes et jouant aussi dans ses pièces, il baignait dans le jeu toute la journée. Je dois dire que c'est rare de voir une passion pareille chez quelqu'un.

Sacha Guitry n'était pas un auteur muré dans sa tour d'Ivoire. Il sortait et recevait beaucoup, côtoyait les milieux littéraires et politiques, avait énormément d'amis et de relations. On quitte ce livre en se disant : ouah, quelle belle vie !

J'ai pris quelques notes des pièces que j'ai plus particulièrement envie de lire, telles que :

  • Le beau mariage
  • La Pélerine écossaise
  • Deux couverts
  • La jalousie (son chef d'œuvre, paraît-il)
  • Je t'aime (une pièce où tout se passe bien, où il n'y a pas de grand conflit – intéressant de voir ce que cela donne)
  • Désiré (autre chef d'œuvre)
  • N'écoutez pas, Mesdames (pièce la plus réussie de sa carrière, paraît-il)

On parle pas mal dans ce livre d'André Antoine, un homme qui a énormément apporté au théâtre et à la dramaturgie. Je le connais bien sûr de nom mais ne pourrais pas dire grand-chose sur sa vie, son parcours. Je vais essayer de me procurer un livre sur lui. A suivre donc.

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23 janvier 2012

"Faisons un rêve" (3H, 1F)

DSC02010Faisons un rêve de Sacha Guitry, une pièce en trois actes publiée par l'Avant-Scène (numéro 1247).

Je dois avouer que je ne connais pas très bien les pièces de Sacha Guitry. Eh oui, j'ai des lacunes comme ça. Alors voilà, j'ai commencé par Faisons un rêve, une pièce sur le thème du mari, de la femme et de l'amant.

L'histoire : un couple est invité chez un ami un soir. L'ami ne semblant pas être chez lui, le mari perd assez vite patience et disparaît pour se rendre à un autre rendez-vous, laissant sa femme toute seule à l'attendre. L'ami en question débarque enfin d'une pièce voisine, ravi de voir que son épouse est désormais tout à lui. Il la séduit, ils passent la nuit ensemble, mais le lendemain matin elle est toute angoissée car elle ne sait pas comment elle va pouvoir expliquer son absence à son mari. Son mari refait apparition, lui aussi a découché, et le voilà que son ami lui conseille d'aller voir une tante en province pour qu'il puisse avoir encore deux jours en compagnie de sa femme.

C'est amusant et bien fait. Cette pièce est en fait en quatre actes, le quatrième acte n'ayant été joué qu'une fois. Le lendemain de la première représentation, Sacha Guitry le coupa à jamais. Il est toujours publié avec les trois autres. Et c'est vrai qu'il y a un tel changement de ton dans cet acte qu'il déconcerte un peu.

J'ai bien aimé la gaieté de ce texte et le côté enlevé. On sait que tout ça est du jeu, et c'est tant mieux. Je vais maintenant me procurer une autre pièce de Sacha Guitry, Mon père avait raison.

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