26 février 2016

Pourquoi les grandes salles du théâtre privé sont-elles aussi peu critiquées ?

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J'en reviens à mon message de tout à l'heure sur mon soulagement d'entendre enfin une journaliste de renom proclamer son ras-le-bol de voir tant de nullités comiques sur les grandes scènes privées parisiennes, et c'est là où je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec d'autres secteurs d'industrie. Lorsqu'un dirigeant d'une grande entreprise privée dans l'habillement ou l'alimentaire se trompe ou exagère, on en entend parler partout !

Pourquoi personne ne critique le théâtre de Paris quand il se permet de faire censurer les commentaires négatifs des spectateurs sur certains sites de billetterie (par exemple pour les pièces Momo de Sébastien Thiéry et L'envers du décor de Florian Zeller) ? Ce serait intéressant d'avoir l'avis des spectateurs.

Pourquoi les directeurs des théâtres privés n'ont-ils pas été critiqués l'année dernière quand on a découvert qu'ils étaient eux-mêmes à l'origine des nominations aux Molières, qu'ils s'étaient en fin de compte récompensés pour leurs efforts ?

Pourquoi personne ne s'offusque de les voir proclamer Grand succès de la saison sur leurs affiches lorsque ce n'est pas le cas ?

Je sais que diriger un théâtre privé n'est pas simple, mais parfois se faire critiquer a du bon. N'est-ce pas ce que les directeurs de théâtre diraient aux auteurs s'ils prenaient le temps de lire leurs textes ?

Again, very, very strange...


02 octobre 2015

Théâtre privé : critiques disparues !

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Les critiques de la pièce "Momo" de Sébastien Thiéry ont carrément disparu du site BilletRéduc. 

La note finale donnée par les spectateurs devait être trop mauvaise et quelqu'un a dû faire pression pour qu'elles soient supprimées pour ne pas dissuader les gens à acheter des billets.

C'est beau la transparence...

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06 septembre 2015

"Momo", de Sébastien Thiéry

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Je n'ai pas vu la pièce "Momo" de Sébastien Thiéry, étant en Ecosse, mais à en juger les premiers échos, je ne vais pas me précipiter à Paris pour la voir, ni acheter l'Avant-Scène.

Mais je parlais de la promotion qui a été faite autour de cette pièce avant-hier et là je ne peux m'empêcher d'être choquée par les critiques vraiment nulles que je lis ce jour sur le site de BilletRéduc : "Navrant", "Affligeant", "Lourdingue". Presque 40 pour cent de critiques négatives après quelques réprésentations.

J'espère donc qu'on va réaliser un jour que parader des acteurs connus sur des plateaux de télévision ne sert à rien si on n'a pas un bon texte au départ. Sert peut-être à remplir les salles quelques jours, sur le court terme, mais surtout à dégoûter le public de reprendre des billets à l'avenir pour voir d'autres créations.

Une pièce écrite autour de Muriel Robin, je veux bien, mais à la va-vite manifestement, et il y a un comité de lecture dans ce théâtre maintenant, c'est donc un peu difficile de comprendre comment ils ont pu autant se tromper.

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20 novembre 2012

"Comme s'il en pleuvait"

DSC03147Comme s'il en pleuvait de Sébastien Thiéry, une pièce en six scènes publiée par l'Avant-Scène (numéro 1327).

Qu'est-ce que j'ai pensé de ce texte ? Je n'ai pas adoré mais je l'ai trouvé bien fait. On y parle beaucoup d'argent, ce qui n'est pas étonnant vu que c'est le sujet de la pièce, et il s'agit surtout de la description d'un trait de caractère, du rapport particulier que le personnage principal a envers lui.

Voici l'histoire : Laurence et Bruno sont mariés depuis vingt ans. Ils ont un niveau de vie confortable, bossent tous les deux, lui en tant qu'anésthésiste et elle comme directrice d'école. Leur existence bascule le jour où un billet de cent euros se retrouve sur leur table de salon sans qu'ils en connaissent la provenance. Le billet est suivi par d'autres, plein d'autres, et les voilà qui se chamaillent et s'étripent en essayant de gérer cette curieuse intrusion dans leur vie.

On ne peut pas reprocher à l'auteur de ne pas avoir poussé son idée de départ, qui est intéressante, jusqu'au bout. Le seul problème que j'ai eu en lisant ce texte (et je suis peut-être passée complètement à côté de la pièce) c'est que pour moi il y avait toujours une alternative à leur dilemme : mettre l'argent qui leur tombait dessus de côté sans s'énerver, attendre que quelques années passent et le ressortir un jour pour en profiter après s'être assurés qu'il ne manquerait à personne, mais évidemment, il n'y aurait plus eu de pièce ou elle aurait été sans grand conflit et pas très intéressante.

Je n'ai pas complètement cru à l'énervement et à la violence que provoque cet argent. S'ils avaient déjà été proches de la rupture ou énervés par quelque chose suite à une liaison extramaritale de l'un des deux par exemple, j'aurais davantage compris que cette pluie d'argent mène à la débâcle, mais un tel envenimement d'une relation suite à de l'argent qui arrive d'on ne sait où, je ne suis pas persuadée... Peut-être que cela semble moins forcé lorsque l'on voit la pièce.

Je ne savais pas trop dans quelle catégorie la classer, je l'ai quand même mise dans les "Pièces comiques" même si je n'ai pas trop rigolé.

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14 novembre 2012

"Comme s'il en pleuvait"

DSC03147Je viens d'acheter cette pièce qui est à l'affiche du théatre Edouard VII. Il s'agit de "Comme s'il en pleuvait" de Sébastien Thiéry. J'ai déjà parlé de cet auteur et de ses idées originales, et je suis toujours intéressée de voir ce que le directeur et metteur en scène Bernard Murat choisit de monter.

C'est sympa d'avoir un texte publié en même temps que sa sortie en scène. Surtout si on habite loin de Paris, cela permet de se tenir au courant de ce qui se passe.

A bientôt quand je l'aurai lu.

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07 novembre 2012

"Dieu habite Düsseldorf" (2H)

DSC03037Dieu habite Düsseldorf de Sébastien Thiéry publiée par l'Avant-Scène (collection quatre-vents).

Il s'agit d'une comédie à neuf sketches qui est assez sympa à lire. Je ne suis pas une fan des pièces à sketches sur scène, je préfère voir une histoire unique qui dure une heure et demie ou plus, mais à lire, c'est marrant.

Il y a deux personnages, Monsieur n°1 et Monsieur n°2, qui s'engagent dans des dialogues un peu étranges, se retrouvent dans des situations absurdes.

On a par exemple dans Allô Suicide un type qui aimerait se suicider mais ne sait pas trop comment s'y prendre. Il trouve une mine de conseils auprès de l'association Allô Suicide. Dans Père empaillé, un type trouve logique d'avoir empaillé son père et de le présenter à ses visiteurs. Dans l'Agence de l'Amitié, un type essaie de se trouver des amis. La Banque indienne est un sketch qui a été développé en version plus longue et a donné la pièce Cochons d'Inde (message du 25 août).

Pour les amateurs d'humour noir et de textes absurdes...

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21 septembre 2012

Idées originales...

DSC03027DSC03035Sébastien Thiéry est un auteur qui a des idées originales.

Que ce soit sa pièce Le début de la fin sur un homme qui voit sa femme d'une manière différente que tout le monde (message du 28 juin), Cochons d'Inde sur un personnage qui est enfermé dans sa banque suite à la nouvelle direction indienne qui lui reproche d'être sorti de son milieu, de sa "caste" (message du 25 août), ou Comme s'il en pleuvait, une pièce à l'affiche depuis le 7 septembre au théâtre Edouard VII sur un couple ordinaire qui reçoit curieusement tous les soirs des tombées d'argent du ciel, ses idées sortent du lot.

C'est bien de voir un auteur qui écrit des comédies intelligentes s'imposer ainsi.

25 août 2012

"Cochons d'Inde" (3H, 3F)

DSC03035Cochons d'Inde de Sébastien Thiéry, une pièce en un acte (8 scènes) publiée par l'Avant-Scène (numéro 1254).

J'ai bien aimé cette pièce, elle est forte et originale et l'auteur a poussé son idée jusqu'au bout. Certes, j'ai connu un moment de relâchement, voire de lassitude au milieu, mais ai été vite recaptivée et ai trouvé en fin de parcours que tout ça était bien vu et habilement mené.

Voici l'histoire : Alain Kraft, un cinquantenaire qui a réussi dans la vie malgré des origines modestes, arrive dans sa banque un beau matin pour retirer de l'argent. Il est accueilli par un guichetier, qui est long à répondre à sa demande et interroge la nouvelle direction en Inde pour savoir s'il est autorisé à le faire. La direction indienne a en effet de nouveaux principes, bien loin de ceux dont on est habitué en France, et voit d'un mauvais oeil les clients qui ont changé de "caste", qui se sont trop enrichis par rapport à leurs origines. Donc voilà Alain Kraft retenu contre son gré dans sa banque en essayant de comprendre ce qui lui arrive et devant répondre à multiples questions inhabituelles.

Tout ça est un peu absurde mais c'est assez marrant.

Il y a une scène que je n'aime pas trop, lorsque la responsable de l'agence aboie curieusement et lui fait des avances, j'ai trouvé ça un peu étrange, et je me suis un peu lassée au milieu car l'idée est absurde et plus on l'entend plus on se dit "non, c'est ridicule". Peut-être qu'un personnage féminin aurait pu aussi entrer dans la banque pour qu'Alain Kraft hésite entre partir et rester ? Mais cela aurait peut-être dilué le message, éloigné un peu trop de l'idée de départ, qui sait ?

Les pièces de Sébastien Thiéry sont bien particulières et méritent qu'on les lise. Il est vraiment original et son humour est loin d'être idiot.

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29 juin 2012

Prochaines lectures

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Je parlais de la pièce Le Début de la fin hier de Sébastien Thiéry. Comme j'ai bien aimé, j'ai acheté deux autres pièces de lui : Cochons d'Inde et Dieu habite Düsseldorf.

Encore deux pièces publiées par l'Avant-Scène. Qu'est-ce que je ferais sans ces éditions ? C'est à se demander.

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28 juin 2012

"Le Début de la fin" (2H, 3F)

DSC03027Le Début de la fin, une pièce de Sébastien Thiéry publiée par l'Avant-Scène (numéro 1316).

J'ai bien aimé cette pièce. Enfin un auteur qui fait preuve d'un peu d'imagination ! Après avoir lu plusieurs pièces sans aucune fantaisie, je respire un peu. Cela sert à ça le théâtre pour moi, présenter des situations qui sortent de l'ordinaire, qui n'arrivent pas tous les jours.

L'histoire : M. Bauman est mariée à Mme Bauman, une jolie femme de 35 ans. Mais dans sa tête, Monsieur Bauman a une vision déformée de son épouse, sa femme lui paraît avoir 75 ans. Ayant une relation extramaritale avec Jennifer, il demande à un de ses employés d'emménager un mois chez lui pour s'occuper de "sa mémé", mais Hervé, l'employé en question, la voit comme elle est et en tombe amoureux.

Amusant ces deux mêmes femmes qui apparaissent à un âge différent selon le personnage masculin qui est sur scène. Une idée pas banale, qui n'est pas si facile que ça à mener à bien.

C'est toujours intéressant de lire les propos accompagnant le texte et on apprend que l'auteur voulait jouer lui-même sa pièce, mais n'étant pas connu, tous les théâtres ont refusé. Lorsque Richard Berry a accepté de jouer le rôle principal, la pièce a pu être montée. Pas étonnant alors que ce soit toujours les mêmes noms que l'on peut voir à l'affiche des théâtres. C'est vraiment nul ce culte de la célébrité.

Je vais voir ce que Sébastien Thierry a écrit d'autre car j'ai bien aimé son style.

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