17 décembre 2012

"Un mari idéal" (3H, 4F)

DSC02977Un mari idéal (titre original : An Ideal Husband), une pièce en trois actes publiée par les éditions Actes Sud, dans la collection Babel.

J'ai trouvé cette pièce très moderne. On y parle d'un délit d'initié qui sonne encore très juste aujourd'hui, bien que ce texte ait été écrit en 1895. Cet état de fait m'étonnera toujours.

On y parle du passé comme dans les deux pièces précédentes, mais elle offre une vision plus optimiste de l'amour, moins cynique.

L'histoire : Sir Robert Chiltern est secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. Il a fait un mariage d'amour, mais l'harmonie conjugale est menacée par l'arrivée d'Olivia Cheveley, une femme qui le fait chanter en s'apprêtant à révéler au monde entier et plus particulièrement à sa femme qu'il est devenu riche il y a des années suite à une opération financière malhonnête. Elle menace de lâcher le morceau s'il refuse de lui apporter son soutien dans une opération un peu douteuse qui lui permettrait à elle aussi de s'enrichir. Quelle sera la réaction de Lady Chiltern, qui considérait jusque-là son conjoint comme le mari idéal ?

La quatrième comédie publiée dans ce livre est L'importance d'être Constant, un texte très marrant dont j'ai déjà parlé (message du 22/4/12).

Conclusion après avoir lu ce recueil de pièces ? J'aime beaucoup Oscar Wilde et vais continuer à lire ce qu'il a écrit.

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16 décembre 2012

"Une femme sans importance" (4H, 5F)

DSC02977Une femme sans importance d'Oscar Wilde, une pièce en quatre actes publiée dans la collection Babel, chez Actes Sud.

Encore une pièce bien construite et pleine de répliques cinglantes sur le mariage, la haute société, les bonnes manières. Quand on lit les comédies réunies dans de ce livre à la suite, on se rend compte qu'il y a beaucoup de similitudes entre elles, mais comme c'est toujours bien fait et cynique, la lecture est fort agréable.

L'histoire : nous sommes chez Lady Hunstanton dans la province anglaise. Celle-ci a réuni quelques personnes pour papoter et cela bavarde sérieux. Il y a Mrs Allonby, qui tient des propos féministes, Hester, une jeune américaine qui porte un regard neuf et différent sur l'Angleterre, Lord Illingworth, un aristocrate sans scrupules, Mrs Arbuthnot, "une femme sans importance" que Lord Illingworth a connue dans le passé et qui est venue avec son fils, Gerald, qui souhaiterait devenir son secrétaire au grand chagrin de sa mère.

Comme dans la pièce dont je parlais hier, L'éventail de Lady Windermere, le passé fait ombre, resurgit, et on apprend que Gerald est le fils de Lord Illingworth, Mrs Arbuthnot une ancienne maîtresse qu'il a délaissée des années plus tôt. La pièce parle comme celle d'hier d'une erreur de jeunesse, des liens filiaux à jamais brisés par des décisions passées.

Bien vu.

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15 décembre 2012

"L'éventail de Lady Windermere" (4H, 4F)

DSC02977L'éventail de Lady Windermere, une pièce en quatre actes publiée dans la collection Babel, chez Actes Sud.

L'une des quatre comédies bourgeoises écrites par Oscar Wilde et réunies dans ce livre. On est vite plongé dans l'atmosphère de la haute société anglaise, avec ses codes, ses lots d'hypocrisie, ses personnages mondains dont la vie est régie par le qu'en dira-t-on ? Comme toujours avec Oscar Wilde, les répliques sont cinglantes, bien vues et on ne s'ennuie pas une seconde.

L'histoire : Lady Windermere mène une existence heureuse jusqu'au jour où la duchesse de Berwick lui fait part de l'infidélité probable de son mari. Celui-ci en effet rend souvent visite à une certaine madame Erlynne, une femme au passé ténébreux. Décontenancée, Lady Windermere fait sa petite enquête et tout semble en effet confirmer ce que dit la duchesse, ce mari qu'elle aime tant est en train d'aller voir ailleurs. Trahie, meurtrie, elle cherche refuge chez Lord Darlington qui lui fait la cour depuis un bout de temps, prête à abandonner foyer et enfant sur le champ, mais madame Erlynne essaie de la remettre dans les bras de son mari avec lequel elle partage un secret qui est loin d'être celui qu'elle croit.

Je ferais une bien piteuse actrice, mais je crois que je pourrais quand même arriver à jouer le rôle d'Agatha, la fille de la duchesse de Berwick. Ses répliques sont soit : Oui, maman... ou Non, maman. Pour ceux qui veulent jouer un rôle mais ont un peu le trac ou ne veulent pas apprendre trop de lignes, cela me semble parfait.

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05 août 2012

"Le portrait de Dorian Gray" (6H, 4F)

DSC02120Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, une pièce adaptée pour la scène par Pierre Boutron et publiée par l'Avant-Scène (numéro 602).

J'ai bien aimé cette adaptation théâtrale, mais c'est vrai que j'aime bien l'histoire tout court. Je viens aussi de voir le film qui est sorti en 2009 avec Colin Firth (réalisé par Oliver Parker et adapté pour le cinéma par Toby Finlay) et j'ai trouvé qu'il était bien fait aussi.

L'histoire est connue : Dorian Gray pose pour le peintre Basil qui lui fait son portrait. Il est alors jeune, d'une grande beauté, et Dorian Gray ne peut que se lamenter de devoir vieillir alors que son portrait restera toujours le même. Suite à un voeu qu'il fait, Dorian Gray ne veillit plus, mais c'est son portrait qui se détériore et porte les marques de la vie de débauche qu'il a choisie.

Je ne lis pas souvent d'adapations de romans pour la scène, mais je fais des exceptions parfois par curiosité. Comment passer d'une forme romanesque à théâtrale sans se planter ? Je trouve que le metteur en scène qui a monté ce texte pour la scène a réussi son pari.

Cela me redonne envie de lire Oscar Wilde, j'aime bien ses reparties cinglantes, ses remarques cyniques. Un spectacle que je verrais bien sur scène aussi. Ce portrait qui vieillit au fur et à mesure du spectacle doit poser un défi particulier de mise en scène.

Un texte écrit il y a plus de 100 ans et qui reste toujours aussi impressionnant aujourd'hui.

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25 avril 2012

Oscar Wilde

DSC02977Pour ceux qui souhaiteraient mieux connaître le théâtre d'Oscar Wilde, ce bouquin est très chouette et réunit quatre de ses comédies, à savoir :

L'éventail de Lady Windermere
Une femme sans importance
Un mari idéal
L'importance d'être constant

J'ai déjà L'importance d'être constant dans une autre collection, mais les trois autres me tentaient bien...

J'aime bien cette collection Babel, des éditions Actes Sud. Elle est très bien faite et on n'a pas besoin d'une loupe pour déchiffrer les textes. Bravo au maquettiste qui a conçu cette collection !

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22 avril 2012

"L'importance d'être constant" (7H, 4F)

DSC01969L'importance d'être constant (titre original : The Importance of Being Earnest) d'Oscar Wilde, une pièce en quatre actes publiée par les éditions Garnier Flammarion (édition bilingue).

Je suis bien contente d'avoir acheté ce bouquin lors d'un dernier passage à Paris. On ne sait jamais avec les textes plus classiques s'ils ne vont pas être un peu durs à cuire, d'un style trop ancien. Je ne suis pas une intello du théâtre, je me demande juste si un texte me plaît ou pas. Eh bien, oui, j'ai trouvé cette pièce marrante. Elle est pleine de fantaisie, d'un rythme enjoué et il y a de très bonnes reparties.

Ce n'est pas une histoire facile à résumer. Toute la pièce découle de la manie que Jack et Algernon ont prise d'inventer un personnage pour se faciliter la vie. Lorsque quelque chose les ennuie ou lorsqu'ils veulent fuir leurs responsabilités, ces deux amis aristocrates évoquent l'existence d'un personnage fictif pour partir de chez eux.

Jack habite en province et prétend avoir un frère nommé Constant à Londres. Algernon, lui, habite Londres et fait croire à tout le monde qu'il a un ami à la santé précaire, M. Bunbury, qu'il doit toujours visiter en province. Tout se complique lorsque les deux tombent amoureux et qu'Algernon, se retrouvant chez Jack, se fait passer pour son frère Constant (ah oui, il faut suivre).

Jack veut dire la vérité à sa belle, à savoir qu'il n'a pas de frère nommé Constant, mais quand il arrive chez lui en criant haut et fort que Constant est décédé, ben oui, Algernon est toujours là et tout le monde le connaît sous le nom de Constant.

Ajoutons que les deux filles dont ils sont amoureux semblent particulièrement aimer le prénom Constant, que Jack est orphelin et ne sait pas trop son origine, bref, on passe son temps à s'accrocher et à se demander comment ces deux compères vont se sortir de la panade dans laquelle ils se sont fourrés.

Un texte pour les gens qui apprécient les pièces d'un rythme enlevé, les farces intelligentes. Moi qui aime les textes pleins de fantaisie, je n'en ai pas cru mes yeux !  Une chose est sûre : on doit bien rigoler en allant voir cette pièce.

Une petite mention pour cette collection bilingue de Garnier Flammarion qui est très bien faite. C'est sympa d'avoir le texte original en anglais sur la page de gauche et la traduction à droite. Ne connaissant pas grand-chose sur le théâtre d'Oscar Wilde, le dossier m'a permis de combler mes lacunes.

L'importance d'être constant est la dernière pièce d'Oscar Wilde (1895). A lire ou à voir, car ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre un texte intelligent qui fait sourire.

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