08 janvier 2016

Du boulevard très sérieux

microphone

Je suis retombée sur cette vidéo de Jean Anouilh (déjà mentionnée quelque part sur ce blog), mais ses propos résument bien ce que je ressens en ce moment, l'envie que l'on remette l'accent sur un théâtre écrit, réfléchi, pensé, du boulevard que l'on prend au sérieux.

Pour l'écouter, c'est ici. Il est interviewé au sujet de sa pièce Le voyageur sans bagage.

En revisionnant cette vidéo, je réalise que je n'ai pas lu Siegfried de Jean Giraudoux. Aimant beaucoup Jean Anouilh, je dois lire le texte qui l'a le plus marqué !

A voir donc.


02 décembre 2013

Le boulanger, la boulangère et le petit mitron (8H, 10F, 2 enfants, des Indiens...)

SAM_0145Une pièce de Jean Anouilh très sympa. L'exemplaire que j'ai lu a été publié par les éditions de La table ronde. Je l'ai emprunté à l'Alliance française d'Edimbourg, mais je vais acheter ce bouquin car j'ai bien aimé.

Dans les pièces qui me plaisent, il y a toujours une dose de fantaisie, quelque chose de magique. Le sujet de celle-ci est en fait assez dur, on y parle d'un couple qui s'ennuie ensemble et n'est plus du tout compatible. Ce qui est très marrant c'est que le mari et la femme vivent leur fantaisie pleinement et parlent à leur amant ou maîtresse imaginaires entre deux conversations, cette juxtaposition réalité/imagination est bien menée et rigolote.

Leur fils n'est pas de reste et se met à rêver d'Indiens par exemple, donc il y a pas mal d'action sur scène. Je ne sais pas d'ailleurs ce que tout ça doit donner au montage, dans de bonnes mains, cela doit être assez délirant.

Certains trouveront peut-être le texte daté, mais pas moi, tout à fait mon genre.

28 janvier 2013

"La grotte" (8H, 5F, un garçon)

DSC01875La grotte de Jean Anouilh, une pièce en deux actes publiée dans la collection Folio (numéro 917).

En voilà une pièce pas banale ! Je ne savais pas que Jean Anouilh avait joué ainsi avec la relation auteur/personnages. Cela fait penser à Pirandello bien sûr, auteur que j'aime aussi beaucoup.

Comme je m'interroge beaucoup sur l'écriture dramatique, forcément, j'ai accroché, mais c'est une pièce assez riche, qui brasse beaucoup de thèmes, et il y a bien des moments où l'on se demande où tout cela va mener.

C'est une histoire du théâtre dans le théâtre. Un auteur a commencé une histoire qu'il ne sait pas finir. Il ne sait pas où il va avec ses personnages et le dit au public, mais les personnages ont été créés et continuent à exister malgré lui. L'auteur les regarde évoluer, pas toujours content de voir ce qu'ils font de son histoire, souvent frustré.

L'histoire qu'il voulait raconter était celle d'un meurtre, le meurtre de Marie-Jeanne, une cuisinière. La pièce se déroule dans la cuisine d'une maison aristocratique où elle vient de trouver la mort.  Il y a un commissaire qui essaie d'elucider le tout et de remettre l'auteur dans le droit chemin, un séminariste qui remet en cause sa vocation, une jeune cuisinière enceinte, les employeurs aristocrates qui vivent à l'étage... cela fait beaucoup de monde.

Je la relirai un de ces quatre, car c'est un texte intéressant. Malgré que cette pièce soit sur la confusion totale d'un auteur, un auteur dépassé par son histoire, j'ai été effarée de la manière dont ce chaos a été décrit. Très bien mené, curieusement bien maîtrisé. Une pièce qui à mon avis n'a pas dû être évidente à écrire.

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29 août 2012

"Les poissons rouges"

DSC02078Les poissons rouges de Jean Anouilh, une pièce en quatre actes publiée par l'Avant-Scène (numéro 478).

J'ai eu du mal à écrire ce message car j'avoue ne pas savoir quoi penser de ce texte. Est-ce que j'ai aimé ? Je n'ai pas adoré, non.

Il s'agit d'un texte moins connu de Jean Anouilh et je comprends pourquoi.  Pour moi, on va un peu dans tous les sens et on ne sait pas trop quel est le message que l'on doit en ressortir...

Voici l'histoire : Antoine de Saint-Flour est un auteur dramatique qui a la quarantaine et dont la fille est enceinte à 16 ans. A peine se lamente-t-il sur cet état de fait qu'on le retrouve des années plus tôt en train de faire du vélo avec son copain La Surette, qui n'arrête pas critiquer ses origines bourgeoises, sa facilité de vie due à ses origines, sa classe supérieure à la sienne. Puis on passe à la grand-mère d'Antoine, alors âgé de 8 ans, qui lui reproche d'avoir fait pipi dans son bocal à poissons rouges. Puis on revient à l'amitié entre Antoine et La Surette, toujours à vélo, au moment de la Seconde guerre mondiale...

Bref, il y a des bons dialogues, comme toujours avec Jean Anouilh, mais on part un peu dans tous les sens ce qui fait que je n'ai pas autant accroché que d'habitude.

Un texte sur les remords, l'amitié, les rapports humains, où Antoine de Saint-Flour revient sur sa vie, différents épisodes importants de son existence. Un peu le même procédé qu'employait Félicien Marceau dans certains de ses textes, il me semble, mais là cela fait un peu décousu.

A relire ou voir sur scène peut-être, pour essayer de voir si le texte monté gagne en unité.

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23 juillet 2012

"Monsieur Barnett" (2H, 2F)

DSC02134Monsieur Barnett de Jean Anouilh, une pièce en un acte publiée par l'Avant-Scène (numéro 559).

Une pièce que Jean Anouilh a écrite pour le café-théâtre. Un texte pas très long, qui n'est pas mon préféré de Jean Anouilh, car j'ai trouvé le changement de ton un peu étrange. Au début, c'est une comédie, c'est amusant, le pauvre Monsieur Barnett n'a pas le temps d'en placer une, mais à la fin, tout vire un peu au drame et il meurt.

L'action se passe chez un coiffeur. Monsieur Barnett est bien entouré, il a d'un côté le coiffeur à ses petits soins, de l'autre côté la manucure. Ce sont surtout eux qui parlent. On apprend par leurs propos que Monsieur Barnett est quelqu'un qui a réussi professionnellement, qui a de l'argent. Mais on découvre aussi au fur et à mesure que Monsieur Barnett est un homme très seul, qui malgré ses nombreuses conquêtes sentimentales, n'a en fait personne de proche. Lorsqu'il fait un malaise sur place, il est angoissé à l'idée de mourir seul et propose de payer une fille qui se trouve là pour qu'elle l'aide dans ses derniers moments.

Pas hilarant tout ça, c'est sûr, et je trouve que le début ne nous prépare pas à une fin pareille. Curieux.

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05 mai 2012

Cher Antoine

DSC02073Cher Antoine ou l'amour raté de Jean Anouilh, une pièce en quatre actes publiée par l'Avant-Scène (numéro 455).

Un jour, il est possible que je tombe sur une pièce de Jean Anouilh que je n'aime pas, mais ce jour n'est pas encore arrivé, ce texte est intrigant. C'est comme Woody Allen, il y a des auteurs que j'ai toujours un grand plaisir à retrouver.

Je l'ai lu deux fois, car après la première lecture, je me suis demandée si j'avais bien compris ce qui se passait à la fin du second acte (du théâtre dans le théâtre). Rebelote, seconde lecture pour bien m'assurer que j'avais bien saisi la pièce, et je dois dire qu'elle m'a permis de l'apprécier davantage. Je ne me lasse pas de lire des dialogues écrits par Jean Anouilh, un vrai plaisir.

L'histoire : Les personnes qui ont marqué la vie de l'auteur dramatique Antoine de Saint-Flour arrivent en Bavière, lieu de sa dernière demeure, pour la lecture de son testament. Tué par accident en nettoyant son fusil, Antoine avait organisé cette réunion dans le détail. Il avait même été jusqu'à écrire une pièce de théâtre à ce propos, pièce qu'il avait fait jouer devant lui avant sa mort, sa manière à lui de confronter ses ex épouses, d'essayer de comprendre son dernier échec amoureux, de faire un point sur sa vie, sur l'homme qu'il était...

Une pièce qui devient plus riche et plus fascinante plus on la lit !

J'ai classé ce texte dans les pièces les plus sérieuses, car c'est quand même un sujet grave.

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26 mars 2012

"Le bal des voleurs" (7H, 4F, une petite fille, un musicien, agents de police)

DSC01992Le bal des voleurs de Jean Anouilh, une comédie-ballet publiée dans le même livre qu'hier.

J'ai lu cette pièce juste après Le voyageur sans bagage (message d'hier) et je ne m'attendais pas du tout à un texte pareil. Il m'a fallu un moment pour rentrer dans l'histoire. Le voyageur sans bagage m'a fait une telle impression que je n'étais pas prête pour le style beaucoup plus frivole du Bal des voleurs. Et pourtant j'aime les pièces légères et gaies.

Enfin bref, c'est un texte qu'il faut voir sur scène, je pense. J'ai bien aimé, mais j'aimerais mieux le voir interprété par des comédiens.

Voilà l'histoire : trois voleurs s'introduisent chez une artistocrate, Lady Hurf, qui s'ennuie à Vichy en compagnie de ses deux nièces et d'un vieil ami. Les voleurs flirtent avec les nièces, se font passer pour des grands de ce monde et se mettent à dos deux banquiers, un père et son fils, qui tournaient autour des demoiselles. De quoi divertir Lady Hurf !

Il va falloir que je la relise un de ces quatre pour l'apprécier à sa juste valeur.

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25 mars 2012

Propos de Jean Anouilh

microphone

Toujours passionnant d'écouter Jean Anouilh.

Voici une petite vidéo de l'INA pour ceux que ça intéresse (ici).

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"Le voyageur sans bagage" (4H, 3F, un garçon et domestiques)

DSC01992Le voyageur sans bagage de Jean Anouilh, une pièce en cinq tableaux publiée dans la collection Folio.

Un beau texte !

Même lorsqu'il s'agit d'une pièce dramatique (classée sur ce blog dans la catégorie des "pièces plus sérieuses"), je ne peux m'empêcher de sourire lorsque je lis du Jean Anouilh. Il y a quelque chose dans les situations cocasses qu'il décrit que je trouve toujours drôle.

C'est un texte profond raconté de manière légère (eh oui, c'est possible), et quand c'est bien fait comme c'est le cas ici, alors moi j'adore. Les dialogues sont excellents, intelligents, l'humour noir jamais loin, bref, j'ai dévoré ce texte.

L'histoire n'est pas banale : Gaston est devenu amnésique après la Première Guerre mondiale. Après avoir passé un bon bout de temps dans un asile, il se met à faire le tour des familles qui sont à la recherche d'êtres chers disparus. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de la famille Renaud, qui essaie de lui parler de son passé et de stimuler sa mémoire. Gaston semble en effet être un Renaud, mais n'aimant pas du tout ce qu'ils lui racontent, le portrait qu'ils font de lui plus jeune, il renie ses liens avec eux et choisit une autre voie.

Jean Anouilh a-t-il écrit un mauvais texte ? Si oui, je ne suis pas encore tombée dessus.

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26 décembre 2011

Dramaturges de l'année ?

Découverte : Alan Ayckbourn.

Re-découverte : Jean Anouilh et Ray Cooney.

Voici les auteurs que j'ai particulièrement appréciés cette année.

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