25 janvier 2016

"Nouvelles du paradis", David Lodge

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Un roman de David Lodge que j'ai acheté à cause du titre qui m'intriguait.

N'ayant pas lu la quatrième de couverture avant de le commencer, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et tout au long du récit, j'ai eu du mal à comprendre quelle histoire l'auteur voulait raconter. Pour moi, il y a deux livres dans ce bouquin, ce qui fait que je n'ai jamais adhéré.

L'histoire : Bernard se rend à Hawaï pour rendre visite à sa tante Ursula qu'il n'a pas vue depuis des années et qui est atteinte d'un cancer et est en fin de vie. Il persuade son père de l'accompagner, car il n'a pas non plus vu sa soeur depuis des lunes. Les billets d'avions étant plus avantageux par le biais d'un voyage organisé, ils se retrouvent à faire partie d'un groupe touristique, mais une fois sur place, ils quittent le groupe, le père de Bernard est renversé par une voiture, et Bernard passe son séjour à se partager entre le lit d'hôpital de sa tante et celui de son père, tout en découvrant l'amour (avec la femme qui a renversé son père).

La situation promettait beaucoup, mais le fait que le père et le fils fassent partie d'un voyage organisé sans vraiment en faire partie est peut-être ce qui cloche, on se sent toujours entre deux eaux, entre deux genres, le comique et le plus sérieux, et je n'ai pas trouvé que les problèmes pratiques et existentiels de fin de vie se mariaient très bien aux soucis superficiels de gens en vacances. 

De plus, on a des passages qui détonnent complètement avec le ton du roman, notamment des questionnements théologiques assez copieux (Bernard ayant été prêtre), des informations explicatives sur le tourisme qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, des extraits de lettres que les vacanciers du groupe envoient à leurs familles qui manquent un peu d'intérêt, bref, tout ça part un peu dans tous les sens selon moi.

J'ai même décroché les trente dernières pages car le problème de présenter des personnages secondaires en début de roman et de les ignorer pendant une grande partie du livre, c'est qu'on ne sait plus qui est qui quand on en reparle à la fin.

J'ai tout de même classé ce livre dans ma rubrique des Romans comiques, même si pour moi, ça n'a pas fonctionné.

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19 décembre 2015

David Lodge et Henry James

books

Si je pouvais rencontrer David Lodge, ce qui est grandement improbable, je lui dirais merci. Pareil pour Henry James, ce qui s'avère encore plus difficile puisqu'il est mort en 1916. Bref, j'aurais aimé leur dire merci d'avoir écrit leurs bouquins.

Car on rencontre peu de gens dont les pensées nous interpellent et on découvre en général ces pensées par l'intermédiaire d'un livre. Où je veux en venir avec tout ça ?

Que les auteurs ne sont jamais au courant de l'impact que leur volonté d'écrire tel ou tel livre aura un jour sur quelqu'un. Henry James a vécu une grande période de dépression dans les années 1900 suite au manque de succès de certains de ses écrits et David Lodge a passé aussi de mauvais quarts d'heure à la sortie de son roman dédié à Henry James ( L'Auteur ! L'Auteur dont je parle sur ce blog), car la publication de son livre a suivi celle d'un autre sur Henry James qui a éclipsé le sien (Le Maître, de Colm Toibin).

Donc la portée qu'on a en écrivant arrive parfois en différé. Henry James a eu un immense effet sur David Lodge et le bouquin de David Lodge sur Henry James a fait de même pour moi.

Voici alors mon message positif de fin d'année : l'impact d'un roman se fait toujours, même si au moment de l'écrire ou de la publication on a un peu l'impression d'avoir perdu son temps. Quelqu'un quelque part appréciera un jour, même si c'est la génération qui suit.

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12 octobre 2015

"Le motif dans le tapis", Henry James

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Nouvelle d'Henry James, très chouette à lire. Un texte qui n'a pas pris une ride, pourtant publié pour la première fois en 1896.

C'est l'histoire d'un écrivain qui laisse entendre à un critique un soir qu'il est stupéfait de voir que personne n'a encore jamais réussi à percer le grand message de son œuvre. Piqué de curiosité, voilà ce critique qui se replonge obsessionnellement dans tous les écrits de l'écrivain, à la recherche du grand message en question, s'engageant même dans une sorte de compétition avec un autre critique après lui avoir fait part de leur conversation.

C'est grâce au livre L'Auteur ! L'Auteur ! de David Lodge que j'ai lu ce livre. L'admiration de David Lodge pour Henry James et ses écrits est contagieuse et donne envie de s'y plonger. Parfois on est déçu en suivant les goûts des autres, ce n'est pas le cas ici. Il s'agit d'un texte assez comique sur l'obsession.

Il ne s'agit pas d'une farce légère, mais d'un texte comique plus profond et intelligent, on va dire. Je l'ai quand même classé dans ma catégorie des romans comiques.

Je vais continuer à lire les histoires d'Henry James, car elles me plaisent bien.

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19 août 2015

Ecrire en dictant... ou vive les ordis !

imagination

En lisant le livre L'Auteur, L'Auteur ! de David Lodge,  je me rends compte que si j'avais vu le jour dans les années 1880, je n'aurais probablement pas écrit une ligne.

Pas d'ordinateurs à l'époque, où l'on peut couper et coller en un clic, il fallait faire tout taper à la machine à écrire par quelqu'un si on ne tapait pas soi-même. Henry James avait l'air d'arpenter son bureau et de dicter son texte à une personne engagée pour la tâche.

C'est à se demander comment on a réussi à écrire tant de belles choses à l'époque, et je ne parle même pas du pauvre auteur avant l'invention de la machine à écrire... C'est là où on réalise que, de nos jours, on n'a vraiment pas à se plaindre.

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17 août 2015

"L'auteur ! L'auteur !", David Lodge

DSC02988Un livre très chouette sur la vie d'Henry James et le parcours artistique pas toujours très heureux d'un homme de lettres.

David Lodge y parle de l'auteur américain Henry James, qui n'a jamais connu le grand succès de son vivant, et retrace son parcours et ses déceptions. On y découvre ses amitiés littéraires de l'époque, son engagement total dans l'écriture excluant toute vie privée, sa vie mondaine et ses tentatives assez désastreuses de se faire un nom dans le monde du théâtre.

C'est un livre que je conseille à tous ceux qui s'intéressent aux vies des auteurs, aux vocations artistiques. On peut voir que les auteurs dans les années 1880 rencontraient le même genre de difficultés que ceux d'aujourd'hui, la difficulté de se faire connaître, de vendre, l'incompréhension face à la critique. La jalousie d'Henry James envers un ami écrivain (Du Maurier) qui avait pondu un roman pas terrible qui avait remporté un énorme sucès alors que lui n'arrivait pas à susciter de buzz est assez comique aussi.

Ce livre commence par Henry James vieux et affaibli et j'ai été un peu inquiète où tout ça allait mener, mais on enchaîne assez vite sur la vie d'Henry James plus jeune et ses déceptions multiples et j'ai trouvé ça passionnant.

Quelques phrases notées en passant :

"Les directeurs de théâtre et les metteurs en scène sont la race humaine la plus encline à faire traîner les choses en longueur, la plus hésitante, la plus inconsistante que je connaisse." (p. 214)

Sur ses déceptions théâtrales : "Cinq années entières ! Cinq années, avec pour seuls fruits un demi-succès et un échec complet sur la scène, et les multiples ébauches de pièces non représentées [...]. La réécriture sans fin, les innombrables lettres, télégrammes et discussions, les espoirs conçus, anéantis puis ressuscités qui avaient occupé ces cinq ans n'avaient pour finir abouti à rien. La vanité de ces efforts ! Le gâchis !" (p. 357)

"Ecris une pièce de théâtre et tu sauras, mieux que je ne saurais te le dire, qu'une telle épreuve - odieuse, par essence ! - n'est rendue tolérable que si elle aboutit à un grand succès, et de combien de façons l'insuccès peut être dévorant et tragique, une amertume permanente qui s'insinue dans chaque palpitation de la conscience." (p. 378)

Ses réflexions, après avoir écrit pour la scène, de la nécessité de faire un plan pour ses prochains romans : "Lorsqu'on inventait une histoire à mesure qu'on la rédigeait, elle risquait en permanence d'emprunter trop de directions différentes, de passer par la conscience de trop de personnages, de traiter des thèmes trop nombreux pour obtenir une unité et une concentration de l'effet." C'est ce qui avait nui, il devait le reconnaître, à ses deux derniers romans, "La Princesse Casamassima" et "La Muse tragique". Et peut-être était-ce à cause de celà qu'il avait éprouvé la tentation d'adopter le support dramatique, avec ses contraintes formelles inhérentes.

Mais cette réflexion en amena une autre. Et si l'ont appliquait au récit littéraire la méthode qu'il avait employée pour écrire ses pièces de théâtre, à savoir un scénario, le résumé détaillé scène par scène d'une intrigue imaginée.

Dès lors, on aurait une maquette, pour ainsi dire, du roman ou de la nouvelle sous une forme virtuelle; on pourrait prendre la mesure de sa structure d'ensemble, en évaluer l'unité et la symétrie, et procéder aux ajustements nécessaires avant de se lancer dans le processus de rédaction.

Alors, pensa-t-il avec une excitation croissante, le principe dramatique lui-même, celui de la représentation scénique du vécu - "montrer" plutôt que "narrer" l'histoire, par la confrontation et l'interaction des personnages -, ne pourrait-il pas donner à la prose littéraire le genre de vigueur structurelle et d'élégance qui lui manquait si souvent, tout en laissant le romancier libre d'y ajouter la ressource sans prix, refusée au dramaturge, de pouvoir révéler dans toute leur dense complexité les cheminements secrets de la conscience ? (p.381)

La scène page 268 où Henry James assiste à une lecture de sa pièce volontairement saccagée par les comédiens sur ordre du metteur en scène (pour faire comprendre à l'auteur qu'il ne la monterait plus) est à la fois amusante et cruelle.

Bref, un livre bien foutu que j'ai eu grand plaisir à lire. L'admiration de David Lodge pour Henry James est contagieuse et m'a donné envie de m'intéresser davantage à ses écrits. Je viens d'acheter deux romans courts de lui, La bête dans la jungle et Le motif dans le tapis.

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06 juin 2012

"Pensées secrètes" (1H, 1F)

DSC02968Pensées secrètes, une pièce en deux actes écrite par David Lodge et publiée par les éditions de l'Avant-Scène (numéro 1317).

Mmm, pas ma pièce préférée de David Lodge. Ce texte était au départ un roman. Un metteur en scène a demandé à David Lodge la permission d'en faire une pièce de théâtre, ce qui lui a donné l'envie d'écrire sa propre version pour la scène.

Justement, j'ai bien peur que le problème soit là. Ce texte m'a paru être davantage un cours, une conférence sur les sciences cognitives, la conscience, le cerveau, qu'une pièce de théâtre.

Tout d'abord, je n'ai pas aimé le début. La scène est divisée en deux, et les deux personnages parlent chacun de leur côté. Helen parle tout haut en tapant son journal sur son ordinateur, et Ralph raconte ce qui lui passe par la tête dans un dictaphone... Je ne sais pas pourquoi mais je n'aime pas ce genre de scènes parallèles, cela sent un peu la solution de facilité. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas les gens qui parlent trop longtemps dans le vide, car qui fait ça dans la vie ?

Enfin bref, après les deux personnages se rencontrent, ont plus d'interaction l'un avec l'autre, mais le premier acte reste pour moi un échange d'idées, de théories sur ce qu'est le cerveau, la mémoire, etc. J'aime bien les réflexions intellos mais là, je n'ai pas accroché des masses. Le second acte offre plus d'échanges directs entre Ralph et Helen, mais du fait qu'ils continuent à baragouiner en solo dès qu'ils se séparent, je ne suis jamais rentrée dans le jeu. Peut-être qu'on est charmé par le jeu des acteurs, qui sait ?

Voici l'histoire. Helen est une romancière, Ralph est professeur de faculté. Ils se rencontrent lorsqu'Helen est invitée à donner des cours dans l'université où travaille Ralph. Helen vient de perdre son mari, Ralph est un scientifique éminent mais aussi un séducteur de première et les voilà qui lient connaissance en parlant du cerveau et deviennent amants.

C'est intéressant de voir comment une relation entre une femme et un homme peut naître et se développer sur scène, de la première rencontre à leur liaison, puis à leur séparation, mais du fait de procédé de narration et du message intello trop poussé, je n'ai pas accroché.

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17 mai 2012

L'Auteur ! L'Auteur !

DSC02984L'Auteur ! L'Auteur !, un livre de David Lodge que je viens d'acheter car j'aimais bien le titre. Je n'ai aucune idée de quoi ça parle, mais la quatrième de couverture est prometteuse :

Dans le précédent roman de David Lodge, Pensées secrètes, Henry James apparaissait en filigrane. Dans celui-ci, il se tient au centre de la scène.

Fourmillant de personnages célèbres - Oscar Wilde, Guy de Maupassant, George Bernard-Shaw -, L'Auteur ! L'Auteur ! nous plonge dans la vie littéraire et théâtrale d'une Angleterre délicieusement victorienne.

Avec le mélange irrésistible d'humour britannique et d'ironie brillante qui le caractérise, David Lodge nous dévoile, à travers la vie captivante d'Henry James, les rêves des gens de plume.

"Avec L'Auteur ! L'Auteur !, David Lodge a écrit probablement son meilleur livre, son meilleur roman. Le plus original." (Bernard Frank, Le Nouvel Observateur).

J'ai hâte de le lire.

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13 mai 2012

"L'atelier d'écriture" (3H, 2F + 1 voix d'homme)

DSC02970L'atelier d'écriture (titre original : The Writing Game) de David Lodge, une pièce en deux actes publiée par les éditions Rivages.

Toutes les histoires qui parlent d'écriture m'intéressent, surtout s'il y a une bonne dose d'ironie derrière, ce qui est le cas ici. Je relirai ce texte car je voulais tellement savoir ce qui allait se passer que j'ai lu les dialogues trop vite et ils méritent qu'on s'y attarde.

Encore une fois, les gens d'Hollywood n'y connaissent rien. J'ai entendu plusieurs fois dire qu'il fallait éviter d'écrire des histoires, des scénarios se concentrant sur des personnages écrivains, car parler d'écriture est barbant. Erreur ! On peut parler de littérature et du blocage de l'écrivain de manière marrante. Cette pièce en est la preuve.

J'ai bien aimé ce texte. C'est l'histoire d'un stage d'écriture organisé dans une ferme anglaise, permettant à divers aspirants écrivains de rencontrer trois auteurs confirmés, Léo, Maude et Simon. Je ne sais pas pourquoi je pensais qu'on allait parler davantage des étudiants que des animateurs, mais en fait ce sont les trois intervenants les personnages principaux de la pièce.

Léo est un juif new-yorkais qui a écrit un roman mais a du mal à écrire le suivant. Maude est une romancière anglaise populaire, qui a écrit des romans assez moraux, plutôt coincés, mais qui mène une vie sexuelle plutôt olé olé. On assiste à leur interaction après les cours, on découvre les personnes derrière le masque, ce qui les motive vraiment, Léo étant plus intéressé par séduire Maude que par le stage lui-même. Arrive alors Simon, que Léo ne peut pas piffer mais que Maude semble trouver à son goût.

Bref, on s'amuse bien. Ces trois écrivains agissent un peu comme des enfants gâtés, semblent toujours avoir un verre d'alcool en main (l'alcool serait-il le meilleur allié de l'auteur ?) et partagent leurs vues sur l'écriture. Chacun a son style, ses idées, et Léo, s'étant fait une fausse idée de Maude du fait de ses livres plutôt réservés, s'interroge sur la part autobiographique de nos écrits, sur ce qui vient de nous quand on met des mots sur papier, ce qui nous ressemble.  

Henry, le mari de Maude, appelle régulièrement pour les pomper avec ses problèmes domestiques (machine à laver qui ne marche plus, etc.), ponctuations au ras des pâquerettes qui contrastent avec leurs aspirations plus intellos.

Les lectures publiques que donnent les trois intervenants de leurs textes sont très drôles et montrent qu'à n'importe quel niveau de succès, il n'est pas évident de trouver son public, qu'on est toujours un peu incompris, voire pas loin de s'en prendre plein la figure. La lecture publique de Simon est originale, je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir à ceux qui souhaiteraient lire cette pièce.

Pour résumer, une pièce sympa.

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16 avril 2012

David Lodge

Pour faire suite à mon message d'hier...

J'ai quand même suffisamment aimé La vérité toute nue pour acheter deux autres pièces de David Lodge :

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L'atelier d'écriture et Pensées secrètes.

A bientôt donc pour mon avis sur ces deux textes.

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15 avril 2012

"La vérité toute nue" (2H, 2F)

DSC02941La vérité toute nue (titre original : Homes Truths) de David Lodge, une pièce en deux actes publiée par les éditions Rivages.

On m'a prêté cette pièce pour que je la lise et je trouve que c'est un texte amusant, sauf que la fin est ratée à mon avis. On parle d'un sujet pendant 85% de la pièce et à la fin, comme si l'auteur avait eu du mal à conclure son texte, on arrête de s'intéresser aux personnages que l'on suivait jusque-là pour parler d'autre chose, ce qui est un peu bizarre et laisse le lecteur sur sa faim. C'est ce que j'ai ressenti à la lecture en tout cas.

Voici l'histoire : Adrien vit à la campagne avec son épouse, Eléonore. Adrien est un auteur qui s'est retiré du monde après un grand succès littéraire des années plus tôt. Leur ami Sam, lui, est toujours dans le bain, écrivant des séries télé à succès. Il débarque chez eux un beau jour, furieux de s'être fait piéger par Fanny Tarrant, une journaliste de presse à scandale. Il s'est un peu trop laissé aller lors de leur interview et Fanny Tarrant s'est bien servie de ses confidences. Pour se venger, il demande à Adrien de lui tendre un piège et de la faire aussi parler d'elle. Fanny Tarrant ayant fort aimé le roman à succès d'Adrien, elle est partante pour l'interviewer. Fanny et Adrien prennent rendez-vous. C'est une drôle d'interview, du genre qui réussira à piéger l'autre, jusqu'à ce qu'une nouvelle (la mort de Lady Di) leur tombe dessus et leur fasse oublier leur petit jeu.

J'ai trouvé ça drôle l'interviewé qui veut renverser les rôles et n'arrête pas de poser des questions à la journaliste, mais la fin pour moi est bizarre. On assiste au jeu de manipulation entre Adrien et Fanny puis on oublie un peu tout ça pour parler de la mort le matin même de Lady Di.

C'est pourtant une pièce qui s'interroge sur des sujets intéressants, comme la réussite, la difficulté des rapports entre la littérature et la critique, le rôle de la presse à scandale. Pour résumer, cette pièce aurait pu être super, mais la fin m'a déçue.

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