02 février 2013

"Temps variable en soirée" (3H, 3F)

DSC02772Temps variable en soirée (titre original : Communicating doors ) d'Alan Ayckbourn, publiée par l'Avant-Scène (numéro 995).

Une pièce curieuse durant laquelle les protagonistes voyagent dans le temps grâce à des portes communicantes. On passe comme ça de 2014 à 1994, puis de 1994 à 1974, etc. Il faut s'accrocher et plutôt voir cette pièce d'un trait sur scène que la lire par petits bouts comme je l'ai fait car, même si j'ai bien aimé, je me suis sentie un peu perdue à la fin.

L'histoire n'est pas facile à raconter : nous sommes en 2014 dans une chambre d'hôtel où Ramona, une prostituée spécialisée dans le sadomaso, arrive pour y voir Ron. Ron n'a pas la forme et veut lui faire signer un papier important, impliquant son assistant Julian et lui-même dans la mort de ses deux épouses. Julian, réalisant ce qui se passe, poursuit Ramona qui s'échappe par une porte communicante et atterrit chez Ruella en 1994.

Ruella est la seconde épouse de Ron et elle est à deux doigts de se faire assassiner par eux justement. Ramona la persuade du danger qu'elle court et voilà Ruella qui, en passant par la porte communicante, arrive en 1974 dans la chambre d'hôtel de Ron et de sa première épouse, Jessica, qu'elle essaie de prévenir du danger dans lequel aussi elle se trouve. C'est ainsi que les deux épouses de Ron s'entraident pour essayer de changer le sort qui les attend.

Sympa, original, et on doit passer une bonne soirée à suivre les péripéties de ces femmes. J'ai préféré cette pièce à la dernière que j'ai lue d'Alan Ayckbourn (Entre nous soit dit) qui m'avait déçue.

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08 décembre 2012

"Entre nous soit dit" (2H, 3F)

DSC02771Entre nous soit dit (titre original : Just between ourselves), une pièce d'Alan Ayckbourn publiée par l'Avant-Scène (numéro 843).

Je ne sais pas trop quoi penser de cette pièce. Je n'ai pas trouvé les dialogues passionnants, ils sont très quotidiens, traduisant l'ennui, l'enlisement des personnages. L'histoire n'est pas très marrante non plus, mais à la fin on se dit tout de même que quelque chose s'est passé, que l'auteur a atteint son but dans l'histoire qu'il voulait décrire, à savoir démontrer la lassitude, la vie étriquée de certains couples de banlieue.

L'histoire se passe dans un garage. Denis veut vendre la voiture de sa femme, Véra. Neil, un client potentiel, arrive pour voir l'engin, car il veut acheter une voiture pour sa propre épouse, mais n'est pas convaincu et l'affaire ne se fait pas. Les deux couples sympathisent pourtant et se revoient. L'histoire montre leurs rencontres, la dégradation du couple de Neil et la maladie mentale de Véra que personne ne semble remarquer.

Pas très optimiste comme pièce. Un texte sur l'enlisement du couple, sur les vies parallèles qu'on mène, sur l'aveuglement d'un mari face à sa femme en proie à une maladie mentale.

C'est une pièce qu'il faut voir plus que lire, j'imagine. Je l'ai classée dans ma catégories des pièces comiques, mais on parle ici d'humour grinçant, d'humour sombre. Je ne me demande quand même si on ne s'ennuie pas un peu en la voyant. Pour résumer, ce n'est pas ma pièce préférée d'Alan Ayckbourn.

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05 décembre 2012

Derniers achats : pièces d'Alan Ayckbourn

Voici mes dernières emplettes, que des pièces d'Alan Ayckbourn  :

DSC02772DSC02771

D'abord, deux en français, Temps variable en soirée et Entre nous soit dit.

DSC02773Puis trois pièces en anglais réunies dans un seul ouvrage : Absurd Person Singular, Absent Friends, Bedroom Farce.

Voilà, j'espère qu'elles seront bien.

24 février 2012

"Pantoufle" (2H, 2F)

DSC02021Pantoufle d'Alan Ayckbourn, une pièce en deux actes publiée par l'Avant-Scène (numéro 462).

Une pièce qui est sympa, sur le thème du mari, de la femme et de la maîtresse.

L'histoire : Grégoire souhaite épouser Julie, mais celle-ci a un secret. Elle a une relation avec un homme marié, Philippe, depuis pas mal de temps. Souhaitant mettre de l'ordre dans sa vie, Julie part voir Philippe pour discuter de leur liaison tout en disant à Grégoire qu'elle part voir ses parents. Il la suit, prend son amant et sa femme pour ses parents et les quiproquos se multiplient.

Le titre de la pièce fait référence à des pantoufles que Grégoire trouve chez Julie et qui ne semblent appartenir à personne.

Alan Ayckbourn est un auteur que je trouve très chouette.

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13 février 2012

"L'amour est enfant de salaud" (2H, 2F)

DSC01986L'amour est enfant de salaud d'Alan Ayckbourn (titre original : Things we do for love), une pièce en deux actes publiée par l'Avant-Scène (numéro 1144).

Une pièce originale du fait de son décor, à savoir une maison à trois étages dont on voit le rez-de-chaussée, le plafond du sous-sol (et Gilbert, le locataire, quand il est perché sur une échelle pour repeindre le plafond), et un bout du premier étage (les jambes de Nikki et de son ami quand ils remontent chez eux). Il fallait y penser.

L'histoire : Barbara loue le sous-sol et le premier étage de la maison qu'elle a héritée. C'est un peu une célibataire endurcie, qui n'a pas l'air de trop aimer les hommes, jusqu'au jour où elle accueille sa copine Nikki et son copain Hamish qui sont en train de faire des travaux chez eux. Elle découvre une passion pour Hamish, passion réciproque qui a des répercussions dévastatrices pour la pauvre Nikki et le locataire du dessous, Gilbert, qui était secrètement amoureux de Barbara.

Très bien fait. L'espace scénique n'est vraiment pas banal, les allées et venues des personnages entre les trois niveaux doivent être intéressantes à voir sur scène.

Je comprends maintenant pourquoi Alan Ayckbourn est considéré comme le maître de la comédie anglaise. Paraît-il qu'il serait le dramaturge le plus joué après Shakespeare. Pas étonnant.

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26 décembre 2011

Dramaturges de l'année ?

Découverte : Alan Ayckbourn.

Re-découverte : Jean Anouilh et Ray Cooney.

Voici les auteurs que j'ai particulièrement appréciés cette année.

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05 décembre 2011

Alan Ayckbourn

Un rapide topo sur ce dramaturge anglais.

Alan Ayckbourn est né à Londres le 12 avril 1939.

Il est dramaturge (le plus joué au monde après Shakespeare), mais aussi comédien, directeur de théâtre, metteur en scène...

Quelques-unes de ses pièces qui ont été traduites et publiées en français :

Les uns chez les autres (titre original : How The Other Half Loves)
Temps variable en soirée (Communicating doors)
L'amour est enfant de salaud (Thing We Do For Love)
Pantoufle (Relatively Speaking)
Entre nous soit dit (Just Between Ourselves)
Une table pour six (Time of My Life)
Mariages et conséquences (Absent Friends)

Pour ceux qui parlent anglais et souhaitent en savoir davantage, voici son site web (ici).

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04 décembre 2011

"The Crafty Art of Playmaking", Alan Ayckbourn

DSC01930Un livre (en anglais) du dramaturge Alan Ayckbourn où il parle de sa manière de procéder lorsqu'il écrit une pièce. Il sait de quoi il parle, il en a écrit plus de soixante.

Il y a deux sections dans ce livre, une première sur l'écriture, une seconde sur la mise en scène. Je n'ai lu que la partie consacrée à l'écriture (96 pages).

Alan Ayckbourn organise ses réflexions autour de 39 "règles évidentes" (Obvious rules). Par exemple, la première : Never look down on comedy or regard it as the poor cousin of drama (Ne jamais traiter la comédie comme une forme inférieure à celle du drame). Pour lui d'ailleurs, plus le drame est obscur et difficile, plus on doit y chercher l'angle comique (surtout à la mise en scène), pour donner un temps de répit au récit et aux spectateurs.

Autour des grands problèmes que pose l'écriture d'une pièce, comme le style, la construction, le temps et le lieu de l'action, il examine les questions que l'on doit se poser à chaque stade et les choix à faire. Il illustre ses propos en parlant de ses propres pièces et il est préférable de les connaître si on veut pleinement profiter de ses conseils.

Alan Ayckbourn insiste sur l'importance du travail préliminaire, le temps que l'on doit prendre avant l'écriture proprement dite. Selon lui, on ne passe jamais trop de temps sur le travail en amont, qui peut prendre un an.

Ses années à côtoyer des dramaturges débutants lui ont fait remarquer que l'une des grandes erreurs des novices est de vouloir faire trop compliqué, de vouloir traiter plusieurs idées de pièces dans une seule. Il faut savoir trancher dans le tas et faire simple.

Ce que l'on retire surtout de ce livre, c'est l'importance de cogiter sérieusement avant d'écrire quoi que ce soit. On ne peut pas se lancer dans l'écriture d'une pièce la tête la première, sans avoir une bonne vision d'ensemble préalable, il y a tout un travail cérébral à faire avant de penser dialogues. Eh oui, écrire une pièce est un sacré boulot, Alan Ayckbourn nous le confirme dans cet ouvrage.

Passionnant. Je le relirai lorsque j'aurai lu la majorité de ses pièces. 

11 septembre 2011

"Une table pour six"

Je cherche à acheter la pièce Une table pour six (titre original : Time of my Life) d'Alan Ayckbourn depuis environ six mois et je reviens toujours bredouille de mes expéditions sur Internet.

Epuisé ! Actuellement non disponible ! Voilà ce que je lis partout. Qu'est-ce que les éditeurs attendent pour faire un nouveau tirage ?

Je n'aurais aucun problème à me la procurer en anglais, mais je préfère lire en français.

En espérant la trouver bientôt...

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07 septembre 2011

Sir Alan Ayckbourn

Le dramaturge Alan Ayckbourn se plaignait hier dans la presse britannique de voir des grands rôles de théâtre aller à des gens connus au détriment d'acteurs plus doués pour les jouer.

Il faisait référence à la tendance qu'ont les producteurs de choisir des personnalités telles que Bernard Tapie ou Patrick Sébastien (pour trouver l'équivalent français) pour mettre à la une des affiches des théâtres et faire venir le public.

Une actrice anglaise se plaignait aussi de voir des rôles importants partir à des "célébrités' sorties des programmes de téléréalité. Plus besoin d'étudier le théâtre, d'apprendre pendant des années le travail d'acteur, on passe dans un programme pour trouver une star de la chanson ou autre et hop ! on se retrouve inondé d'offres pour jouer tel ou tel rôle.

Je suis d'accord, ça craint sérieusement !

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