13 novembre 2015

Lire un texte sur scène, est-ce du théâtre ?

distribution

Contrairement à ce que j'ai dit hier, je vais m'étendre sur ces lectures sur scène.

Je ne comprends pas par exemple le succès des pièces où deux acteurs se lisent des lettres, le nez fourré dans des papiers. Bonjour l'interaction avec le public ! Pour moi, ce n'est pas du théâtre, mais juste une lecture de paperasse.

Pas vraiment du théâtre non plus quelqu'un qui parle tout seul sur une scène, l'acteur devient alors plus un conteur qu'autre chose.

D'où ma question : sans échanges et dialogues entre plusieurs personnages, peut-on parler de pièce ?

Goupiller des entrées et des sorties de personnages et faire qu'une histoire se raconte par le biais de dialogues entre plusieurs acteurs est un sacré boulot. Seul ce travail-là, pour moi, mérite l'appellation de pièce de théâtre, le reste n'est que raccourcis.


05 août 2015

Ecriture théâtrale : action, action !!!

clip_film

On dit ACTION ! avant chaque tournage de scène de film et il pourrait en être de même au théâtre avant tout lever de rideau.

Comme je viens de le dire, les personnages de théâtre ne viennent pas sur scène pour y poser leurs fesses et s'y tourner les pouces, ils sont là pour y faire quelque chose. Chaque personnage a une raison d'être et tente d'arriver à faire quelque chose. 

Dans le roman, on peut croiser des personnages qui ne sont pas en mouvement. Ils peuvent stagner, déprimer, glander, et on peut les croiser furtivement pour les besoins d'une conversation sans devoir justifier pourquoi ils se trouvent là, à cet endroit, à ce moment précis de l'histoire.

Au théâtre, ce n'est pas le cas. Chaque personnage doit démontrer une envie, même si c'est l'envie de dormir, et on ne peut pas créer un rôle et le laisser tomber. Il faut qu'à la fin de la pièce on sache si les personnages ont réussi ou non à faire ce qu'ils voulaient faire. Comme au cinéma, leur parcours doit être bouclé. Au roman, on peut laisser le flou planer pour certains d'entre eux. L'optique, le travail sont différents.

18 février 2014

Ecriture théâtrale : plus jamais !

a_vos_plumes_2

Plus jamais je me lancerai dans l'écriture d'une nouvelle pièce.

Voilà ma pensée hyper positive du jour.

Trop de prises de tête pour une même personne !

24 août 2011

Je ne sais plus parler français !

Je vis en Angleterre depuis pas mal de temps et je me rends compte que, si je ne maîtrise toujours pas l'anglais, j'ai aussi perdu mon aisance dans ma langue maternelle, le français. Je sais que je ne devrais pas le crier sur tous les toits dans la mesure où je présente certains de mes textes sur ce blog, mais autant être honnête.

Pour faciliter ma tâche au quotidien, je fais une sorte de traduction instantanée dans ma tête du français vers l'anglais, routine qui m'a forcée au fil des ans à remanier un peu le français pour rendre cette gymnastique du cerveau plus facile. Je n'en voudrais à personne de m'avoir déjà lâchée...

Le résultat de ce petit exercice ? Je place désormais mes adjectifs à l'anglaise, et parfois je perds carrément les pédales et je ne sais plus très bien dans quel ordre on met les mots. Bilingue ? Pas vraiment, je ne parle plus aucune langue !

Je dois relire mes textes en français je ne sais pas combien de fois pour noter mes petites bizarreries de langage (que je ne remarque parfois qu'à la dixième lecture). Je ne parle même pas des accents, que je ne sais plus où mettre, et des mots anglais que je francise sans m'en rendre compte et qui sont heureusement aussi vite soulignés en rouge dans Word. Et les accords du complément d'objet direct ? L'emploi du subjonctif ? Passons là-dessus.

Vouvoyer les gens est devenu pour moi un problème. Cela me paraît impossible de placer dans un dialogue : Cela ne vous dérange pas qu'on se tutoie ? C'est là qu'on se rend compte que le français est une langue compliquée.

Cet état de choses m'irrite d'autant plus que j'ai travaillé un bout de temps dans l'édition et que mes premiers boulots en Angleterre étaient d'adapter des livres de voyage anglais pour le marché français, et de les relire, ce que je ne suis plus trop capable de faire.

Enfin bref, me voilà sans maîtrise parfaite d'une langue, ce qui est quand même un peu vache. Si vous remarquez des tournures de phrases un peu bizarres, vous saurez pourquoi...

Posté par latetearire à 07:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

04 juillet 2011

Quand c'est fini...

MB900286930_1_

Parfois quand on commence une histoire, on a une certaine idée de ce qu'elle va donner, de quoi elle va parler, des personnages... puis les mois passent, différentes moutures naissent, et quand on arrive à la fin, on est parfois un peu surpris de voir le résultat.

De nombreux changements ont eu lieu entre l'idée de départ et la réalisation finale et je trouve toujours amusant de voir les déviations que l'on prend.

Un auteur de théâtre est un peu comme une couturière qui se met à faire une robe en fin de compte. Le tissu est toujours là à la fin, la robe peut toujours être portée, mais au lieu de produire la robe ultra chic de taille 38 qu'on avait en vue pour se rendre à l'Opéra, on se retrouve avec une robe tunique de taille 42 parfaite pour aller à la plage.

On a maîtrisé ce qu'on a pu, mais une robe, comme une pièce, semble avoir sa propre vie et guider celui ou celle qui la réalise vers ce qu'elle veut devenir. Très étrange.

Posté par latetearire à 06:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

13 mai 2011

Ecrire et faire du bricolage

Drôle de lien, me direz-vous, ben non, pas tant que ça. Je dois repeindre ma cuisine et je trouve qu'il y a beaucoup de parallèles entre l'écriture et s'énerver avec ses pinceaux dans sa cuisine.

En gros, dans les deux activités, rien ne va jamais comme on le veut, et le travail n'est jamais aussi rapide qu'on le pense.

On croit que l'on n'a qu'à repasser une petite couche de peinture blanche et que notre cuisine sera toute belle et aura repris un sacré coup de fraîcheur, ben pas si vite...

Il y a des trous partout qu'il faut reboucher et qu'on avait cachés derrière des cadres, et maintenant qu'on a repeint un mur, on se rend compte que le plafond est dégueulasse et que plus rien n'est vraiment blanc, et voilà, au lieu d'un petit week-end à se débarrasser de cette corvée, on en a pour quinze jours à vivre dans le foutoir.

Les problèmes apparaissent au fur et à mesure, comme lorsque l'on écrit, des problèmes qu'on n'avait pas imaginés avant de commencer.

Certes, le fait que j'ai un jour essayé de fixer un dévidoir à Sopalin près de mon four et ai fait un gros trou dans l'une des tuyauteries de ma cuisine n'aide pas les choses, mais écrire est aussi un peu comme ça.

Dans un moment de fausse inspiration, on pense faire avancer le schmilblick en créant un nouveau personnage ou en s'orientant dans une nouvelle direction, mais en fait on perd son temps, on est obligé de tout rayer, ou, dans le cas de mon dévidoir à Sopalin, d'éponger son mur deux heures durant en attendant l'arrivée du plombier.

Les intentions peuvent être bonnes des deux côtés, mais n'amener en fin de compte qu'à une grande pagaille.

Voilà, une analogie que l'on ne trouve pas dans les manuels d'écriture, mais que je trouve, en ce premier jour de bricolage, très appropriée.

Posté par latetearire à 07:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

28 décembre 2010

L'esprit critique

Quelque chose de bizarre m'arrive quand je finis un projet, j'ai tendance à perdre tout sens critique.

Quelqu'un pourrait me dire que mon histoire est très bonne, l'idée excellente, que j'acquiescerais, toute fière.

Quelqu'un d'autre viendrait me dire exactement le contraire que je commencerais à grimacer et à relire mon texte illico presto, en me demandant dans le fond s'il n'a pas raison.

Une tierce personne s'en mêlerait et dirait tout autre chose et je me verrais bien lui dire : "Vous savez, j'arrivais à la même conclusion."

Que faire dans ces cas-là ?

Planquer le manuscrit en question en attendant de retrouver l'esprit critique ?

Malheureusement, cela ne marche pas toujours. Il y a des projets qui nous échappent, qu'on est incapable de juger. Ce qui est assez énervant d'ailleurs, pourquoi n'arrive t-on pas à juger ce qu'on écrit ?

Un peu alarmant comme phénomène, ne nous attardons pas trop là-dessus, d'accord.

Posté par latetearire à 07:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :