29 novembre 2015

Pièces de théâtre comiques : faut-il en écrire (2)

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Message positif de fin d'année.

Je me rends compte qu'écrire des pièces de théâtre est loin d'être inutile lorsqu'on décide de s'attaquer à l'écriture d'un roman, 2/3 du travail est grandement facilité. On s'est penché suffisamment sur les problèmes de structure pour construire facilement son histoire et les dialogues viennent facilement.

Reste le travail narratif à maîtriser, décrire l'action au lieu de la montrer, ce qui est assez prenant en soi. Attaquer les trois fronts en novice serait trop dur d'un coup, donc conclusion ?

Ecrire des pièces de théâtre est une très bonne manière de passer son temps !


13 novembre 2015

Lire un texte sur scène, est-ce du théâtre ?

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Contrairement à ce que j'ai dit hier, je vais m'étendre sur ces lectures sur scène.

Je ne comprends pas par exemple le succès des pièces où deux acteurs se lisent des lettres, le nez fourré dans des papiers. Bonjour l'interaction avec le public ! Pour moi, ce n'est pas du théâtre, mais juste une lecture de paperasse.

Pas vraiment du théâtre non plus quelqu'un qui parle tout seul sur une scène, l'acteur devient alors plus un conteur qu'autre chose.

D'où ma question : sans échanges et dialogues entre plusieurs personnages, peut-on parler de pièce ?

Goupiller des entrées et des sorties de personnages et faire qu'une histoire se raconte par le biais de dialogues entre plusieurs acteurs est un sacré boulot. Seul ce travail-là, pour moi, mérite l'appellation de pièce de théâtre, le reste n'est que raccourcis.

03 novembre 2015

La comédie (2)

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Pour revenir à mon message d'hier et au fait que tout le monde s'accorde à dire que le travail d'écriture d'une comédie est difficile, plus difficile qu'un drame, mais comme on parle de rire, de s'amuser, quelque part un petit dérapage se fait assez vite, j'ai l'impression.

Comme on a la chance de baigner dans un "produit " qui s'appelle la rigolade, on en conclut malgré tout que tout n'est pas aussi difficile que ça et on se contredit aussi vite. On aurait presque de la chance de travailler dans la légèreté, donc si quelque part il y a beaucoup moins d'opportunités que pour le drame, aucune comédie qui se voit descerner le prix du festival de Cannes ou un Oscar, eh ben ce n'est pas trop grave, on a déjà beaucoup de chance, non ?

Ecrire une comédie est plus difficile qu'un drame, on l'admet dans l'abstrait, mais dans la pratique, rien n'est fait vraiment pour l'honorer. Encore une fois, dans tout autre domaine, ce serait le contraire, ce ne serait pas que des paroles en l'air. Vraiment étrange.

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02 novembre 2015

La comédie

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Je viens d'entendre un romancier connu parler à la télé et ce qu'il disait est intéressant.

Il disait que le genre comique est le plus difficile à réussir, ce qui explique que les scénaristes de comédies en fin de carrière n'arrivent plus trop à en écrire de bonnes, car le travail qu'elles nécéssitent est tel que l'énergie n'est plus là. 

Un auteur de drames s'en sortira toujours bien, mais celui qui choisit d'écrire des comédies doit assumer un tel boulot qu'au bout d'un certain temps, il s'essouffle, les ressorts comiques ne sont plus aussi imaginatifs, bref qu'écrire une comédie est tellement difficile que le travail épuise, use au fil des ans. Je crois que c'est assez juste.

Donc, ce que je ne comprends pas encore une fois, et désolée de radoter, c'est que tout le monde s'accorde à dire que la comédie est le genre le plus difficile à écrire, et pourtant on ne fait pas grand-chose pour montrer à quel point on la prend au sérieux. Quand quelque chose est difficile généralement, il y a des structures qui se montent en parallèle pour aiguiller les pauvres tondus qui s'y collent, mais non, pas pour la comédie, on regarde ailleurs. Situation qui n'a aucun sens donc.

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20 septembre 2015

Ecriture théâtrale comique

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Si je ne suis plus passionnée par l'écriture théâtrale, je suis toujours fascinée par l'art de la comédie.

Quelque chose s'est cassé en moi côté théâtre, sûrement à cause de la difficulté de la tâche. 

Je ne sais pas si j'ai écrit une bonne pièce de théâtre comique pour finir, tout ce que je sais c'est qu'essayer d'en écrire une est un travail de titan, et qu'il y a une disproportion flagrante entre le travail que cela demande, indépendamment du résultat, et la considération portée au texte une fois qu'il est terminé.

Personne ne veut lire, n'est intéressé, et j'ai même décelé du mépris chez certaines personnes du genre : ah bon, vous croyez que vous pouvez écrire quelque chose de décent, vous ?

Donc on se retrouve avec son texte sur les bras, dans l'impossibilité de l'améliorer, car on a besoin du travail avec des comédiens et l'avis des autres pour le faire, et si on multiplie cette impasse plusieurs fois, toute personne normalement constituée s'interroge, doute et pose la plume.

Pour le roman c'est différent, car lorsqu'on se lance dans un roman, on sait qu'on est seul devant sa page blanche et on l'accepte d'emblée. Un texte de théâtre, tout comme un scénario, demande un investissement, la participation des autres, n'est qu'un brouillon en fin de compte, une proposition d'histoire, donc on est plus vulnérable, plus en attente du partage.

Avec l'écriture théâtrale comique en plus, on se retrouve assez vite dans un cercle vicieux, car pour arriver à pondre un texte léger qui tient plus ou moins la route, il faut avoir écrit des moutures vraiment pas terribles qu'on fait malheureusement circuler trop vite pour avoir un écho, ce qui pousse les pros du théâtre à grogner dès qu'ils voient arriver une comédie dans leurs établissements, s'attendant par expérience au pire des charabias.

La création d'un comité de lecture uniquement branché comédie aiderait, car une comédie qui se retrouve sur le bureau de quelqu'un qui vient de lire un texte qui lui a arraché des larmes ne peut être jugée qu'inconséquente et idiote.

Bref, l'écriture théâtrale comique étant pour moi la forme d'écriture la plus difficile qui soit, il faudrait que davantage d'auteurs s'y collent et non pas moins.

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02 mars 2014

Univers parallèle

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Quand je regarde des extraits de nouvelles pièces à l'affiche, eh bien j'ai l'impression que la scène comique évolue parfois dans un monde parallèle, sans aucun lien avec le monde réel.

Je viens de voir un extrait d'une pièce soi-disant sur la vie d'entreprise où tout le monde se sautait dessus pour obtenir des promotions. Les comportements étaient tellement exagérés qu'ils en devenaient ridicules. Aucun souci de vraisemblance, ce qui est souvent à la base du rire selon moi. Si c'est trop poussé, plus vrai du tout, c'est là qu'en général on prend du recul et on décroche.

J'aime l'outrance curieusement, alors tout est peut-être une question du talent du dramaturge. Peut-être qu'il s'agit moins de problème de vraisemblance que d'humour gras, bien huileux. Bref, quand je vois certains spectacles, je me dis mais qui peut gober des énormités pareilles ?

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20 février 2014

Comédies gaies... et moins gaies

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Je me rends compte que si certaines de mes comédies sont légères, d'autres sont plus grinçantes, voire assez tristes. Je préfère écrire les premières, les sujets les plus frivoles.

Mais j'ai bien conscience parfois de vouloir faire une comédie d'un sujet qui n'est pas joyeux. Parler du temps qui passe par exemple ou de la mort d'un proche, il y a plus hilarant, mais j'aime malgré tout adopter un ton gai.

Peut-on parler de tout en essayant d'amuser ? De manière faussement légère ? Tant que ce n'est pas de mauvais goût ou blessant pour quelqu'un, il me semble qu'on peut y aller. En tout cas, ce n'est pas parce qu'un sujet fait a priori pleurer qu'on ne peut pas essayer d'en rire.

Je dirais même que c'est pour moi la seule façon d'entendre parler de thèmes qui sont durs. Le traitement comique aide à les rendre moins indigestes. Parler de la mort d'un proche sérieusement serait trop plombant et pas le genre de spectacle pour lequel je me déplacerais. Même dans les films durs, j'aime un dialogue par ci par là amusant, ça rend le tout moins horrible.

Rien à faire, c'est mon style de récit.

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19 février 2014

Ecriture théâtrale : plus jamais ! (2)

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Je vais expliquer mon message d'hier.

Comme je n'aime pas laisser des projets en plan, je me pousse à finir certaines pièces, et vu le travail que ça demande quand on a déjà fait une grande partie du boulot, je pense que je n'aurai jamais plus l'énergie d'en recommencer une à zéro.

Impossible de retrouver mon enthousiasme d'il y a 4 ans, je peux corriger, compléter, creuser, reprendre différents passages, mais repenser à une nouvelle idée, no thank you.

Too much work.

18 février 2014

Ecriture théâtrale : plus jamais !

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Plus jamais je me lancerai dans l'écriture d'une nouvelle pièce.

Voilà ma pensée hyper positive du jour.

Trop de prises de tête pour une même personne !

19 janvier 2014

6 personnages

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Je ne sais pas pourquoi les premières pièces que j'ai écrites sont à six personnages. Beaucoup trop ambitieux à mon avis pour des premiers projets. Plus facile de mener à bien une pièce avec trois ou quatre.

Il faut sacrément réfléchir pour ne pas s'emmêler les pieds avec six personnages.

Mon conseil donc à ceux qui commencent est d'écrire pour des distributions plus réduites.