20 novembre 2015

Faut-il être riche pour faire entendre des histoires ?

euros

Je parle du théâtre comme du cinéma.

Au théâtre, de plus en plus d'auteurs en France achètent des établissements et y jouent leurs pièces.

Au cinéma, je vois qu'Angelina Jolie commence à sortir des projets maison, des films écrits, produits par elle et dans lesquels elle joue avec Brad Pitt. Ils multiplient les interviews ces derniers jours pour créer le buzz, d'où ma question : faut-il être riche pour faire entendre ses histoires ?

Je sais bien que quand on a plein d'argent, on peut le dépenser à sa guise, mais quand même, il doit y avoir des bons scénarios qui traînent dans des studios de production et ne voient pas le jour par manque de financement, alors qu'Angelina Jolie écrit un scénario (est-ce son premier ?), se produit elle-même et trouve d'emblée un distributeur.

Son film s'intitule By the sea et parle d'un couple qui tente de reconnecter en faisant un break dans le sud de France. Rien n'a  l'air de se passer et les critiques sont loin d'être élogieuses... mais bon, c'est la vie, le film sort en salle.


06 février 2012

Transmettre ce qu'on veut dire

question_du_jourCombien de temps passe-t-on dans une vie à essayer de transmettre ce qu'on veut dire ?

Question un peu bizarre, je sais bien, mais parfois je me demande pourquoi les choses ne nous arrivent pas plus simplement, du genre tout cuit. On a une idée, on veut dire quelque chose, et hop, on le dit ou on l'écrit et il n'y a aucun problème, tout le monde comprend le message et tout roule sur des roulettes. Pas besoin de trente-six versions ou de répéter à l'avance, les mots viennent tout de suite et transmettent exactement ce qu'on a dans la tête. Aucune incompréhension possible.

Je ne parle même pas de théâtre, là, mais de la vie de tous les jours. Même pour une petite lettre que l'on doit envoyer pour remercier quelqu'un suite à un cadeau ou à une occasion quelconque, que c'est fatigant ! Pourquoi doit-on mariner pendant des heures dans la confusion totale, griffonner plusieurs brouillons pour arriver enfin à cerner ce qu'on cherchait à exprimer ?

Ah ! là ! là !, communiquer n'est pas de la tarte.

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25 août 2011

Réflexion sur le temps

Pas celui qui passe trop vite et nous donne des rides, trop déprimant, mais celui qui semble travailler pour nous en silence quand on a un problème. Bizarre, celui-là.

La nuit porte conseil, dit-on, mais c'est si juste.

On laisse une histoire de côté et comme par magie, quelque temps plus tard, le problème qui vous empêchait de continuer a disparu et tout paraît s'être élucidé sans vous.

Sympa quand même.

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14 août 2011

Bloqué ?

Il me semble qu'il y a différents types de blocage.

Il y a le blocage complet, les jours où l'on n'arrive à rien, pas seulement dans l'écriture, mais dans tout. On veut faire un gâteau, on oublie de mettre la farine... ou la farine tombe par terre... ou on se coupe le doigt sans avoir manié un couteau. Bref, on est nul sur toute la ligne. Ce genre d'inefficacité totale m'arrive pas mal malheureusement (je n'oserais compter). Ces jours-là donc, tout travail créatif est à éviter. Il faut acheter des gâteaux tout faits et voir les pièces, lire les romans des autres.

Il y a aussi le blocage inhérent à tout récit. Une histoire ne s'écrit jamais d'un trait et on arrive toujours à un moment où on ne peut plus avancer. C'est un faux blocage en quelque sorte, car c'est l'histoire qui coince, pas la personne qui l'écrit. Il faut juste passer à un autre projet.

Il y a aussi le blocage lié à une tâche en particulier. On se force à relire un texte parce qu'on doit l'envoyer alors qu'on aurait plutôt envie d'écrire. On n'est pas bloqué, on peut toujours être créatif, mais on n'arrive pas à mener à bien la tâche que l'on s'est assignée. Alors là, soit on se force, soit on s'écoute.

Si on se force, là c'est dur, on se croit en effet bloqué, car on lutte contre soi-même. Si on s'écoute et on fait autre chose que prévu, on avance tout de même, on finit juste un projet qui n'était pas urgent au détriment d'un autre qui devait être bouclé depuis des lunes.

Personnellement, j'essaie toujours de me forcer un peu, sans m'entêter. Alterner les projets est une bonne manière de ne jamais se sentir bloqué, tout comme écouter ses penchants du jour. Il est plus productif, si on le peut, d'être en harmonie avec ce qu'on a envie de faire. Tant que la petite voix dans notre tête ne nous dit pas de tout jeter à la poubelle et d'aller se la couler douce à la terrasse du café du coin, on est bon. On fait peut-être autre chose que prévu, mais on travaille tout de même.

Il y a aussi le blocage des jours où l'est épuisé parce qu'on a trop bossé. Là non plus, il n'y a pas grand-chose à faire, il faut attendre de se ressourcer.

Au total, cela fait malheureusement pas mal de jours où ce n'est pas la grande efficacité...

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03 août 2011

Lettre d'un lecteur

Ce message complète celui d'hier sur les lettres de refus.

Je garde toutes mes lettres de ce type dans un beau classeur jaune. En première page du classeur, j'ai inséré une lettre envoyée par un lecteur, Simon Whaley, à la revue anglaise Writers' News. J'étais abonnée il y a quelques années à cette revue sur l'écriture, et j'ai trouvé cette lettre du courrier des lecteurs sympathique.

La voici en anglais :

Rejection letters shouldn't be taken personally, I refer to my rejections as 'Not today, thank you' letters instead.

A few years ago, I submitted an article to Norfolk Journal magazine, which soon found its way back through my letterbox. Dejected, I put it to one side and forgot about it.

Twelve months later, Writers' News advised that a new editor was in post, so I printed off a fresh copy and popped it in the post. It came back once more. Some time later, again in Writers' News, I discovered there'd been another editorial change, so I sent off a fresh copy. Third time lucky. It was accepted, despite the third submission being exactly the same as the previous two.

This month sees publication of another article that has seen rejection. Ironically, it's been accepted by the very same editor at the very same magazine who rejected it ten years ago. So you see - rejection isn't the end of the world, it just means 'Not today, thank you'.

En gros, ce qu'il dit, c'est que les lettres de refus ne doivent pas être prises trop à cœur, il les appelle "les lettres qui ne sont pas pour aujourd'hui, merci".

Il y a quelques années il a envoyé un article à un magazine qui lui a été vite retourné. Un an après, apprenant qu'il y avait changement de personnel, il a renvoyé l'article. Second refus. Plus tard, apprenant encore que la personne du dernier refus avait quitté son poste, il a renvoyé l'article qui, cette fois, a été accepté, sans qu'il ait changé un mot.

Au moment où il écrivait cette lettre, il avait un autre article qui venait d'être publié dans un magazine... article accepté par le même éditeur du même magazine qui l'avait refusé dix ans plus tôt. Donc, pour lui, les lettres de refus ne sont pas la fin du monde, elles veulent juste dire : "Pas aujourd'hui, merci".

J'espère que si Monsieur Simon Whaley tombe sur ce blog, il ne m'en voudra pas d'avoir fait figurer son courrier. Impossible pour moi de lui demander sa permission.

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02 août 2011

Non !!!

Elles sont un peu dures à encaisser les lettres de refus... Les pires sont celles qui ne disent rien, qui sont des lettres types du style :

Le comité de lecture a lu votre texte. Malgré certaines qualités, il n'a pas été retenu.
Sachant que notre avis demeure par définition subjectif, il ne préjuge pas de celui
d'autres comités de lecture.

En vous remerciant de votre envoi...

On n'apprend rien, on n'a aucune idée si cela vaut le coup de renvoyer un texte un jour ou non... Le flou complet.

Celles qui mentionnent un problème de politique éditoriale sont déjà plus intéressantes, car on ne peut pas avoir de succès si l'on ne correspond pas au genre, aux choix éditoriaux d'un théâtre ou d'une maison d'édition.

Si le théâtre cherche un texte sérieux, éducatif, et qu'on leur présente une histoire aussi légère qu'une plume, forcément cela ne va pas coller. Faire une petite recherche internet sur les textes montés par les théâtres permet de se faire une idée de ce qu'ils recherchent à l'avance et d'éviter les courriers inutiles.

Voilà une lettre du genre :

Le comité de lecture de notre théâtre a enfin pu prendre connaissance de votre texte.
Malgré ses qualités, nous sommes au regret de vous informer que votre proposition
ne correspond pas aux choix artistiques ou thématiques des saisons à venir.

En espérant que vous comprendrez les contraintes qui sont les nôtres...

Après il y a les lettres plus personnelles, qui sont parfois dures à encaisser, mais qui font avancer le schmilblick. Il m'arrive de ne plus pouvoir écrire pendant deux jours après avoir reçu un courrier pareil, pas parce que je suis découragée mais parce que je cogite pour essayer de comprendre ce qu'on vient de me dire, de lire entre les lignes. Exemple : mes messages du 4 et 5 décembre 2010.

Une petite note positive sur les lettes de refus : le manuscrit Harry Potter de J. K. Rowling a été refusé plus d'une dizaine de fois par différents éditeurs (douze fois, si je me souviens bien). La preuve qu'il ne faut jamais se décourager !

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26 décembre 2010

"Pas si simple"

clip_filmPas si simple, de Nancy Meyers (titre original : It's complicated)

Bof, pas terrible ce film, je trouve.

Avant de le voir à la télé, j'avais lu le scénario en anglais et n'avais pas été impressionnée, mais parfois on peut se tromper. Avec Meryl Streep et Alec Baldwin dans les rôles principaux, peut-être qu'ils avaient réussi à en faire quelque chose de ce texte.

Ben non. On voit toujours arriver les situations à l'avance, Meryl Streep passe son temps à s'esclaffer comme si elle avait trop bu, ses enfants âgés de 20 ans agissent comme s'ils en avaient 10... Pourquoi, dès qu'on parle comédie, les acteurs se mettent à agir comme s'ils étaient retardés ?

L'histoire aurait pu être intéressante. Un couple divorcé se demande s'ils ont bien fait de se séparer et s'il n'y a pas toujours des sentiments qui languissent entre eux. Cela peut arriver après tout.

Le problème est que dans le film le mari a quitté sa femme pour une jeunette dix ans plus tôt. Peu de femmes pardonneraient cela. S'ils s'étaient séparés d'un commun accord, on aurait pu davantage croire à leurs retrouvailles.

Le problème aussi c'est qu'un mari qui essaie de séduire son ex-femme s'y prend de manière plus adulte que de l'épier la nuit tombée dans son jardin. Ce genre de scène n'existe pas dans la vie de tous les jours. Personne ne se pointe dans le jardin de son ex-épouse pour voir ce qu'elle trafique, je suis désolée.

C'est comme s'il y avait un langage propre aux comédies romantiques. Tout le monde sait que cela ne se passe jamais ainsi dans la vie, mais parce que c'est une comédie romantique, ce n'est pas grave, les scénaristes ne se sentent pas obligés d'être vraisemblables, tout est permis. Très bizarre comme phénomène.

Une comédie romantique est une histoire comme une autre, pourquoi ne pas montrer les choses de manière plus mesurée, comme elles sont ?

C'est dommage car j'avais bien aimé Tout peut arriver (Something's gotta give) de Nancy Meyers, avec Jack Nicholson et Diane Keaton.

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18 décembre 2010

Je dois faire preuve d'un manque d'ouverture

O.k., je me corrige aussi vite.

Si j'avais plein de sous, je sortirais au théâtre tous les soirs et irais voir tous les spectacles qui se jouent, tous genres confondus.

Ne roulant pas particulièrement sur l'or, je dois choisir mes sorties avec un budget en tête et c'est là que je dois faire preuve parfois d'un certain manque d'ouverture.

Une copine, qui ne roule pas non plus sur l'or, est prête à aller voir n'importe quel spectacle et à y trouver du bon, même si parfois elle doit se creuser la tête.

Ce n'est pas mon cas. Je dirais même que je suis contre tout d'avance, contre par principe.

Lorsque je vais voir un  film ou une pièce, j'ai inconsciemment la hantise de m'y embêter et donc je me persuade que cela va être le cas pour ne pas être déçue. En gros, je ne m'attends à rien, voire au pire.

J'exagère un peu, mais je ne suis pas très bon public. Il faut qu'on mérite mon attention, qu'il y ait un minimum pour que je sois prise par ce que je vois.

Lorsque j'assiste à des spectacles qui semblent tomber dans la facilité, deux personnages sans grand texte qui viennent baragouiner une heure durant devant moi, je fais assez vite la tronche.

En d'autres termes, je ne supporte pas de payer 20 à 50 euros pour qu'on se paie de ma tête.

Certes le plaisir du spectateur est subjectif et jamais garanti (après tout, tous les goûts sont dans la nature), mais parfois il me semble que le plaisir du spectateur n'est même pas pris en compte.

Lors de mes deux années d'études théâtrales à Nanterre, j'ai pu voir des aspirants metteurs en scène ne pas se soucier une seule fois du plaisir du public. Ils ne voyaient que ce qui les intéressaient eux de faire, leur nombril, quoi.

Donc pour limiter les dégâts, j'ai tendance à aller voir des textes que je connais ou que je viens de lire, ou des textes joués dans des théâtres de renom.

Je suis sûre que je passe à côté de pas mal de choses, mais on ne peut pas se refaire du jour au lendemain.

Remarquez, dans un effort d'ouverture, j'ai été voir Le clan des divorcées. Les critiques étant élogieuses, je me suis laissé tenter.

Cela m'apprendra. Bonjour le choc ! Je m'en suis à peine remise.

J'en parlerai demain.

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21 novembre 2010

La tête à pleurer...

sad_faceEh oui, j'ouvrirai un de ces jours une rubrique intitulée La tête à pleurer...

Je m'explique : il faut que je me mette à écrire des drames, car il me semble qu'il n'y ait que les récits dramatiques qui marchent ou soient considérés dans les concours d'écriture dramatique.

Je souhaiterais participer au concours des Journées de Lyon des auteurs de théâtre, mais lorsque je vois les gagnants des années précédentes, on ne peut pas dire que je sois pliée en deux !

Enfin bref, je m'y mets tout de même.

Pour être honnête, cela fait plus d'un an que je m'y colle.

J'essaie d'écrire une pièce sur les répercussions d'un accident de la route sur une famille, mais j'avoue avoir du mal à passer du temps chez moi à m'auto-déprimer.

J'aime bien voir une pièce dramatique de temps en temps, si c'est une pièce forte, intelligente, originale, mais je ne vais généralement voir un drame que si je ne trouve pas de comédie qui me tente.

Pourquoi on se précipiterait tous dans une salle, paierait 40 euros ou plus pour en sortir le moral à zéro ? La vie est suffisamment difficile comme ça sans en rajouter, non ?

Mais bon, indépendamment de mes réserves sur le sujet, je me force à écrire cette pièce dramatique.

Cela m'est difficile, je le répète, car ma pièce est hyper déprimante et je trouve que c'est pathétique de me retrouver le week-end à deux doigts des larmes devant mon ordinateur.

Mais je la finirai, alors attention, préparez vos mouchoirs !

 

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19 novembre 2010

"Huis clos" (2H, 2F)

DSC01772 Huis clos, de Jean-Paul Sartre.

Comédie ? je vous entends dire...

Je sais que ce n'est pas une pièce très marrante, mais c'est celle qui m'a le plus marquée, celle qui m'a mis pour la première fois dans la tête que j'aimerais bien en écrire un jour.

Pas très hilarante comme histoire en effet, puisqu'elle parle de trois personnages qui se retrouvent en enfer. Ici, point de diable, ni de flamme... juste deux autres individus auxquels il est impossible d'échapper, l'enfer étant les autres.

J'ai vu cette pièce à l'école, grâce à une troupe qui s'était déplacée pour la jouer, devant une trentaine d'élèves environ.

Je suis sûre que les comédiens ont dû se demander à l'époque s'ils ne perdaient pas complètement leur temps, pourtant je me souviens encore très bien de la pièce et de leur prestation... comme quoi, on ne sait jamais l'impression que l'on fait sur les autres.

Je la reverrais volontiers.

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