29 novembre 2015

Pièces de théâtre comiques : faut-il en écrire (2)

fun_keyboard

Message positif de fin d'année.

Je me rends compte qu'écrire des pièces de théâtre est loin d'être inutile lorsqu'on décide de s'attaquer à l'écriture d'un roman, 2/3 du travail est grandement facilité. On s'est penché suffisamment sur les problèmes de structure pour construire facilement son histoire et les dialogues viennent facilement.

Reste le travail narratif à maîtriser, décrire l'action au lieu de la montrer, ce qui est assez prenant en soi. Attaquer les trois fronts en novice serait trop dur d'un coup, donc conclusion ?

Ecrire des pièces de théâtre est une très bonne manière de passer son temps !


27 novembre 2015

Faire le lien

writing

C'est ça le plus difficile en fin de compte, faire qu'il y ait progression entre les scènes qu'on propose.

J'entendais parler d'un spectacle l'autre jour et le reproche qu'on lui faisait c'était que les scènes extraites de grands classiques n'avaient pas de lien entre elles, on cherchait le fil conducteur.

Et c'est bien là la difficulté, agencer des scènes entre elles en suivant un arc de pensée bien précis. Qu'on pique des scènes à d'autres ou qu'on les ponde soi-même, sans lien, sans message d'ensemble, moi, je me dis c'est bien gentil, mais à quoi ça rime ?

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18 novembre 2015

A-t-on encore besoin de texte ?

question_du_jour

Quand on achète un ebook, il faut se méfier parfois, car on peut avoir une belle couverture, mais le livre virtuel ne fait en fin de compte que 15 pages ! On n'achète plus vraiment de contenu, quoi, on achète du vent.

Au théâtre, c'est un peu pareil, on met Sylvie Vartan sur scène et les gens viennent. Ils se disent en sortant "c'est une idée où il n'y avait pas de scénario, pas vraiment d'histoire" mais ce n'est pas trop grave, quelque chose avait l'air de manquer, mais on ne se plaint quand même pas auprès de la direction de l'établissement.

D'où ma question, peut-on désormais faire sans texte ?

14 novembre 2015

Raccourcis (2)

grands_th_atres

Les rachats de théâtres (tels que la Madeleine récemment) par de grands groupes financiers font craindre un peu quant à l'innovation théâtrale à venir.

Il y a pas mal de nouveaux directeurs de salles qui semblent vouloir faire davantage du spectacle que du théâtre. Je ne critique pas, car entre un spectacle de chansons dynamique et un texte verbeux et ennuyeux, je choisis la chanson.

Ceci dit, une petite pensée quand même pour les dramaturges qui risquent de se perfectionner dans l'art de se tourner les pouces...

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Raccourcis

singing

Pour continuer mon message d'hier, je parie qu'il y aura de moins en moins de pièces dans les théâtres dans les années qui viennent, et de plus en plus de raccourcis. Des raccourcis sont pour moi des spectacles qui ne demandent pas de grands efforts d'écriture.

Les pièces "à l'ancienne" seront remplacées par des spectacles de chansons (on en voit déjà de plus en plus), de la danse, des cours déguisés d'histoire, mais de moins en moins de pièces à plusieurs personnages construites spécialement pour la scène.

Dommage.

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24 octobre 2015

Pièces de théâtre comiques vs Romans comiques

a_vos_plumes

Comme je m'intéresse désormais à l'écriture romanesque, je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec le théâtre, et je me demande depuis quelque temps si ce n'est pas plus difficile d'écrire une pièce qu'un roman, si l'écriture théâtrale n'est pas en fin de compte la forme d'écriture la plus compliquée, d'où les nombreux spectacles qui manquent de peps, ne tiennent pas vraiment la route, ennuient, laissent les spectateurs perplexes.

Je parle surtout de pièces et de romans comiques, car si on écrit un roman sur la Seconde Guerre mondiale et qu'on doit faire tout un tas de recherches, le travail sur le bouquin sera sûrement plus laborieux.

Mais dans la comédie, la scène ne laisse vraiment pas beaucoup passer. Dans un roman comique, les situations doivent être marrantes, bien entendu, mais c'est surtout l'écriture qui porte le tout. C'est la manière de raconter l'histoire qui fait que le lecteur continue à lire même si la situation n'évolue pas trop. D'ailleurs dans les derniers pavés de 800 pages que je viens de lire, il y a de gros creux, des pages où il ne se passe absolument rien, mais on continue parce que la lecture est marrante. Sur la scène en revanche, tout n'est qu'évolution, il me semble, et si la situation stagne, oups, qu'est-ce que ça se sent, et l'écriture ne peut rien sauver, un échange de vannes deviendra vite bizarre.

Bref, faire que tout avance toujours sur scène n'est vraiment pas évident.

26 septembre 2015

Tilt

revelation

Il y a six mois environ, ça a fait tilt dans ma tête.

Je me suis dit : pourquoi écrire du théâtre et m'enquiquiner avec des problèmes pratiques de représentation quand la forme romanesque a été inventée ?

Tout d'un coup, je n'ai plus vu l'intérêt d'écrire pour le théâtre, car j'ai réalisé que si j'aime être lue, le stade de la représentation ne m'emballe pas tant que ça. Je trouve désormais plus satisfaisant de me concentrer sur un texte qui existe en tant que tel plutôt que sur une forme intermédiaire qui attend d'être interprétée.

Un peu surprise d'en être arrivée là.

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18 septembre 2015

Impression

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J'ai vraiment l'impression en écrivant un roman que ce que j'écris va rester. Dans une pièce, je ne suis jamais sûre que ce que je raconte ne va pas être viré.

Drôle d'impression. Sûrement une évidence car un roman fait en général 90 000 mots, une pièce 17 000 pour moi, donc on voit bien que dans une pièce ce n'est pas ce qu'on écrit l'important, c'est la colonne vertébrale derrière qui est invisible.

Mais je trouve ça bien agréable en écrivant un chapitre de roman de penser que tout ça est plus solide, ne va pas finir à la poubelle comme certains passages de mes pièces. On a curieusement l'impression de ne pas autant perdre son temps.

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15 septembre 2015

Ecrire pour le théâtre n'est pas suffisant (2)

actors

Pour faire suite à mon message de la semaine dernière, comme quoi ce n'est pas suffisant d'écrire des pièces.

Non seulement ça aide énormément de savoir en plus jouer la comédie et d'avoir des relations dans le milieu, mais c'est encore mieux si on peut être aussi propriétaire ou directeur de salle.

Je ne vois d'ailleurs pas la même chose au Royaume-Uni, mais il y a beaucoup de théâtres en France qui ont été rachetés par des auteurs. Forcément ils y font jouer leurs pièces. Il y a aussi des directeurs qui écrivent et montent leurs textes dans leurs établissements.

Sans toutes ces cordes à son arc, eh ben, c'est moins simple...

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13 septembre 2015

Peu de dramaturges

dilemme

Peu de dramaturges se font un nom en fin de compte : Shakespeare, Feydeau, Marivaux, Pirandello, cela fait une petite poignée d'auteurs toujours joués et considérés comme des grands.

Quand on voit ça, et qu'on se rend compte par soi-même à quel point c'est dur d'écrire une pièce un peu décente, je pense que la logique des directeurs des théâtres privés est de se dire : vu que si peu y arrive, impossible de croire qu'il y aura quelque chose de magique dans le lot de textes qu'on reçoit. Pas la peine de perdre du temps à regarder.

Donc, étant pour une fois sympa avec eux, je peux comprendre cette manière de voir les choses. La logique dit, l'Histoire dit que, vu la difficulté de la tâche, le grand dramaturge tient presque du miracle.