28 décembre 2015

Ecrire à la Henry James

imagination

Non, je n'ai pas la recette qui permettrait d'écrire comme Henry James (malheureusement).

Voici juste quelques lignes d'un article expliquant sa manière de travailler avant les ordinateurs.

Atteint de la crampe de l’écrivain, son futur littéraire (et notre bonheur) est sauvé grâce à la machine à écrire, récemment mise au point. Comme il n’apprend pas lui-même à se servir de ce nouvel objet, l’élaboration de ses œuvres nécessite maintenant la présence d’un secrétaire, auquel il dicte, avec une élocution remarquablement fluide, ses travaux tout en faisant les cent pas à ses côtés.

Il corrige ensuite le texte tapé qui est alors retapé: la prose s’élabore par perfectionnements successifs. Le premier roman écrit en partie ainsi est Ce que savait Maisie (1896-1897). Cette nouvelle manière de rédiger semble avoir affecté son style, certains décelant dans ce roman le moment où l’auteur serait passé de l’écriture manuelle à la dictée.

Pour lire tout l'article, intitulé Henry James : un auteur européen ?, voir ici.

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12 décembre 2015

Personnages fictifs

novels

Les personnages de fiction se font de plus en plus rares dans le roman, j'ai l'impression. Il y a pas mal de gens qui racontent ce qui leur est arrivé à un moment précis de leur vie ou se mettent dans la peau de personnages qui ont existé, comme le bouquin dont je parlais hier. 

C'est curieux parce que rentrer dans la peau de quelqu'un d'autre me semble plus difficile que de créer un personnage de toutes pièces.

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24 novembre 2015

La nouvelle déguisée

sold

Je parle du même livre qu'hier, de la nouvelle que l'on déguise en roman, d'une histoire qui ne devrait être qu'une nouvelle dans un recueil mais qui, grâce à l'insertion de nombreuses pages blanches, de police de caractère et espaces entre les paragraphes plus que généreux, arrive à faire une centaine de pages et être vendue comme un roman.

Personne n'est dupe !

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21 octobre 2015

Reins solides

books

Je regardais l'autre soir l'émission La grande librairie animée par François Busnel et il y avait la romancière Christine Angot comme invitée.

Je n'ai jamais rien lu d'elle, mais elle avait l'air sympa et ce qu'elle disait était intéressant. Bref, elle m'a intriguée et j'ai été voir ce qu'elle a publié, des textes d'autofiction sur l'inceste qui ont l'air un peu trops durs pour moi, mais j'ai été choquée en faisant ma recherche par le nombre de critiques vraiment très vaches sur ses écrits.

Il y en a même qui recopient des passages de son dernier livre pour montrer à quel point c'est mauvais. Et pourtant ce livre a été considéré pour plusieurs prix, dont le Goncourt.

Donc je veux bien que les avis divergent, mais entre "bon pour un prix littéraire prestigieux" et "c'est nul", il faut savoir. Je sais que les prix littéraires c'est un peu comme le site BilletRéduc, ce n'est pas toujours clair ce qui s'y passe, mais tout de même.

Tout ça prouve encore une fois que ce n'est pas facile de plaire à tout le monde, et qu'il faut avoir les reins sacrément solides quand on se fait publier, parce que lire des articles sur soi pareils, ça doit piquer un bon bout de temps.

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20 octobre 2015

Premier roman

fun_keyboard

Un article bien utile de L'Express sur les éditeurs intéressés par les premiers romans. Pour le lien, voir ici.

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16 octobre 2015

Autre procédé de narration qui m'énerve

Annoyed

Tant que j'y suis, voilà un autre truc qui m'énerve.

C'est quand les héros de l'histoire sont au courant de quelque chose et que le lecteur ne l'est pas. Sur quelques chapitres, ça va, je tiens le coup, mais tout le long d'un livre, même court, c'est enrageant. On ne peut avoir qu'une grosse déception à la fin quand on apprend le secret.

Je ne vois pas un tel procédé fonctionner au théâtre d'ailleurs, attendre la fin du spectacle pour expliquer aux spectateurs le problème dont on vient de parler pendant une heure. A un moment donné, bien avant le milieu du récit selon moi, il faut informer le lecteur ou spectateur de quoi on cause.

Encore du faux suspense...

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15 octobre 2015

Deux histoires pour le prix d'une

Annoyed

Dans plusieurs romans que je viens de lire, le procédé de faire alterner deux histoires m'énerve. On a un chapitre sur une histoire, puis on coupe carrément pour s'attacher à quelqu'un d'autre, voire à une autre époque, et puis on revient à la première histoire. Je n'aime généralement pas ça, car on sent que l'auteur veut créer du suspense, du faux suspense.

Parfois c'est comme si l'auteur avouait que sa première histoire n'était pas passionnante et qu'il devait en rajouter une autre pour donner un peu de peps à l'ensemble.

Ce genre de combine ne marche pas toujours selon moi. Je n'aime pas le roman ou film choral d'ailleurs. J'aime suivre un personnage du début jusqu'à la fin, pas qu'on me parle de quelqu'un d'autre toutes les quinze minutes.

La forme de la nouvelle existe, si on n'a pas de quoi raconter une histoire de 300 pages sur quelqu'un, on ne l'écrit pas, voilà.

J'exagère un peu, mais quand même...

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03 octobre 2015

Savoir écrire... ou raconter

write_pen

Parfois je lis des romans et je trouve qu'ils sont très bien écrits, mais que l'auteur ne sait pas raconter une histoire palpitante. Rien n'est original, on s'ennuie ferme.

Parfois c'est le contraire, l'auteur a une bonne histoire, mais l'écriture laisse à désirer ou ne correspond pas au genre d'écriture que j'aime.

Des talents bien différents, c'est bien d'avoir les deux, c'est certain.

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02 juin 2013

Idée débile (2)

glasses_question_markParfois c'est l'auteur qui a une idée débile et l'éditeur a bien raison de refuser son texte, mais parfois c'est l'éditeur qui est débile de ne pas reconnaître la qualité du texte qu'il a en main.

Les exemples sont nombreux. Les romans Harry Potter ont été refusés par plus d'une dizaine d'éditeurs. Le roman de Tatiana de Rosnay Elle s'appelait Sarah a été rejeté pendant deux ans et a fini dans les tiroirs de l'auteur. Personne ne lui trouvait du mérite jusqu'au moment où quelqu'un a enfin décidé de le publier.

Alors voilà, tout ça est bien difficile. Il faut suivre ce qu'on a envie d'écrire, croire en ce qu'on fait, car parfois les "experts" ont tout faux, mais aussi  parfois c'est l'auteur qui a tout faux et se plante complètement.

Je sais bien, ce message n'aide pas à y voir plus clair...

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28 avril 2011

Ecrire un roman

J'ai essayé d'écrire un roman, mais ai abandonné au bout de 50 pages car mon histoire était trop compliquée. C'était l'histoire d'une Française qui venait vivre à Londres et qui y galérait pas mal.

Le problème est venu du langage. Dans quelle langue parle une Française à Londres quand elle discute avec des Anglais ? Ben oui, en anglais, mais comment transcrire des dialogues en anglais dans un texte écrit pour des Français ? Je ne pouvais pas les transcrire tels quels car les pauvres Français qui ne baragouinent pas un mot d'anglais auraient été dans le brouillard complet.

Bref, je me suis bien pris la tête avec ça et, n'ayant pas trouvé de solution, j'ai arrêté.

Je recommencerai avec une autre histoire un de ces quatre, car j'ai bien aimé la possibilité de faire mille parenthèses. Cela fait du bien de se lâcher un peu, tant qu'on retombe sur ses pieds, bien sûr.

En écrivant cette première tentative de roman, je me suis rendu compte que je n'aime pas trop faire de grandes descriptions de lieux et de personnes, mais si un de mes romanciers préférés, Nick Hornby, ne fait pas de descriptions à rallonge, je ne m'inquiète pas pour autant. Chacun son style après tout.

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