17 avril 2012

Mise en page d'une pièce de théâtre

La présentation d'une pièce de théâtre est moins rigide que celle d'un scénario (heureusement !).

Comme pour mes scénarios, je me suis fait un gabarit de mise en page que j'utilise pour chacune de mes pièces. Ce gabarit est une compilation des conseils donnés dans trois livres anglais sur l'écriture théâtrale et sur le site du concours des Journées de Lyon des auteurs de théâtre.

Voici une vue des livres en anglais consultés :

Tout d'abord, How to write a play (David Carter) :

DSC02956Je me suis aussi inspirée des présentations conseillées dans Creative Writing (Dianne Doubtfire, Creative_writing) et Writing a play (Steve Gooch, writing_a_play).

Je mets donc les noms de personnages sur la gauche et mes dialogues sur la même ligne sur la droite. Je ne fais pas de grands interlignages comme sur la photo ci-dessus car ce n'est pas nécessaire (et c'est plus long à imprimer et à photocopier).

Je ne mets pas non plus mes personnages en CAPS et je ne souligne rien, car je préfère la présentation conseillée sur le site du concours des Journées de Lyon des auteurs de théâtre (voir ici, cliquer sur "Concours", puis "Règlement", voir le paragraphe 2, la partie sur la "Typographie et mise en page").

J'ai fait une compilation de tous ces conseils, et voici donc mon gabarit pour ceux que ça intéresse, voir Gabarit_ici.

Je ferai bientôt un autre message sur la page de titre, les indications de décor et la liste des personnages... A suivre donc. 

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22 mars 2012

Scénario : coupures en fin de page

DSC02824Personnellement, je trouve ça un peu débile de mettre SUITE en bas de page lorsqu'on coupe des dialogues, parce que cela me paraît un peu évident. Quand on tient encore 75 pages en main d'un scénario, c'est que l'histoire va continuer, non ?

De plus, cela exige de passer encore plus de temps à disséquer son texte, ce dont on se passerait bien. Je crois que c'est fait pour les acteurs, je ne sais plus trop bien la raison, donc je le fais quand même.

Voici ce que les manuels d'écriture conseillent de faire, Bas de page.

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10 mars 2012

Scénario : les flash-backs

DSC02824Il y a deux approches pour affronter les problèmes du flash-back : se ronger les ongles pendant des heures en fixant son écran, ou aller s'asseoir sur son canapé avec une tisane pour réfléchir calmement à ce qui serait le plus logique. Je conseille de prendre du recul.

Tout dépend de l'histoire. Un flash-back au temps de la Seconde Guerre mondiale va être différent qu'un retour en arrière sur le passé d'un des personnages. Le premier nécessitera sûrement une référence à des dates précises, le second pourra être plus vague. C'est là que les descriptifs de scène s'avèrent très utiles. Pour un personnage que l'on voit à différents stades de sa vie par exemple, préciser l'âge (Emilie, qui a 8 ans..) est moins lourd que de dire Août 1989 (surtout si cette date ne signifie rien pour l'histoire qu'on raconte).

Enfin bref, si on ne veut pas se découvrir une nouvelle passion pour l'alcool, il vaut mieux à mon avis éviter les histoires à multiples flash-backs quand on débute. Une histoire que j'ai commencée il y a très longtemps nécessitait de nombreux flash-backs, bonjour la prise de tête, je n'ai pas pu la terminer.

Ceci dit, voici une présentation possible (j'utilise la terminologie anglo-saxonne, car RETOUR EN ARRIERE est un peu bizarre) :

INT. CHAMBRE DE MACHIN

Machin est devant son écran d'ordinateur, l'air anxieux.

FLASH-BACK

INT. CHAMBRE DE MACHIN

Six mois auparavant, Machin se ronge les ongles assis devant le même écran. Sur son bureau, on peut distinguer un ouvrage : "Comment présenter un scénario ?"

FIN DU FLASH-BACK

INT. CHAMBRE DE MACHIN

Machin est toujours devant son ordinateur, cette fois les cheveux hérissés sur la tête...

 

Autre présentation possible (plus légère, peut-être) :

INT. CHAMBRE DE MACHIN

Machin est devant son écran d'ordinateur, l'air anxieux.

FLASH-BACK. INT. CHAMBRE DE MACHIN

Six mois auparavant, Machin se ronge les ongles assis devant le même écran. Sur son bureau, on peut distinguer un ouvrage : "Comment présenter un scénario ?"

RETOUR AU TEMPS PRESENT. INT. CHAMBRE DE MACHIN

Machin est toujours devant son ordinateur, cette fois les cheveux hérissés sur la tête...

Différentes présentations sont admises, tout dépend de l'histoire, du nombre de flash-backs et de leur longueur aussi. Un long flash-back sera peut-être plus clair dans la première présentation, qui sait ?

Dans le scénario Deconstructing Harry de Woody Allen, il y a pas mal de flash-backs. Ils ne sont pas présentés comme ci-dessus. On peut lire :

INT. BUREAU DE HARRY. JOUR

Début de la séquence de flash-back

Harry travaille à son bureau...

Fin du flash-back

(on enchaîne ensuite sur la scène suivante) INT. APPARTEMENT DE ...

Il faut choisir la présentation qu'on maîtrise le mieux et, à mon avis, avoir une vue d''ensemble de tous les retours en arrière que l'on veut faire pour faire son choix. En gros, on a vu plus marrant comme manière de passer son temps.

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01 mars 2012

Scénario : conversation au téléphone

DSC02824Les conversations au téléphone me donnent régulièrement des boutons, et pourtant c'est logique, pas très compliqué et tout dépend de ce qu'on veut montrer.

Encore une fois, je ne suis pas une experte de l'écriture d'un scénario, je ne fais que partager ce que j'ai appris jusque-là.

Tout dépend de la scène en question. Doit-on voir les deux interlocuteurs au téléphone ou un suffit ? Doit-on les voir en même temps en leur donnant une partie d'écran ou peuvent-ils se parler l'un après l'autre ? Ses choix déterminent la mise en page que l'on adopte.

► UN SEUL INTERLOCUTEUR A L'ECRAN :

C'est facile, on voit Machin baragouiner tout seul au téléphone. Voici ce que cela peut donner :

INT. CHAMBRE DE MACHIN. NUIT

Machin rentre dans sa chambre et s'empare du téléphone.

MACHIN (au téléphone) Allô, Bidule ? C'est moi, Machin. Hein? (...) Ben oui, je sais bien, c'est nul de se poser des problèmes pareils...

J'aime bien mettre trois points entre parenthèses (...) pour signaler les coupures dans la conversation, mais des points de suspension sont aussi bien. On n'est pas obligé d'ajouter (au téléphone) en début de conversation, mais je trouve que c'est plus clair. Si Machin avait un ami près de lui dans sa chambre et faisait des apartés tout en parlant au téléphone, on serait obligé d'indiquer quand il est au téléphone et quand il parle à son copain.

 

Autre cas de figure : Machin est toujours tout seul à l'écran, mais on entend ce que dit Bidule:

INT. CHAMBRE DE MACHIN. NUIT

Machin rentre dans sa chambre et s'empare du téléphone.

MACHIN (au téléphone) Allô, Bidule ? C'est moi, Machin.

BIDULE (off) Non mais t'as vu les règles de présentation d'un scénario.

MACHIN Ben oui, je sais bien, c'est nul de se poser des problèmes pareils...

BIDULE (off) C'est n'importe quoi tu veux dire.

Encore une fois, je trouve que c'est plus clair de mettre (au téléphone) à la première phrase de conversation.

(off) pour Bidule en début de dialogue est obligatoire pour montrer qu'il est à l'autre bout du fil.

 

► LES DEUX INTERLOCUTEURS A L'ECRAN, l'un après l'autre :

C'est la méthode que j'emploie le plus souvent, dans la mesure où c'est la plus naturelle. Quelqu'un appelle avant que quelqu'un réponde. Elle est nécessaire quand on doit préciser qui est à l'origine du coup de fil. J'emploie la terminologie anglosaxonne INTERCUT, car je la trouve très claire.

INT. CHAMBRE DE MACHIN. NUIT

Machin rentre dans sa chambre et s'empare du téléphone.

MACHIN (au téléphone) Allô, Bidule ? C'est moi, Machin.

INTERCUT MACHIN/BIDULE

Bidule se trouvant également dans sa chambre (il faut préciser où est Bidule si ce n'est pas clair par ce qui précède)

BIDULE (au téléphone) Non mais t'as vu les règles de présentation d'un scénario.

MACHIN Ben oui, je sais bien, c'est nul de se poser des problèmes pareils...

BIDULE C'est n'importe quoi tu veux dire. Comme si j'avais le temps de me poser ce genre de questions...

J'aime toujours mettre (au téléphone) aux deux premières lignes de la conversation, mais ce n'est pas nécessaire.

C'est ma présentation préférée car je la trouve légère, agréable à lire.

J'ai regardé dans mes scénarios de Woody Allen, et voici un extrait d'une présentation plus traditionnelle, à savoir on répète à chaque fois l'intitulé de scène, les lieux des deux actions. Il s'agit d'un extrait du film Hannah et ses sœurs (voir Extrait). Cette présentation a l'avantage de préciser qui est à l'écran à chaque moment de la conversation.

 

► LES DEUX INTERLOCUTEURS A L'ECRAN, en même temps :

Je ne l'ai jamais fait, mais si je devais le faire, j'emploierais la terminologie anglosaxonne SPLIT SCREEN. A savoir :

INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT. SPLIT SCREEN

Je préciserais davantage dans le descriptif de scène qui suit : Machin, qui est dans sa chambre, est au téléphone avec Bidule, qui se trouve aussi chez lui. Martin occupe la partie gauche de l'écran, Bidule la partie droite (par exemple).

MACHIN (au téléphone) Allô, Bidule ? C'est moi, Machin.

BIDULE (au téléphone) Non mais t'as vu les règles de présentation d'un scénario.

MACHIN Ben oui, je sais bien, c'est nul de se poser des problèmes pareils...

BIDULE C'est n'importe quoi tu veux dire. Comme si j'avais le temps de me poser ce genre de questions...

A chaque fois que je lis un scénario et que je tombe sur des conversations au téléphone qui me semblent claires, je fais une photocopie et je les archive dans un dossier. Et c'est là où on se rend compte que tout n'est pas de marbre, il faut trouver la meilleure solution pour la conversation en question, celle qui nous plaît le plus.

On peut mettre INTERCUT (ou SPLIT SCREEN) au début de l'intitulé de scène, par exemple :

INTERCUT. INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT

On peut le mettre à part, sur une ligne en dessous :

INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT

INTERCUT

ou au dessus :

INTERCUT

INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT

Toutes les présentations existent, le tout est d'être cohérent, d'employer la même tout au long de son scénario.

J'espère que tout ça est compréhensible.

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23 février 2012

Scénario : la mise en page

DSC02824Je ne suis pas une experte en la matière, mais j'ai lu pas mal de scénarios et de manuels d'écriture, et je pense que si on respecte les règles ci-dessous, on est bon. Le tout est de faciliter la lecture des producteurs qui sont bien habitués à ce système, surtout aux États-Unis. En France, on est plus souple, mais comme ces règles sont bonnes, pourquoi ne pas aussi les adopter ?

Je me suis fait un Gabarit sur Word de tout ça il y a quelque temps. Je n'ai pas relu tous mes manuels d'écriture pour faire ce message. Je pars de mon Gabarit qui a l'air de bien passer lorsque j'envoie mes textes. Personne ne m'a jamais renvoyé un scénario car mes marges avaient peut-être 2 millimètres de plus que la norme. Tout n'est quand même pas de marbre, il faut juste adopter l'essentiel pour ne froisser personne.

Voici donc quelques règles pour commencer

► Il faut mettre son texte en Courier 12 (il s'agit pourtant d'une fonte que je n'aime pas... Le Times New Roman est plus lisible à mon avis, mais c'est comme ça).

► Mes marges sont les suivantes : 3 cm en haut, 3 cm en bas, 2,5 cm à droite et 4 cm à gauche. C'est plus que la norme, je crois, mais je trouve que c'est très lisible ainsi.

► Les intitulés de scène sont en CAPITALES.

► Les descriptifs de scène en minuscules.

► Le nom des personnages en CAPITALES.

► Les dialogues en minuscules.

► Les précisions de jeu en minuscules et entre parenthèses.

Avant de s'attaquer au problème des espaces entre les paragraphes, des interlignages et des décalages de paragraphe, voici une vue d'ensemble d'une page de scénario, extraite d'un livre en français que je conseille à tous : Approche du scénario de Dominique Parent-Altier, éditions Nathan Université, numéro 148 (je lui ferai encore plus de pub dans un message à venir). Sur la page de gauche on a une bonne vue d'une page de scénario :

DSC02813

 Voici une page d'un scénario américain (ils numérotent leurs scènes, je ne le fais pas) :

DSC02824

Voici une page de mon Gabarit sur Word:

DSC02830

Pour voir mon Gabarit et les explications que je donne en même temps, voir Gabarit.

► Pour ceux qui souhaitent faire un Gabarit chez eux, il faut créer cinq styles différents. Voici mes différents espaces entre les paragraphes et mes décalages de textes pour chaque style :

Intitulés de scène (25 pt avant, 10 pt après)

Descriptifs de scène (15 pt après)

Noms des personnages (10 pt avant, 5,4 cm de décalage sur la gauche)

Dialogues (3 cm de décalage sur la gauche, 2,4 cm sur la droite)

Indications de jeu (4,4 cm décalage sur la gauche)

J'augmente toujours les Line spacing (interlignage) d'au moins 1 pt (à savoir 13 pt pour une fonte de 12), sinon je trouve que les lignes sont trop rapprochées et se lisent moins bien. Voici une vue de ma section paragraphe pour les Dialogues (je vais essayer de faire mieux car on ne voit pas grand-chose sur la photo, et mon ordinateur est anglais) :

DSC02827

► Coupures en bas de page : il faut éviter de couper dans des dialogues. Si on ne peut l'éviter, il faut mettre (SUITE) après le dernier mot de dialogue de la page. Je ferai un message à part sur le sujet.

► Il faut aussi numéroter ses pages... car si on fait une photocopie de votre scénario et que la fille chargée du travail est aussi distraite que moi, bang ! tout tombe au sol... et euh... comment va-t-elle pouvoir remettre votre texte en ordre ? Personnellement je mets les numéros de pages en haut à droite, mais cela n'a pas grande importance.

J'ai dû sûrement oublier quelque chose. L'avantage d'un blog, c'est qu'on peut toujours revenir sur ses messages, même deux ans après. Je le peaufinerai donc au fur et à mesure.

Mon prochain message sera consacré à la retranscription des conversations au téléphone. Comme il faut que j'aille revoir toutes mes notes, éparpillées un peu partout, il ne sera prêt que la semaine prochaine.

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22 février 2012

Comment présenter un scénario ?

DSC02824On a l'impression parfois que c'est un secret d'Etat, et pourtant, les règles sont simples et devraient être davantage connues. Tous ceux qui sont intéressés par l'écriture de scénarios se creusent la tête à un moment donné et perdent du temps à essayer de trouver des informations à droite et à gauche, donc voilà, j'ai décidé de faire le point sur un problème qui n'en est pas un.

Les conventions sont simples, et il vaut mieux à mon avis prendre de bonnes habitudes dès le début. Je vais faire plusieurs messages sur le sujet et ai ouvert une catégorie intitulée Mise en page (scénario) pour tous les regrouper.

Je vais commencer demain par la présentation générale : quelle fonte utiliser, quelles marges, comment mettre les noms de personnages, en majuscule ou minuscule ? Je donnerai des extraits de textes que je télécharge (la plupart en anglais), et ferai des messages séparés pour les problèmes qu'on se pose lorsqu'on est confronté à l'écriture d'un premier scénario : comment retranscrire une conversation au téléphone ? Comment présenter des flash-backs ? Comment présenter un montage, une succession de scènes rapides ? Que faire des longues scènes, dans un même lieu, avec différents points de vue ? Peut-on couper des dialogues en bas de page ?

Je me suis fait un petit résumé de ces problèmes, sinon j'oublie comment faire. A demain donc.

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16 avril 2011

Voix off, voice over, hors champ, off-screen...

Quelle est la bonne terminologie ? Lisant des textes de théâtre et des scénarios de films en français et en anglais, c'est vraiment à s'y perdre.

La vie me semble assez compliquée comme ça sans qu'il y ait toute une liste de termes pour signifier qu'une personne qui parle sur scène ou à l'écran n'est pas visible. Il y a des différences entre le français et l'anglais, l'anglais et l'américain, on ne s'en sort plus ! Ce n'est pas si compliqué tout de même.

Il ne devrait y avoir que deux termes à employer selon moi, OFF et OVER.

OFF si la personne qui parle était sur scène ou sur écran et est partie (ou va arriver). La personne est près de l'action.

OVER si la personne n'a jamais fait partie de la scène, est à mille lieux de l'action et commente ce qui se passe, ce qu'elle ressent, ou est tout simplement une voix du passé...

Commençons par OFF et le théâtre (qui veut tout simplement dire que la personne est hors scène, dans les coulisses quoi). Dans le texte, on pourra lire :

Juste au moment où on entend les appels frénétiques de Hugh, off
Voix de Hugh : Help ! Help ! Quelqu'un ! (On aurait aussi pu lire : Hugh (off) : Help ! Help ! Quelqu'un !)
(Canard à l'Orange, p.22)

OFF, pour un scénario de film :

Sur la suite off du texte, on cadre la porte où apparaissent... (César et Rosalie, Avant-Scène p.15)
Bruit off de la porte qui claque
(César et Rosalie, Avant-Scène p. 57)
Bruit de moteur off (César et Rosalie, Avant-Scène p.57)
Alex prend Gilbert par l'épaule et l'entraîne vers l'escalier de sortie où ils disparaissent. Les dernières phrases sont off. (Garçon, Avant-Scène p.42)

OVER pour le théâtre n'existe pas vraiment, tout se passe généralement sur scène. OVER pour le cinéma est très courant. Beaucoup de films commencent par une voix qui commente. Voilà le principe.

Maintenant, dans les scénarios de film, on rajoute souvent le mot "voix" à off et over ou "voice" en anglais. Pas de problème, voix off, voix over, voice over. Le tout c'est d'être consistant tout au long de son texte.

Là où je tique c'est lorsque je vois dans certains scénarios (O.S), à savoir off-screen or out of sight (je crois bien avoir vu cette traduction quelque part), à savoir hors champ. Pourquoi se compliquer l'existence ? OFF fait aussi bien l'affaire.

On ne devrait utiliser hors champ à mon avis que dans les jeux de regard, à savoir :
Il suit la voiture des yeux hors champ...

Comme je le disais, c'est un peu le foutoir et on trouve un peu de tout dans les scénarios. J'ai regardé dans mes scénarios bilingues de Woody Allen pour voir comment se faisait la traduction.

Par exemple dans Harry dans tous ses états (Deconstructing Harry en anglais), "voice over" dans le texte anglais est traduit par "voix off, récit" en français. J'avoue que c'est une nouveauté pour moi.

Ecrire est suffisamment compliqué sans s'en rajouter, non ?

Posté par latetearire à 08:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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