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Je me rends compte en ce moment à quel point j'étais naïve lorsque j'ai ouvert ce blog.

Il y a cinq ans, je pensais que les pièces dans les grands théâtres étaient montées avec l'intention de faire belle œuvre, œuvre mémorable, mais je sais désormais que ce n'est pas la motivation première. Le souci des théâtres privés est le tiroir-caisse, quitte à déplaire et à se mettre à dos le public plus exigeant et pas mal de journalistes.

Les critiques de la dernière émission du Masque et la Plume, comme ceux de Télérama et du journal Les Echos, déplorent de ne pas avoir grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment, de devoir assister à des comédies à l'écriture flémarde.

En tant que membre du public, on peut faire l'impasse heureusement, ignorer ces représentations et ces comédies pas terribles (pourtant publiées par l'Avant-Scène), mais une pensée pour les pauvres critiques qui doivent se farcir tout ça soir après soir. On les plaindrait presque !