30 novembre 2015

"Bonjour, Jeeves", P.G. Wodehouse

SAM_0197

Un roman qui fait partie de la série écrite par l'écrivain britannique P.G. Wodehouse sur les aventures de Bertie Wooster et de son valet Jeeves. Quand on mentionne roman comique, on parle toujours de cet auteur et de sa série des Jeeves.

C'est le premier que je lis, et malheureusement pas le premier de la série, ce qui fait que j'ai eu des difficultés à rentrer dans l'histoire, les personnages n'étant pas décrits dans ce volume (ont dû sûrement l'être avant). Ne connaissant rien sur ce tandem et n'ayant pas vu les adaptations au cinéma, j'ai eu du mal à me faire une idée de l'âge de Bertie.

Mais c'est sympa à lire, bien que les enjeux dont on parle ne soient pas très angoissants : le vol d'un pot à crème, le vol d'un casque à gendarme, la disparition d'un carnet... Peut-être un tantinet daté, j'en sais rien (écrit en 1936).

Est-ce que j'ai ri ? Euh non, pas vraiment. Souri ? Pas trop non plus, car je n'ai pas trouvé les situations assez compromettantes.

Dans les deux romans comiques de Tom Sharpe, Wilt1 et 2 (dont je parlais il n'y a pas longtemps sur ce blog), le stress du héros était plus facile à comprendre, car il était soupçonné d'avoir tué sa femme, d'être impliqué dans des activités terroristes. Ici, c'est beaucoup moins sensationnel, plus des petites embrouilles de la vie, et il m'a fallu bien 100 pages pour me mettre dans le coup, mais l'écriture est amusante, on ne s'ennuie pas pour autant.

Comme je m'intéresse de plus en plus au roman comique et que je trouve que ce bouquin est une bonne illustration du genre, de la farce comique légère, on va dire, je vais en lire un autre pour me faire une meilleure idée de cette série. Je vais commencer cette fois par le premier, car ne pas savoir qui sont les personnages n'aide en rien la lecture.

Posté par latetearire à 06:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,


29 novembre 2015

Pièces de théâtre comiques : faut-il en écrire (2)

fun_keyboard

Message positif de fin d'année.

Je me rends compte qu'écrire des pièces de théâtre est loin d'être inutile lorsqu'on décide de s'attaquer à l'écriture d'un roman, 2/3 du travail est grandement facilité. On s'est penché suffisamment sur les problèmes de structure pour construire facilement son histoire et les dialogues viennent facilement.

Reste le travail narratif à maîtriser, décrire l'action au lieu de la montrer, ce qui est assez prenant en soi. Attaquer les trois fronts en novice serait trop dur d'un coup, donc conclusion ?

Ecrire des pièces de théâtre est une très bonne manière de passer son temps !

28 novembre 2015

Chacun chez soi

phone

Je parlais l'autre jour des sujets de pièces qui ne m'emballent pas.

Avoir deux personnages chacun chez soi qui se parlent au téléphone ne me branche pas trop non plus. Ce sont des histoires entièrement fondées sur des échanges de conversations téléphoniques avec parfois, si on a de la chance, rencontre à la fin et je trouve le procédé un peu laborieux pour le spectateur.

Une pièce de ce type "Encore une histoire d'amour" de Tom Kempinski va être programmée au studio des Champs-Elysées l'année prochaine. Peut-être que le public viendra, qui sait ? Personnellement, je n'aime pas quand le téléphone (ou l'ordinateur) tient une trop grande place dans une histoire.

Posté par latetearire à 06:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

27 novembre 2015

Faire le lien

writing

C'est ça le plus difficile en fin de compte, faire qu'il y ait progression entre les scènes qu'on propose.

J'entendais parler d'un spectacle l'autre jour et le reproche qu'on lui faisait c'était que les scènes extraites de grands classiques n'avaient pas de lien entre elles, on cherchait le fil conducteur.

Et c'est bien là la difficulté, agencer des scènes entre elles en suivant un arc de pensée bien précis. Qu'on pique des scènes à d'autres ou qu'on les ponde soi-même, sans lien, sans message d'ensemble, moi, je me dis c'est bien gentil, mais à quoi ça rime ?

Posté par latetearire à 06:13 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

26 novembre 2015

Théâtres privés : affiches fantaisistes

glasses_question_mark

J'aime bien la fantaisie, mais quand je vois certains théâtres privés proclamer sur leurs affiches "Succès de l'année !" alors que la pièce ne semble pas avoir été bien accueillie, je me dis qu'il faut oser.

Je reviens à mon problème de la publicité mensongère de l'autre jour. Pour n'importe quel autre produit, il y aurait des enquêtes essayant de justifier ce qui est avancé. Au théâtre, non, on a le droit de gonfler les choses pour faire venir le client.

Je ne trouve pas cette situation normale.


25 novembre 2015

Le scénario déguisé

directing

Cela m'énerve aussi, car si on veut écrire un scénario qu'on écrive un scénario, pas un roman prêt à être filmé.

L'autre jour, je regardais un romancier connu à la télé paraître surpris quand le journaliste lui faisait remarquer que son nouveau bouquin avait tous les atouts d'un film et était presque déjà divisé en séquences, prêt pour le tournage.

Ah oui ? a-t-il fait d'un air faussement innocent.

Tu parles, il l'a écrit en pensant à une adaptation au cinéma, qu'on ne me fasse pas croire le contraire.

Posté par latetearire à 06:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

24 novembre 2015

La forme et le fond

directing

Je parlais tout à l'heure des romans qui sont en fin de compte des nouvelles déguisées, des textes qui ne sont pas très développés mais veulent faire comme si.

C'est pareil au cinéma malheureusement, il y a pas mal de films maigrelets au niveau de l'intrigue qui se déguisent en long métrage sans en avoir la substance. En général ils essaient de masquer le manque d'histoire en multipliant les flash-backs.

Je me souviens d'un film avec Julia Roberts comme ça, il s'agissait d'une succession de retours en arrière très stylisés, mais à la fin, quand on se repassait l'histoire dans sa tête de manière chronologique, une chose était claire... on nous avait surtout vendu du vent.

Posté par latetearire à 10:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

La nouvelle déguisée

sold

Je parle du même livre qu'hier, de la nouvelle que l'on déguise en roman, d'une histoire qui ne devrait être qu'une nouvelle dans un recueil mais qui, grâce à l'insertion de nombreuses pages blanches, de police de caractère et espaces entre les paragraphes plus que généreux, arrive à faire une centaine de pages et être vendue comme un roman.

Personne n'est dupe !

Posté par latetearire à 06:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

23 novembre 2015

135 g

balance

C'est le poids du livre que je viens de lire, à peine commencé que je l'avais terminé.

Je sais qu'on ne juge pas la qualité d'un livre à son poids ou à son nombre de pages, mais quand même, ce n'est pas si difficile que ça d'écrire une centaine de pages. Le dernier Amélie Nothomb en fait 144, si j'ai bien compris, celui d'hier à peine 150 si on enlève toutes les pages blanches.

Moi qui aime me plonger dans une histoire pour un bout de temps, ce n'est pas trop mon truc les livres courts, je reste en général sur ma faim.

Posté par latetearire à 06:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

22 novembre 2015

Trompée ?

dilemme

Trouvant de moins en moins au théâtre ce que j'y recherche, je me suis même dit hier que si je devais choisir à la minute entre une pièce à l'affiche à Paris en ce moment et un roman d'Henry James, je choisirais Henry James.

D'où la question qui trotte dans ma tête depuis : est-ce que je me suis trompée avec le théâtre, est-ce que je n'ai pas toujours préféré un bon bouquin ?

Posté par latetearire à 06:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,