31 août 2015

Aller au théâtre... ou à l'école

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Je parle de tous ces Seuls en scène où un acteur semble se mettre dans la peau d'un professeur et nous enseigner tout un tas de trucs. Que ce soit sur l'histoire de France, Molière, Montaigne et j'en passe, j'ai l'impression que le théâtre à Paris se transforme de plus en plus en salle de cours.

Je ne suis pas spécialement attirée par ce genre de soirées. J'aime assister à une interaction entre différents personnages et si c'est pour apprendre quelque chose que je peux trouver dans un livre, je choisis le bouquin.

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30 août 2015

Théâtre comique = des gens qui se trompent

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Voilà le grand thème des comédies au théâtre, la majorité des textes parle de tromperies, ruptures dans le couple et pourtant ce problème ne me revient que très rarement aux oreilles.

Je ne me souviens pas d'avoir entendu : Oh au fait, tu ne le dis à personne, mais je vois Machin ou Machine en cachette de mon mari/ma femme. Pareil pour : je te préviens, je vais quitter Truc ou Bidule.

Personne ne se vante de ce genre de choses en général dans la vie, tout reste secret, on est averti du départ d'un mari ou de la rupture d'un couple en général après les faits, dans une atmosphère de douleur et d'angoisse pour les intéressés, et pourtant au théâtre, on est censé être plié en deux devant leurs problèmes.

Je ne pige pas l'obsession des dramaturges à rendre une rupture amoureuse marrante. Je l'ai déjà dit, le rire pour moi vient qu'on se reconnaît un minimum dans les situations qu'on nous présente, mais quand on prend tellement de liberté avec ce qui est crédible, vraisemblable, j'ai l'impression d'assister à une succession de scènes abstraites, concoctées dans la recherche du rire, mais qui poussent le bouchon tellement loin qu'elles ne sont plus du tout drôles et sentent l'artifice, trahissent le besoin de trouver des rebondissements coûte que coûte, même bizarroïdes, pour arriver à 90 minutes de représentation.

Ce contraste entre la scène et ce qui se passe dans la vie serait hué au cinéma, mais au théâtre, l'acadabrant ne dérange personne, tout est permis. Bizarre.

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29 août 2015

Producteurs de pièces de théâtre comiques

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Voilà ce que j'aimerais dire à certains producteurs de pièces de théâtre comiques :

J'aime rire, mais je ne suis pas complètement demeurée ! Ce n'est pas parce qu'on aime se détendre qu'on est idiot !

Et après on vient s'étonner que les théâtres privés ne fonctionnent pas à pleine capacité...

28 août 2015

Parano

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Facile de devenir parano quand on fait circuler ses textes.

Personnellement je n'envoie plus rien depuis des lunes à cause de ce que je disais hier, je ne vois pas dans le concret ce qui ressort des soi-disant ouvertures pour les nouveaux auteurs. Ce sont toujours les auteurs chouchous auxquels on commande des pièces.

Et si on réfléchit, ouvrir un comité de lecture dans un théâtre est une bonne manière de se tenir au courant de ce qui s'écrit, des sujets qui sont dans le vent.

Une productrice de films a eu la franchise de l'avouer à un visiteur de ce blog. Elle disait que sa maison de production ne refusait jamais de recevoir des scénarios non sollicités, car c'était toujours intéressant pour son équipe d'avoir une idée des thèmes en vogue.

C'est pour ça que je disais attention hier, lire les arguments de nouvelles pièces est peut-être tout ce qui intéresse certains établissements.

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27 août 2015

Comités de lecture

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Il y a des théâtres privés parisiens qui ont désormais un comité de lecture. Y voit-on des pièces de nouveaux auteurs ?

Non.

Donc attention aux idées qu'on fait circuler et qui pourraient être récupérées par ces établissements.

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26 août 2015

Blogs de critiques de théâtre

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Pour compléter mon message d'hier sur tous les goûts qui sont dans la nature.

Je visite régulièrement deux blogs de critiques de théâtre, Fous de théâtre et Au balcon, et c'est intéressant de remarquer à quel point leurs avis divergent aussi.

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25 août 2015

Club de lecture

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Je fais désormais partie d'un club de lecture à Edimbourg et j'avoue que c'est passionnant de voir à chaque fois à quel point les avis divergent. Tout les goûts sont vraiment dans la nature et parfois je me demande si on a bien lu le même livre.

Cela rassure assez quand on écrit soi-même, car on se dit que quoi qu'on fasse, il y aura toujours des avis pour et des avis contre.

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24 août 2015

La série Wilt

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Quand on cherche à lire des romans comiques, on tombe assez vite sur la série Wilt de Tom Sharpe.

Il y a cinq bouquins si j'ai bien compris et je n'ai lu que les deux premiers pour le moment, mais j'avoue qu'après une lecture d'un roman sérieux, se plonger dans un Wilt fait du bien, offre un bon moment de distraction. J'ai préféré le premier au second.

Wilt 1 :  Ou comment se débarrasser d'une poupée gonflable et de beaucoups d'autres ennuis. Le titre annonce bien la couleur. Wilt est un professeur un peu fade qui n'est pas très heureux dans sa vie de couple ou dans son boulot d'enseignant. Lorsqu'on fait sa connaissance, il formente même le projet, en promenant son chien, de tuer sa femme. 

Dans Wilt 1, il est invité avec sa femme à une soirée chez leurs voisins. L'hôtesse, très libérée sexuellement, décide de prendre Mrs Wilt sous sa tutelle et voilà qu'une poupée gonflable fait son apparition...  poupée qui va se retrouver dans les mains de Wilt... qui va chercher à s'en débarrasser... va l'habiller avec des vêtements appartenant à son épouse pour pouvoir la mettre dans sa voiture sans trop attirer l'attention... et va la faire tomber dans un trou près du collège où il enseigne.

Bref, suite à une dispute, Mrs Wilt a déserté le domicile familial et est introuvable, et lorsqu'on aperçoit une forme vaguement humaine portant ses habits au fond d'un trou, il n'en faut pas plus à un inspecteur de police pour suspecter qu'il a trouvé Mrs Wilt et que son mari l'a probablement tuée. L'interrogatoire entre Wilt et l'inspecteur qui ne croit pas une seconde à ses explications est tordant.

Wilt 2 :  Comment se débarrasser d'un crocodile, de terroristes et d'une jeune fille au pair. Mr et Mrs Wilt ont maintenant quatre filles, des quadruplées. Vient s'ajouter une fille au pair allemande qui loue une chambre dans leur nouvelle maison. Au boulot ce n'est pas le pied pour Wilt car il y a un film un peu osé impliquant un crocodile qui circule et on lui demande des comptes et, à la maison, ce n'est pas très relaxant non plus, car la jeune fille au pair s'avère être une terroriste. Bref, Wilt est encore plongé dans une histoire qui le dépasse complètement.

Il ne faut pas être trop prude pour apprécier ces deux romans, mais les aventures de ce personnage plongé dans des histoires de plus en plus abracadabrantes sont amusantes, une vraie bouffée de fantaisie. Pour les amateurs de romans délirants.

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23 août 2015

"Mon père avait raison", Sacha Guitry

DSC02580Mon père avait raison est la treizième pièce présentée dans ce recueil.

J'ai bien aimé. On parle rarement de l'éducation qu'on donne à ses enfants au théâtre, de la manière dont nos propres expériences façonnent notre façon de voir, philosophie de vie qu'on transmet souvent à notre insu à la génération suivante.

C'est une pièce sur une blessure d'un homme, Charles, qui a été quitté par son épouse alors que leur fils, Maurice était encore petit et qui n'a pas cessé de mettre celui-ci en garde contre le danger féminin.

Les années passent et quand Maurice rencontre Loulou, Charles se rend compte qu'il a été un peu fort, que sa rupture avec sa femme a un peu trop marqué l'éducation qu'il a donnée à son fils.

Son propre père ayant été, lui, plus enclin à se laisser aller, à apprécier les plaisirs de la vie, n'est-ce pas lui qui avait raison, qui détenait la clé du bonheur ?

Pièce qui est amusante certes, mais pose des questions intéressantes. Très bien foutue. Je la relirai un jour.

"La pèlerine écossaise", Sacha Guitry

DSC02580Quatrième pièce de ce recueil de pièces de Sacha Guitry.

Je n'ai pas adoré cette pièce, trop de blabla, de remplissage, mais c'est vrai que les histoires d'infidélité dans le couple ne me passionnent pas, j'en ai trop lu sur le sujet. Trop de personnages aussi pour une intrigue assez mince et toutes ces entrées et sorties, ces "bonjour", "comment allez-vous ?" diluent un peu l'attention, on se demande bien où l'on va. 

L'histoire : un couple marié depuis six ans frôle l'infidélité lorsqu'ils reçoivent un jeune voisin et un autre couple dans leur propriété de Dinard. 

La pèlerine écossaise du titre évoque la dégradation du couple, le fait qu'on ne fait plus autant d'efforts vestimentaires après quelques années de mariage, on se laisse de plus en plus aller. Je n'étais peut-être pas très concentrée, mais j'ai cru que les personnages avaient 60 ans tout au long de la pièce (et non la trentaine). Le quiproquo de la dépêche, du télégramme tombe complètement à plat aussi.

En résumé, un texte un peu daté pour moi et pas très hilarant.