31 juillet 2015

Murray Schisgal

imagination

Murray Schisgal est un dramaturge fantaisiste. Il y a un petit grain de folie dans ses textes et les agissements de ses personnages et il est rarement monté en France. 

A part lui, je vois des textes fantaisistes d'auteurs français qui devraient être marrants sur scène et ne passent nulle part.

La fantaisie n'est donc pas si populaire que ça, ce que j'ai du mal à comprendre, car le théâtre s'y prête tellement bien.

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30 juillet 2015

Le problème du jeu

actors

C'est curieux que je reconnaisse aussi peu les pièces que je lis quand je les vois sur scène, incarnées par des acteurs.

Problème du passage de l'imagination à la réalité, on va dire.

Avant de me replonger dans Fragments de Murray Schisgal dont je parlais hier, j'ai été faire un tour sur YouTube et en ai vu une représentation, et là, gros choc, je n'ai pas retrouvé la pièce que j'avais lue.

J'ai alors continué en regardant Love, et là c'était encore pire, j'avais imaginé complètement autre chose. J'avais vu de grands décors, quelque chose de difficile à monter alors que la mise en scène peut être très simple. 

Le même problème quand un roman est adapté pour l'écran, j'imagine. Si le roman reste à l'état de roman, on garde l'histoire qu'on a lue dans la tête, mais si le texte est adapté en film, on se retrouve devant une interprétation qui ne correspond pas à celle qu'on s'était faite. Peut-être pour ça qu'on se plante beaucoup quand on est producteur, chacun lit ce qu'il veut bien lire en fin de compte, y met sa sauce sans s'en rendre compte.

De plus avec Murray Schisgal, il y a le problème d'un texte écrit en langue anglaise. J'ai lu Fragments en anglais et la voir en français est encore plus bizarre.

Bref, on n'est jamais sûr de l'interprétation que les gens vont faire de ce qu'on a écrit, variable pas marrante pour le pauvre auteur. Comme si la liste des difficultés n'était pas assez longue et qu'il fallait en rajouter. 

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29 juillet 2015

"Fragments" de Murray Schisgal

SAM_0206

Je dois énormément au dramaturge américain Murray Schisgal car sans lui, et sans Fragments, l'une des cinq pièces de ce recueil de pièces courtes, j'aurais foutu les miennes à la poubelle.

J'ai lu cette histoire un peu barjot à un moment où je doutais beaucoup, personne n'avait l'air d'aimer les personnages farfelus au théâtre, et quand j'ai lu ce texte, je me suis dit Super,  je ne suis pas la seule, il est possible d'avoir des personnages extravagants, excessifs sur scène. Comme quoi il y a des lectures qui tombent à pic.

C'est un texte fantaisiste sur trois amis qui se disent un peu n'importe quoi alors qu'une jeune femme leur rend visite dans leur logis miteux.

Laurent Terzieff, qui a fait découvrir Murray Schisgal en France, le qualifiait de Charlie Chaplin du théâtre, description qui est assez juste. Ses personnages ne sont pas méchants, mais gentiment frappés, comme je les aime.

Je n'ai malheureusement pas réussi à me procurer le texte en français.

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28 juillet 2015

Pourquoi l'écriture théâtrale ?

creuse_meninge

Ben oui, pourquoi vouloir écrire un texte destiné à étre monté (et non à être lu) et qui sera boudé par les amateurs de romans ?

Voilà la question qui me trotte dans la tête en ce moment, tout ça me paraît bien restrictif, une manière excellente de rester avec son histoire sur les bras...

Pas mon message le plus positif, j'en conviens.

"Il n'y a que des horreurs qui circulent !"

angry_2Si j'entends encore un directeur de théâtre privé dire que les textes qu'il reçoit sont des horreurs, il va recevoir un courrier de ma part.

Tout d'abord, ce genre de propos laisse croire que les directeurs de théâtre lisent ce qui leur arrive. Malheureusement je ne pense pas que cela soit le cas. Sur Youtube, on entend certains dire : "Si je ne reconnais pas le nom de l'auteur sur la première page du manuscrit, je ne lis pas... Un autre se vantera dans un article de journal : Je ne lis jamais les textes qu'on nous envoie par courrier... Donc première question, comment avoir une idée du niveau général si on n'y prête aucune attention ?

Second point à mentionner dans ma lettre à mon avis, c'est que se plaindre du niveau des textes qui circulent est s'étonner d'un faux problème. Bien entendu qu'il y a beaucoup d'horreurs qui circulent (j'en ai d'ailleurs envoyé moi-même), mais les premières moutures sont toujours nulles, autant l'accepter. Les directeurs de théâtre devraient reformuler leur complainte et dire que les auteurs envoient leurs textes trop vite. Là, tout à fait d'accord.

Un troisième point pour mon charmant directeur de théâtre serait que les génies sont rares dans ce monde et qu'aucun artisan ne se met à pondre une beauté d'emblée. Un menuisier ne crée pas un beau meuble au premier essai. Il doit en travailler du bois, l'auteur doit en gribouiller du papier, se planter pas mal pour arriver à quelque chose qui tient plus ou moins la route.

Et comme les directeurs de théâtre sont loin d'encourager les pauvres auteurs inconnus dans leurs démarches (est-ce leur boulot d'ailleurs ? J'en sais rien, mais le menuisier trouvera sûrement un collègue expérimenté pour l'aiguiller), forcément ils tournent en rond, continuent à faire les mêmes erreurs et à patauger dans leur mare. Je suis sûre que tout n'est pas à jeter dans ce qu'ils reçoivent, quelqu'un doit avoir un bon sens du dialogue, un autre, une idée intéressante à creuser, mais aller chercher ce qui pourrait être sauvé demande du temps, c'est vrai, alors on rejette tout en bloc.

Voilà. A une époque où il y a des théâtres de 1000 places à remplir chaque soir et où de nouveaux lieux s'ouvrent sans cesse à Paris, on ne trouve pas nécessaire d'encourager davantage ceux qui essaient d'écrire des pièces. Tout est toujours mauvais, tout le monde a tout faux. Vraiment bizarre.

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26 juillet 2015

Précision

happy_mugOn vient de me demander pourquoi je ne reprends pas mes critiques de pièces. La raison est simple, je ne lis plus beaucoup de théâtre et m'intéresse de plus en plus au roman.

Je me suis lancée dans l'écriture d'un roman comique et je trouve ça bien agréable. Pas de problème de salle à louer, de comédiens à chercher, le rapport avec le lecteur est direct et on peut se permettre de faire des petites parenthèses de temps en temps sur des sujets qui nous passent par la tête, ce qui est très difficile sur scène.

Tout est une question de structure dans une pièce, tout doit être justifié. Dans un roman, c'est plus le style, l'écriture elle-même qui prime, ce qui fait qu'on peut se lâcher davantage. J'apprécie assez cette liberté, donc je continue dans cette voie...

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25 juillet 2015

Pièce de théâtre comique : JOUR DE STRESS (2H, 1F)

stress_blogUn ebook sur trois trentenaires en plein stress.

Jour de stress est l’histoire d’un libraire qui stresse son entourage lorsqu’il se met à écrire un roman sur le stress.

Plus d'infos sur mon autre blog (ici).

Pièce de théâtre comique : BEGUIN (3H, 3F)

b_guin_blog

Une pièce de théâtre sur les béguins qu'on n'ose jamais avouer.

Béguin est l’histoire d’une jeune femme de 35 ans qui met la pagaille dans une soirée en avouant à un homme marié qu’il a été son grand béguin de jeunesse.

Plus d'infos sur mon autre blog (ici).

15 juillet 2015

"Picnic", William Inge

SAM_0558Deuxième pièce de ce recueil : Picnic de William Inge.

J'ai abandonné la lecture de cette pièce au deuxième acte. Une pièce qu'il faut voir au lieu de lire, j'imagine, car il y a pas mal de personnages dès le début et ce n'est pas clair ce qu'ils viennent faire là. Ils parlent de choses quotidiennes sans grand intérêt, bref j'ai décroché.

C'est peut-être très bien dans la seconde moitié (la pièce a eu pas mal de succès aux Etats-Unis si je comprends bien), mais à la lecture, surtout en anglais, j'ai eu du mal avec la longue exposition, j'aime bien comprendre l'enjeu rapidement.

Je m'y replongerai peut-être un de ces jours.

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14 juillet 2015

"Come Back, Little Sheba", William Inge

SAM_0558Première pièce de ce recueil : Come Back, Little Sheba du dramaturge américain William Inge.

C'est le premier texte de lui que je lis et la première pièce qu’il a écrite si j’ai bien compris.

Une pièce pas très gaie sur la vie de couple après un certain nombre d’années.

L’histoire : Lola et Doc vivent ensemble depuis un bon bout de temps. Ils ont perdu un enfant au début de leur mariage (fausse couche), et Doc est un ancien alcoolique. Depuis quelque temps une jeune logeuse, Marie, met un peu la pagaille chez eux. Pleine de vie, tiraillée entre deux hommes, elle semble leur rappeler un temps révolu, une époque où il y avait davantage de passion dans leur vie.

Le titre de la pièce fait référence au chien du couple, Sheba, qui a disparu et qu'ils espèrent revoir un jour.

Je ne suis pas sûre que cette pièce m'enchanterait sur scène. Tout ça est assez pesant. Moins violent que les pièces sur le couple d’Edward Albee, mais le malaise est un peu du même genre.

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