SAM_0054L'architecte de David Greig, une pièce publiée par l'Avant-Scène (numéro 1222).

Je n'ai pas adoré ce texte mais, avec une mise en scène adaptée, j'aimerais peut-être le voir sur scène, j'en sais rien. C'est un peu froid et avec une pointe d'humour cela aurait été tellement mieux. J'ai été déroutée car il y a trois histoires que l'on suit, et donc de nombreux changements de décor, et je me serais bien passée de la scène dans les urinoirs et de la fille à moitié nue sur scène. J'ai bien aimé la fin, mais me suis un peu ennuyée au milieu.

Voici l'histoire : Léo est un architecte qui a des problèmes de boulot et de famille. Une cité de banlieue qu'il a créée est en fait invivable et il y a une pétition pour qu'elle soit démolie et reconstruite, et sa femme en a assez de lui, son fils se cherche et sa fille est aussi désoeuvrée et cherche l'amour là où elle peut.

On suit ce petit monde dans leurs problèmes et quêtes multiples ce qui fait que le décor change toutes les cinq secondes (on doit bien avoir une cinquantaine de lieux différents représentés). Cette histoire se prêterait bien à un film. J'ai bien aimé la fin lorsque l'auteur fait le lien entre toutes les histoires et pose la question de l'élément humain, que l'on conçoit des immeubles et que l'on s'emploie à fonder une famille, mais qu'à trop négliger le facteur humain, la destruction n'est pas loin.

Par endroits, je n'ai pas trouvé les dialogues très excitants, chacun semble se parler à soi-même, personne ne s'écoute, mais je salue la maîtrise à la fin, quand on arrive au message de la pièce en quelque sorte. Je le répète, avec une approche moins glaciale, une goutte d'humour, ce texte m'aurait davantage séduit.