microphoneCette émission était consacrée au scénariste William Nicholson qui a travaillé pour des films tels que Gladiator et Shadowlands. Voici un résumé de ses propos :

► Il déplore qu'aux aux États-Unis les scénarios passent de main en main, pratique qu'il rend responsable de la prolifération de films médiocres.

► Il dit qu'il faut profiter du métier qu'on fait pour pouvoir s'en resservir dans un scénario.

► Qu'est-ce qui fait un bon film ? La structure, des personnages qui ne nous sont pas indifférents et l'émotion du public. On va au cinéma pour avoir peur, être excité, rire, pleurer, pas pour rester neutre ou détaché.

► Il ne parle pas en actes mais en sections, et il y en a plus que trois dans ses scénarios. Il ne fait pas de cartes avec chaque scène mais le scénariste doit être sensible au rythme, à la progression de son histoire.

► Il connaît toujours la fin de son scénario, il ne commence pas à écrire s'il ne connaît pas la fin. Il a aussi la réponse aux questions principales : quel est le personnage central ? Que veut-il ? Quels sont les principaux obstacles qu'il va rencontrer ? Quels sont les grands moments de l'histoire ? (pour une comédie romantique par exemple, quand ils se rencontrent, quand ils réalisent qu'ils s'entendent bien, etc).

► Qualités pour être scénariste : talent (qui peut s'apprendre selon lui), confiance en soi, esprit critique, discipline. Tout ce qu'on écrit va être critiqué, disséqué, rejeté, donc il faut avoir la peau dure. Une fois que le texte est parti, il faut en commencer un autre, c'est la seule manière selon lui de rester sain.