horrible_thoughtPensée horrible, mais je me demande comment les théâtres peuvent s'en sortir avec des frais de gestion pareils (voir l'article d'hier).

Cela fait revenir dans la réalité ce genre de propos et c'est clair en lisant ce que disent les directeurs des grands théâtres qu'ils ne vont pas miser sur une pièce d'un inconnu, c'est un pari trop dangereux. Si la pièce Le début de la fin de Sébastien Thiéry s'est soldée par un gros déficit (alors que le texte est original et bien, selon moi), qui va de nouveau essayer ? Quel est le directeur de théâtre qui va suivre son feeling ? Un directeur de théâtre d'ailleurs peut-il encore avoir des coups de cœur ? C'est à se demander, non ?

Peut-être que les théâtres qui ont une grande salle et une petite salle sont plus libres, la grande salle permettant de financer les choix plus artistiques de la petite ? Les studios de cinéma américains font ça, ils sortent des films commerciaux pour financer des projets plus ambitieux. Pourquoi pas le théâtre ? Je ne sais pas si on peut comparer les deux malheureusement dans la mesure où les recettes au cinéma peuvent être faramineuses, à une autre échelle que celles des théâtres.

Il reste les lectures publiques que pas mal de grands théâtres organisent et qui offrent une sélection des meilleures pièces qui circulent à Paris. C'est quand même un peu triste de se rendre compte que les grands théâtres d'aujourd'hui ne sont pas toujours en mesure économiquement de mettre proprement en valeur les écritures du moment.