La tête à rire

23 avril 2016

Pause

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Blog en pause.

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28 mars 2016

Carnets, Henry James

SAM_0429Ouvrage passionnant car on y trouve toutes les idées brutes d'Henry James. Henry James marquait toutes les idées qu'il avait, en général des histoires qu'on lui racontait, et il tentait de les développer et de cerner les difficultés de ces débuts d'intrigue dans des carnets.

Très intéressant de voir l'évolution des histoires, du germe, du noyau, de l'impression comme il disait. On y trouve des propos intéressants sur l'inspiration, le besoin de vraisemblance, l'importance de laisser mûrir les choses.

Pour aimer ce livre, il faut bien sûr aimer le style d'Henry James, avoir déjà lu quelques-uns de ses romans et s'interroger sur le processus d'écriture. Je dois avouer avoir eu un petit creux page 500 (le livre en fait plus de 700 avec les notes) parce que lorsqu'on n'a pas lu l'histoire dont il parle, on s'y perd un peu et au bout de la cinquantième idée, on a la tête un peu farcie, mais ce livre se prête très bien à une lecture discontinue.

Ce qui est amusant, c'est de voir à quel point Henry James avait du mal à condenser, respecter un certain nombre de mots imposé par les magazines pour lesquels il travaillait. L'effort qu'il faisait pour faire plus court était constant et il n'y arrivait pratiquement jamais. 

Des carnets aussi assez marrants à lire, car Henry James se parlait carrément à lui-même... Allez mon bon ! se dit-il plusieurs fois. C'est rare d'avoir des pensées aussi directes d'un auteur.

Certes, parfois on se sent un peu coupable, car ces carnets n'ont jamais été destinés à être lus par d'autres que lui, et si les textes d'Henry James nous apprennent quelque chose, c'est à quel point il était contre ce genre de "partage posthume". Pour éviter d'ailleurs que cela se produise, il a brûlé pas mal de ses lettres de son vivant. Ceci dit, cela aurait été tellement dommage d'être privé de ses réflexions et questionnements.

Je conseille ce livre à tous ceux qui aiment écrire, s'intéressent au processus d'écriture.

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24 mars 2016

Ecrire pour le théâtre n'est pas la joie !

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Voilà en gros ce que disait Henry James dans ses Carnets que je suis en train de lire :

Je tentai d'écrire une petite pièce, Daisy Miller, et je l'écrivis [...]. Inutile de conter [...] l'oiseuse histoire de mes négociations absurdes avec les gens du Madison Square Theatre, dont les propriétaires se conduisirent comme des ânes et des aigrefins combinés; cet épisode, en soi, fournirait un brillant chapitre pour un roman réaliste.

Ecrire la pièce m'a énormément intéressé et ce travail n'a fait que me confirmer l'attrait que je prêtais au genre théâtral. Tant à New York qu'à Londres, il m'a permis de découvrir, quant aux acteurs et directeurs de théâtre, leurs procédés et leurs idées, et quant aux conditions de production de notre malheureuse scène anglaise, des choses presque fatalement rebutantes et décourageantes;

J'ai appris avec acuité que dès l'instant où l'on essaie d'écrire pour le théâtre, c'est contre le dégoût qu'il faut se cuirasser, un dégoût profond, indicible. Pourtant, bien qu'écoeuré, je ne me crois nullement découragé. Ou, tout simplement, je ne puis me le permettre. J'ai décidé de consacrer un an – deux, au besoin davantage – à des expériences, des études, des essais. La forme dramatique me paraît le comble de la beauté. Le malheur est que la bassesse du niveau de la scène de langue anglaise ne lui offre pas le cadre voulu. (p. 180)

Page 253, il parle de l'horrible profession théâtrale...

Pas la joie tout ça.

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22 mars 2016

Pièces comiques courtes

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Pour mes pièces comiques courtes, voir ici.

20 mars 2016

Plongée dans les écrits d'Henry James...

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Si le théâtre me déçoit, ce n'est pas le cas des écrits d'Henry James. Plus je me plonge dans son œuvre, plus je suis fascinée.

Je suis en train de lire ses Carnets (qui viennent juste de paraître en Folio) et un gros volume de Nouvelles publié par les éditions de la Différence (un des trois tomes). 

Lecture passionnante, je conseille.

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19 mars 2016

Laurent Terzieff, entretien

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Ce long entretien entre Laurent Terzieff et Odile Quirot est passionnant.

Pour ceux que ça intéresse, c'est ici.

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Romanciers et théâtre

microphone

Pour continuer mon message de tout à l'heure, Laurent Terzieff disait :

Si le romancier n'éprouve pas le besoin d'écrire pour le théâtre, il ne faut pas aller le chercher....

Très juste.

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Adaptations de romans au théâtre

dilemme

N'y en a-t-il pas un peu trop ? 

J'en ai déjà parlé, écrire un roman et une pièce de théâtre ne demande pas le même travail et c'est rare qu'un bon roman fasse une bonne pièce. Les enjeux sont trop différents, surtout si le ton est comique.

Je comprends qu'il soit plus facile de créer le buzz autour d'une pièce quand on peut mentionner en passant qu'elle a été tirée d'un roman qui a eu du succès, mais tout ça c'est du marketing, rien de plus.

Tant que j'y suis, demander à des romanciers de se mettre à la scène pour profiter de leur bonne réputation n'est pas toujours une bonne idée non plus.

Vraiment pas persuadée que cela crée des merveilles de faire tant de liens entre les romans et la scène...

18 mars 2016

"Je t'ai laissé un mot sur le frigo", adaptation théâtrale

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Bonjour la flemme !

Voilà ce que j'ai envie de dire en voyant l'adaptation théâtrale du roman d'Alice Kuipers Je t'ai laissé un mot sur le frigo à l'affiche en ce moment au théâtre de Paris.

L'adaptation consiste à mettre deux actrices devant un pupitre et leur texte. Aucune scène jouée pour le public, aucune interaction entre les deux actrices, non, elles lisent leurs papiers. 

Mmm, que doit-on comprendre de ce genre de "spectacles" ? Que le rôle du théâtre est désormais d'aider à faire découvrir des histoires romanesques, et ce, de la manière la plus statique qui soit, car même bouger sur une scène en ces temps difficiles coûte trop cher ? Que les gens ne savent plus lire un roman ou tourner les pages d'un bouquin tout seuls ?

Et c'est ça l'évolution du théâtre privé ? Eh ben, voilà quelque chose qui n'est pas gai.

08 mars 2016

"Portrait de femme", Henry James

SAM_0264Un roman bien sympa à lire. 

670 pages dans mon édition, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. Rares sont les romans où je regrette d'arriver à la fin, où je ressens comme un petit tiraillement de ne plus pouvoir m'y replonger à nouveau.

Bien sûr, il faut aimer le style d'Henry James pour apprécier ce roman, les phrases à rallonge, les longs paragraphes tentant de cerner une intention, une motivation, les tiraillements intérieurs des personnages.

Bref résumé : Isabel Archer est une jeune Américaine qui suit sa tante en Europe et qui compte bien explorer le monde, profiter de sa liberté. Elle met presque une fierté à refuser les avances d'un Américain et d'un lord anglais, puis se marie à un type qui habite en Italie et est loin de la rendre heureuse.

Une histoire sur la condition féminine au temps d'Henry James, sur le mariage, le renoncement, les choix pas toujours bons que l'on fait. Des interrogations bien en avance sur son temps, je trouve, et je suis toujours étonnée de voir un auteur masculin se mettre aussi bien dans la peau d'une femme.

Impressionnant. J'ai adoré.

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06 mars 2016

Club de l'Avant-Scène

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Je vois que les éditions de l'Avant-Scène viennent de créer un club qui permet aux abonnés de discuter de leurs publications entre eux (voir ici).

Je veux bien, mais parler de quels textes exactement ? L'envers du décor de Florian Zeller ? Une famille modèle d'Ivan Calbérac ? Pas sûre qu'il y ait de masses à dire sur ces comédies, à part qu'elles semblent avoir été bâclées.

Si l'Avant-Scène cherche à attirer de nouveaux abonnés, pourquoi ne pas tout simplement publier des textes qui le méritent, renouer avec la qualité ? Ils retrouveraient déjà les clients comme moi qui se tiennent régulièrement au courant de leurs nouveautés, mais n'achètent rien depuis des lunes.

02 mars 2016

Grands théâtres privés : faire belle oeuvre

distribution

Je me rends compte en ce moment à quel point j'étais naïve lorsque j'ai ouvert ce blog.

Il y a cinq ans, je pensais que les pièces dans les grands théâtres étaient montées avec l'intention de faire belle œuvre, œuvre mémorable, mais je sais désormais que ce n'est pas la motivation première. Le souci des théâtres privés est le tiroir-caisse, quitte à déplaire et à se mettre à dos le public plus exigeant et pas mal de journalistes.

Les critiques de la dernière émission du Masque et la Plume, comme ceux de Télérama et du journal Les Echos, déplorent de ne pas avoir grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment, de devoir assister à des comédies à l'écriture flémarde.

En tant que membre du public, on peut faire l'impasse heureusement, ignorer ces représentations et ces comédies pas terribles (pourtant publiées par l'Avant-Scène), mais une pensée pour les pauvres critiques qui doivent se farcir tout ça soir après soir. On les plaindrait presque !

01 mars 2016

National Theatre, Londres

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Il y a en ce moment une pièce qui se joue au National Theatre de Londres qui est tellement horrible et choquante que certains spectateurs s'évanouissent. Des dizaines quittent la salle en pleine représentation.

Les scènes de torture, de viol et de violence paraissent tellement réelles qu'une assistance médicale s'avère même nécessaire sur place.

Il s'agit de Cleansed de Sarah Kane pour ceux que ça intéresse. Pour ma part, aucune envie d'en savoir plus, merci bien.

Qui peut penser que c'est une bonne idée d'aller mettre en scène des trucs pareils ? Je préfère encore les histoires de mensonges dans le couple...

Pour lire l'article en anglais, c'est ici.

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27 février 2016

"Mémoires d'un jeune garçon", Henry James

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Après des lectures pas très intéressantes, j'ai ressenti le besoin de me plonger dans une valeur sûre, un livre écrit par Henry James.

Il s'agit de l'une des deux autobiographies de l'auteur, ce qui m'a intriguée. Ce livre paraît assez fouillis quand on le commence, car on s'attend à une autobiographie avec des événements décrits chronologiquement, mais il s'agit surtout ici de bribes d'impressions, de sensations qui ont éveillé quelque chose chez l'auteur, ce qui fait qu'au début il faut s'accrocher.

Au bout de cinquante pages on comprend qu'on a affaire à un récit différent, à une analyse, une dissection de moments marquants de l'enfance d'Henry James. Vraiment curieux. Très riche, assez intello dans la démarche, il faut suivre son raisonnement par le biais de très longues phrases pour tenter de cerner ce petit rien qui l'a marqué, une impression fugace.

On découvre ainsi le milieu assez gai dans lequel il a baigné tout petit, un milieu aisé du fait d'un héritage d'un grand-père, où il grandit parmi tout un tas d'oncles, de tantes et de cousines et auprès d'un père au tempérament passionné qui avait l'air assez chouette, bref, un petit cocon bien sympathique dénué de soucis matériels. 

L'esprit analytique d'Henry James me fait penser à Pirandello. Les écrivains ne sont pas forcément toujours de grands raisonneurs, mais Henry James est quelqu'un qui ressent les choses et arrive à prendre du recul et analyser son ressenti. J'avoue que je ne l'ai pas toujours suivi dans ces auto-analyses, mais ce n'est pas grave, j'ai été captivée par son univers. Je comprends mieux ceux qui le comparent à un artiste peintre. Sa perception est unique, celle d'un grand artiste-observateur-intello.

C'est rare qu'on m'entende rigoler lorsque je lis un roman, mais ça a été le cas ici. Quand il parle par exemple d'un copain qui l'avait entraîné très jeune dans l'idée d'écrire un livre et qu'il décrit comment tous les deux tournaient majestueusement autour du pot ce qui n'empêchait pas son ami de multiplier les efforts pour en organiser la publication, bref, de mettre la charrue avant les boeufs ("Je suis sûr qu'il aurait trouvé à le publier s'il avait pu l'écrire")... 

A mon avis, il ne faut pas commencer par cet ouvrage si on n'a rien lu d'Henry James. Je pense que si cela avait été mon premier livre de lui, je n'aurais pas continué, car il est un peu comme Ingmar Bergman en fin de compte, il a un univers très particulier qui peut rebuter. Mais si on s'accroche, comme dans le cas de Pirandello d'ailleurs, ce qu'il raconte vaut toujours le coup.

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26 février 2016

Pourquoi les grandes salles du théâtre privé sont-elles aussi peu critiquées ?

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J'en reviens à mon message de tout à l'heure sur mon soulagement d'entendre enfin une journaliste de renom proclamer son ras-le-bol de voir tant de nullités comiques sur les grandes scènes privées parisiennes, et c'est là où je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec d'autres secteurs d'industrie. Lorsqu'un dirigeant d'une grande entreprise privée dans l'habillement ou l'alimentaire se trompe ou exagère, on en entend parler partout !

Pourquoi personne ne critique le théâtre de Paris quand il se permet de faire censurer les commentaires négatifs des spectateurs sur certains sites de billetterie (par exemple pour les pièces Momo de Sébastien Thiéry et L'envers du décor de Florian Zeller) ? Ce serait intéressant d'avoir l'avis des spectateurs.

Pourquoi les directeurs des théâtres privés n'ont-ils pas été critiqués l'année dernière quand on a découvert qu'ils étaient eux-mêmes à l'origine des nominations aux Molières, qu'ils s'étaient en fin de compte récompensés pour leurs efforts ?

Pourquoi personne ne s'offusque de les voir proclamer Grand succès de la saison sur leurs affiches lorsque ce n'est pas le cas ?

Je sais que diriger un théâtre privé n'est pas simple, mais parfois se faire critiquer a du bon. N'est-ce pas ce que les directeurs de théâtre diraient aux auteurs s'ils prenaient le temps de lire leurs textes ?

Again, very, very strange...

Enfin !!!!!!

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Ravie de voir que Fabienne Pascaud de Télérama s'énerve en voyant ce qui se passe en matière de comédies sur les scènes parisiennes (pour l'article, c'est ici).

Croisons donc les doigts pour que son ras-le-bol soit entendu.

23 février 2016

Lire du théâtre

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C'est curieux, car les gens ne lisent pas beaucoup de théâtre, mais quand on leur propose d'en lire lors d'un groupe de conversation française par exemple, ils adorent.

Je ne comprends pas pourquoi les gens ne lisent pas plus de pièces par eux-mêmes. Je fais partie d'un groupe de conversation française en Écosse, il y a une quinzaine d'Ecossais qui souhaitent perfectionner leur français et je leur fais lire des pièces pour qu'ils apprennent en s'amusant et ils en redemandent..

Pour l'instant on a lu Vive Bouchon, de Jean Dell et Gérald Sibleyras (ici), et La Surprise de Pierre Sauvil (ici). Grand succès !

Peut-être qu'on devrait lire du théâtre moins classique à l'école juste pour en donner le goût ?

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22 février 2016

"Malone meurt" et "Voyage au bout de la nuit"

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Deux romans que je viens d'acheter, achats qui peuvent paraître curieux pour un blog intitulé  La tête à rire, mais je remarque que plus les pièces comiques publiées me paraissent sans intérêt, plus j'ai besoin de compenser en lisant des romans sérieux, voire tragiques, d'où ces récits sur la détresse humaine et la mort.

Donc mon grand souhait est qu'il y ait des comédies un peu plus stimulantes pour le cerveau dans les programmations à venir des directeurs de théâtre, sinon il va falloir que je change le nom de ce blog, ce qui ne m'arrange pas du tout...

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20 février 2016

"La prochaine fois je vous le chanterai", James Saunders

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J'adore cette pièce. Un texte qui sort du lot, impossible de l'oublier.

Je voulais lire cette pièce en français, n'étant pas sûre de l'avoir bien comprise en anglais, mais en fin de compte si, je l'avais bien saisie.

Pour l'histoire, voir le message lors de ma première lecture (ici).

Il s'agit d'un texte assez intello, à l'image de certains textes de Pirandello, de questions existentielles traitées de manière comique et ça marche super bien. Pas facile de mêler le sérieux au loufoque pourtant.

Un texte qui devrait être plus joué.

Je l'ai classé dans mes pièces comiques du fait du ton de la pièce, mais il y a de la substance, ce n'est pas un texte léger.

19 février 2016

"Fuir Pénélope", Denis Podalydès

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Un roman comique écrit par un homme de théâtre, donc j'aurais dû aimer, mais non, je n'ai pas été emballée, j'ai même décroché au milieu. 

C'est dommage, parce que c'est pas mal écrit, mais il ne se passe pas assez de choses pour moi, juste les étapes foireuses d'un tournage à l'étranger. 

Sujet qui aurait pu m'intéresser, mais à part les descriptions du héros qui a le trac les premiers jours du tournage qui sont marrantes, je n'ai pas trouvé qu'il y avait des masses de choses qui se passaient, juste la description dans des chapitres très courts d'un tournage par une équipe pas au niveau, les lamentations du héros à propos d'une relation sentimentale qui vient de finir et je ne sais pas pourquoi l'auteur a voulu, à chaque fois qu'il mentionne le nom d'un personnage, le caractériser en même temps, ce qui donne des associations telles que Juan l'Exaspéré, Juan l'Obscur, Yorgos le Bouillant, Yorgos le Très Aimant, Yorgos le Furieux, Themis la Bafouilleuse, Themis l'Indifférente, Reina la Bienveillante, Reina la Souriante, Marianne la Disparue, Marianne La Lointaine... procédé que j'ai trouvé énervant à la longue. 

Il manque un peu de conflit ou les personnages sont peut-être trop gentils, trop sympathiques ? Un autre fil directeur qu'une chronologie de moments foireux aurait été bienvenu. Enfin c'est ce que j'ai ressenti. 

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